Les souvenirs oubliés…

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C’était une chaude après-midi d’été et nous nous promenions dans ce petit sous-bois frais et agréable… Je ne me lassais pas d’écouter Annie me raconter ses aventures, ses exploits amoureux et surtout ses fantasmes !

  • J’ai envie d’une double pénétration
  • Tu veux dire dans l’anus et dans le con ! Avec deux hommes alors !
  • Bien sur deux hommes !
  • Tu continues à te faire baiser par-là !
  • Oui ! régulièrement ! Mon amant en raffole ! Et moi aussi d’ailleurs !
  • Moi ! Depuis ma grande aventure ! Je n’ai pas recommencé ! Je suis sage !
  • Ah ! Oui ! La grande aventure avec le Dieu venu d’ailleurs !
  • Pourquoi Dieu !
  • Mais tu n’arrêtais pas de me dire qu’il était Divin cet homme ! Tu sais où nous sommes en ce moment !
  • Oui dans le petit bois de RANDAN ! Oh ! Merde ! cela m’était sorti de la mémoire ! Mais alors complètement…
  • Plus aucun souvenir ?
  • Si ! Si ! Randan me dit quelque chose !
  • Tu veux que je te rafraichisse la mémoire !
  • Tu te souviens ! Toi !
  • Je me souviens de tout ! Tu m’as raconté vingt fois cette histoire ! Son arrivée à Clermont-Ferrand, votre impatience à baiser, la route si longue, le petit arrêt ici, et…
  • Et quoi ! Continue !
  • Et la scène extravagante sous le regard d’un couple de promeneur !
  • Je ne me souviens pas !

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  • Allez ! tu me charries ! Je vois dans tes yeux briller des étoiles ! Avoue que tu te souviens… Toi couchée sur le capot de la voiture, la robe relevée, et lui t’enculant ! Les deux promeneurs et votre inconscience à rester emmanchés l’un dans l’autre… A tout le moins avez-vous arrêté de bouger trop !
  • Oui je me souviens maintenant ! Mais où était donc passé ce souvenir ! Pourquoi l’ais-je totalement occulté ! Pourtant j’avais pris du plaisir… C’était la première fois où il me prenait par là et j’ai jouis comme jamais… J’ai jouis surtout, parce que j’en avais marre de l’attendre… Et puis il était si beau…
  • Et tu portais cette même petite robe légère ! Vrai ou faux !
  • C’est vrai ! je la revois dans mon souvenir !
  • Au fait ! Tu as mis une culotte aujourd’hui !
  • Pour qui me prends-tu ?
  • Te fâche pas ! Tu n’avais rien mis ce jour-là !
  • Pour être précis, je l’avais enlevée à sa requête !
  • Tiens ! Une requête ! Un ordre oui !
  • Oui c‘était un ordre ! Et je l’ai exécuté sans aucune résistance !
  • Raconte-moi encore !
  • Que veux-tu que je te raconte que tu ne connaisses déjà !
  • Ton plaisir, ta joie, ton bonheur ce jour-là ! Vos rêves à tous les deux, votre impatience, vos caresses !
  • Cela va m’exciter Annie tu le sais bien !
  • Mais j’aime quand tu t’excites !!!
  • Tu sais que j’ai envie d’enlever mon slip !
  • Qu’est qui t’en empêche !
  • J’attends que tu m’en donne l’ordre !
  • Non c’est une supplication ! D’ailleurs regarde ! Moi je n’ai pas de slip !
  • Whaooo ! Tu es toujours toute rasée ?
  • Oui ! Mon amant exige cela ! Il trouve cela plus excitant !

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  • Et toi !
  • Et moi ! Quoi !
  • Comment tu trouves ?
  • C’est agréable ! Mais l’entretien est difficile… J’y ai passé une bonne heure ce matin ! Touche pour voir comment c’est doux…
  • Extra ! Bravo ! Pour la douceur !
  • Ta main est agréable ! Mmmm !
  • Dis-moi Annie ! cela fait combien de temps que l’on se connait, toutes les deux !
  • 20 ans à peu près !
  • Et on n’a jamais fait l’amour ensemble ?
  • J’ai essayé une ou deux fois ! mais tu n’étais pas disponible !
  • Tu pensais que nous avions fait l’amour et que tu l’avais aussi oublié comme ce petit bois de Randan…
  • Oui ! Et dans mes souvenirs, je nous vois ensemble ! Mais c’était dans des rêves !
  • Tu ne m’en as jamais parlé !
  • Je t’en parle aujourd’hui…
  • Tu voudrais que l’on fasse l’amour ?
  • Oui ! Pourquoi pas !
  • C’est pas la réponse que j’espérais !
  • Oui Annie ! J’ai envie de toi ! Fais-moi l’amour !
  • Toujours pas la bonne réponse.
  • Oui ! faisons l’amour ! Ensemble !
  • Ici !
  • Oui ! Ici ! Maintenant !
  • Et les promeneurs ?
  • Il n’y en a pas pour le moment !
  • Ce n’est pas très confortable !
  • J’ai tout ce qu’il faut dans la voiture : couverture, lubrifiant, gode, plug, dong et même des cordelettes si l’envie nous en prend…
  • Alors ! Allons-y dans ta voiture !…. Attends ! ne bouge plus ! Tu es exactement dans la position décrite dans le parking de l’aéroport… laisse-moi te sucer… je remonte ta robe sur tes fesses et je plonge !!!
  • Arrête Annie ! Tu exagères ! Et si quelqu’un venait !
  • Qui veux-tu qui vienne ! Nous sommes seules au monde ! Laisse-toi faire… Mmmm ! Qu’est-ce que tu es bonne ! le sais-tu ! Que tu es bonne !
  • On me l’a déjà dit ! Mais arrête tes caresses ! tu vas me faire jouir ! Mmmm ! Qui t’a appris à sucer comme cela… ! Oui ! Tiens moi les fesses ! Tu vas me faire jouir !dscn2145webqd3
  • Je sais que tu vas jouir… Tu es délicieusement trempée !
  • Tu es terrible ! Annie ! tu viens de me faire jouir… C’était bon … Allons nous assoir dans la voiture ! Je me mets à la place du chauffeur !
  • Et moi à la place du mort ? Comme le fameux jour ?
  • Oui ! Sauf qu’il était loin d’être mort mon passager… Envahissant ! Indiscipliné ! Inquisiteur !
  • Comme ceci ! Une main sur tes seins, une autre sur ta cuisse !
  • Tu sais, puisque je t’ai raconté !
  • Oui je sais ! Puis il a mordu tes bouts de sein l’un après l’autre ; il a remonté sa main jusqu’à te toucher la vulve…
  • Et moi je n’en tenais plus… Et moi j’étais au bord de l’extase !
  • Et lui continuait à te baiser avec ses doigts… Tu avais écarté les cuisses ! et tu t’es mise à hurler !
  • Oui ! c’est exactement cela… Et je sens que je vais hurler de tes caresses !
  • Jouis Caty ! Prends ton pied ! je suis fier de toi ! je suis aussi fier de moi ! Si je peux faire aussi bien que lui !
  • Laisse-moi reprendre mon souffle !
  • Et si on abaissait les dossiers de sièges ! Comme cela ! Cela ferait un magnifique lit !
  • Ah ! Oui ! mais je n’ai pas souvenance d’un épisode de ce genre avec l’homme venu de nulle part… Ni lui ni moi n’y avons pensé ! La suite se passait à l’extérieure de la voiture ! Viens ! je vais te montrer … je suis contre la portière avant gauche… Il s’approche ! Allez approche toi ! Il me coince contre la voiture, m’attrape une jambe, le plus haut possible… Je m’ouvre comme une huitre… Et lui m’insère sa bite dans le vagin… Allez ! Va s y fais comme lui…
  • Mais je n’ai pas de bite moi…
  • Alors sers toi de ce gode… !
  • Et ensuite… C’est le moment crucial de mon souvenir… Il me couche sur le capot de la voiture soulève ma robe… J’ai le cul au vent.
  • Oui tu as un beau cul… je peux le caresser !
  • Oui fait comme lui… caresse le, ouvre mes fesses en plante moi ce gode dans mon anus… Tu sais y faire ! Non !
  • Mais oui je sais faire ! l’enduire de ma salive ! récupérer un peu de ton jus, caresser le muscle sphincter… Attendre qu’il s’assouplisse et t’enfoncer le gode doucement.
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  • Non ! Lui est entré dans aucune précaution…
  • Tu as eu mal alors !
  • Non c’était douloureux mais jouissif…
  • Et alors c’est à ce moment-là que des promeneurs se sont pointés…
  • Oh ! Oui j’en étais malade de peur… Mais lui s’en moquait ouvertement, couché sur moi, ancré en moi, il me racontait ce que faisaient nos visiteurs… Ils sont loin,… Ils sont plus proches… Ils nous ont vues… L’homme nous a vus… Il fait un signe de la main à son épouse… Comment tu sais que c’est son épouse ! C’est son épouse… Elle nous regarde aussi… mets sa main sur la bouche comme étonnée… mais elle ne détourne pas la tête… Elle pousse son mari… Comment tu sais que c’est son mari !… l’homme obéit et ils changent de direction… Pour s’éloigner ?… Non ! Non ! Ils se rapprochent au contraire et nous regarde… Voilà ! ils sont à quelques mètres… Ils nous regardent, avec un grand sourire… le même sourire sur les deux visages… On peut lire dans leurs yeux de l’admiration et surement pas autre chose… je crois qu’il y a aussi un peu d’excitation… la main de l’homme est sur la cuisse de la femme… Maintenant ils s’en vont… Je suis heureux pour eux… Ce soir il feront la fête j’en suis certain… Tu as jouis Caty… Mais je ne fais que cela…
  • Le gode n’est pas trop gros…
  • Oups ! J’étais dans mon rêve… Tu es certaine qu’il n’y a personne pour nous voir…
  • Certaine ! ! J’ai envie de toi…
  • Viens couchons nous sur ce plaid… On sera bien… Tu veux le dessus ! Ou le dessous…
  • Le dessus !
  • Alors viens ! tête bêche tu vas me sucer et moi aussi…
  • Tu es chaude
  • Tu es trempée !
  • Ton jus est salé !
  • Ton clito bande !
  • Tu me fais du bien…
  • Je vais jouir ! Mais ! il y a du monde qui vient ! On s’arrête !
  • Il ne s’était pas arrêté lui ! Alors on continu…
  • Ils sont plusieurs … J’en compte 4, 3 garçons et une fille !
  • Non ! cinq… deux filles !
  • Ils s’approchent… Ils nous regardent… Ils sourient… Ils ne s’en vont pas… Ils nous regardent toujours… Qu’ils s’en aillent ! Bon dieu ! j’ai tellement envie de jouir !
  • Moi aussi j’ai envie ! de jouir… Je ne peux plus me retenir… Je jouis ! Je jouiiiis
  • Moi aussi ! Je jouis !!!

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Et c’est sous regard admiratif de 5 adolescents que ce bel attelage, ce bel animal se mit à vibrer de multiples orgasmes… Les uns provoquant ou succédant aux autres…. Le souvenir que j’ai ne raconte pas la suite sans doute pour laisser place à une autre de nos qualités intellectuelles et affectives : l’imagination qui fait souvent chemin avec le fantasme !

Vous vous demandiez où vont les souvenirs oubliés ! Vous pouvez effectivement oublier un souvenir… Il est disparu… Il est mort ! Que nenni ! Un souvenir ne meurt jamais ! Il existe autour de vous des fous ou des folles qui sont capables de recueillir le moindre souvenir abandonné, comme un petit coquillage sur une plage déserte… Et ce fou ou cette folle va dorloter… câliner… tenir en vie… ce menu morceau de nous pour qu’un jour ils reviennent se greffer en nous en souvenir toujours et jamais le même, mais souvenir prodigue que son géniteur reconnaitra… Ces fous, ces folles sont vos amis… Soignez-les ! Vos amis, comme ils soignent vos souvenirs… Et quelque fois vous serez ému(e) aux larmes de découvrir qu’ils sont encore plus beaux que vous ne vous en souveniez !

Est ce que c’était elle ?
Où peut-être toi…
Ses mains empoignant sa poitrine, se déhanchant langoureusement sur un homme qui gémit…
C’était moi ? Ou lui…
Je la vois …elle fixe …mesurant l’effet de ses reins…
Les mains de l’homme se plantent dans le sublime fessier , gémissements !!
Puis elles écartent le tout…cris !!
Elle se transforme en madone…sa beauté éclate…
Elle se relève…quittant son divin ancrage.
Dois je prier ? Elle , tu , me contemple.
Fait volte face, offrant sa croupe crémeuse à sa bouche ou à ma langue affamée…
Tel un pèlerin, j’arpente cette chair promise…
Mon bâton disparaît dans un gouffre où vit un reptile brûlant…
Mon dieu…my god .
Tout me ramène à toi…
J’enduis ma langue de son écume…
Son serpent se goinfre de ma laitance…
Encore…et encore…
Je suis dans les brumes du temps…
Moi…elle …toi…lui.
Je baise avec une force sublime…
Je t’imagines avec lui…faire de même.
Ils sont sans doute rassasiés…
Pas moi…pas toi…il en faut plus encore…
Encore des mots…de toi.
Transforme moi…écris moi…encore une fois.
Seven…

La femme mure

Nous venions de faire l’amour… Nous étions étendus l’un à côté de l’autre enveloppés par la musique de Mozart

  • A quoi penses-tu

  • Je revois les images de OUT OF AFRICA ! Et toi !

  • Je revivais un bien agréable souvenir !

  • Raconte-moi.

C’était une femme mure de la vieille école : elle s’appelait Anne, et son sexe ressemblait à ceci :

Elle était la mère divorcée d’une amie et elle fut la toute première femme plus âgée que j’ai connu, on dira ma première femme mature.

Pendant tout l’été, avant ma dernière année de lycée, elle m’a appris comment faire l’amour à une femme.

Je peux encore aujourd’hui sentir son odeur, son parfum, la senteur de ses draps et de ses oreillers. Au bout de mes doigts j’ai encore le grain de sa peau !

Je me faufilais dans sa chambre, me glissais dans son lit, et je baisais frénétiquement (comme seul un jeune de 17 ans peut le faire), je jouissais, mais je continuais à baiser jusqu’à ce qu’elle vienne à son tour, (elle était amusée que je reste dur après avoir éjaculé) puis je jouissais à nouveau. Elle aimait ça.

Les troisième et quatrième fois ont toujours étaient plus lentes, plus délibérées, plus méticuleuses.

Elle pouvait alors me guider pour faire toutes sortes de choses, et m’apprenait tout ce que les femmes aiment.

Un jour pour la première fois elle m’a fait gouter mon propre sperme mélangé à son jus ; une autre fois j’ai appris comment explorer une chatte, comment grignoter et sucer un téton, comment embrasser une bouche, comment titiller un clitoris, comment peigner les poils d’un pubis, comment tâter un anus, comment tirer les cheveux d’une femme pendant qu’elle vous suce.

Ta chatte ressemble à la sienne !

Ta chatte ressemble à la sienne !

Elle a aimé mon corps et bien sûr, ma bite : elle aimait griffer mon dos de ses ongles.

J’étais son jouet sexuel, mais j’ai apprécié chaque minute passée avec elle…

Ma femme n’a jamais su cela ! Il est vrai qu’elle aura profité de ce transfert de technologie amoureuse si généreusement offert lorsque j’avais 17 ans et que je pouvais jouir 5 fois d’affilé sans jamais débander.

  • Merci Anne ! j’en ai profité aussi ! Viens me faire l’amour !

J’aimerais bander jusqu’à vous !

J’aimerais bander jusqu’à vous

Tendrement glisser sur votre cou

Poser sur vos lèvres , mon bout …

Sentir votre langue …s’avancer vers mon trou

Curieuse, insidieuse, me rendant fou.

Que J’aimerais bander jusqu’à vous..

 

Votre désir de bander jusqu’à moi me comble de désir

Tendrement votre sexe glisse sur mon cou… je le sens chaud et dur

Vous vous posez sur mes lèvres et votre bout cherche déjà à me pénétrer…

Votre odeur de mâle me pénètre et ma langue fouille votre méat…

Mais vous devenez fou votre énorme verge s’avance dans mon trou

Elle emporte tout sur son passage…

Curieuse… Oui !

Insidieuse… Oui,

Volumineuse à m’étouffer…

Longue à m’asphyxier

Grosse comme jamais…

Juteuse enfin pour m’inonder la glotte et m’offrir votre délicieux nectar…

J’entend le clapotis de votre vis dans ma bouche inondée…

Mes papilles goûtent le sel étrange de votre sperme…

Vous couilles ballotes à mes lèvres… et vous bander en moi…

Jusqu’à quant banderez vous vers moi ou en moi !!!

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Freine-moi !
La belle expression
pour la zone la plus excitante de mon homme…

Je ne sais pas pour les autres,
mais lui mon homme adore que je le freine !

Sa verge est tantôt molle
et couchée tantôt dure et raide…
Elle est visible et sans surprise…
Le frein est une zone cachée
entre les couilles et le petit trou…

Une langue pointue
qui se promène tout de son long
et c’est le paradis…

Puis une langue bien humide
qui laisse couler la salive…

Puis une bouche
qui vient absorber
l’une des couilles
tandis que deux doigts
pianotent tout le long…

Un soir de grande émotion
je suis arrivée à le faire jouir
rien qu’avec le freinage…

Et ce ne fut pas fini…
le sperme me servit de lubrifiant
pour recommencer les caresses…
et j’ai procédé à une belle toilette
de l’anus aux couilles
en passant par tous les sillons du frein…

Oui le freinage est un accélérateur de jouissance,
pour qui sait bien freiner !

Un cœur doux

Alors, avec un frémissement d’intense plaisir, il toucha ce corps doux et chaud, et, un instant lui effleura le nombril d’un baiser. Et il lui fallut entrer en elle tout de suite, entrer dans la paix sur la terre qu’était son corps doux et immobile. Ce fut pour lui un moment de paix parfaite, cette entrée dans le corps de la femme.

 

De ses doigts tranquilles, il tressa quelques myosotis dans la belle toison brune du mont de Vénus.

– Là ! dit-il. Voilà des myosotis à la place où ils doivent être.

Elle regarda les drôles de petites fleurs laiteuses parmi les poils bruns, à la pointe de son corps.

– Que c’est joli ! dit-elle.

– Joli comme la vie; répondit-il.

C’est l’histoire d’un homme qui rend un corps à une femme, et d’une femme qui rend une parole à un homme. Pascale Ferrand

Lady Chatterley film de Pascale Ferrand d’après la version Lady Chatterley et l’homme des bois (John Thomas and Lady Jane) avec Marina HandsJean-Louis Coulloc’hHippolyte Girardot

Qu’il est beau ce moment…

Où sa langue touche la mienne
Où ses mains desserrent ma ceinture
Qu’il est bon cet instant , où résonne les boutons de braguette…quand ses doigts baissent mon caleçon…
Qu’il est doux ce moment, lorsque son regard plonge dans le mien…je ne suis plus qu’un corps, je m’abandonne à sa bouche
Son amour m’enveloppe, elle si belle quand elle me suce…sa langue insiste…
Qu’il est fort ce moment…où ses gémissements de petite salope à la main trempée , me poussent à lâcher ce nectar tant désiré…je m’écoule spasmodiquement…
Chaque vagues m’emmène un peu plus loin…
J’ouvre les yeux…son regard vainqueur me contemple.
Qu’il est doux ce moment…

Le cul nie le cunni ! revenons à la poésie !

Allitération, assonance, homophonie pour célébrer le corps féminin.

L’écho du corps de Ghérasim Lucas

Illustration Max Švabinský 1873 Kroměříž 1962 Prague

Poésie

prête-moi ta cervelle

cède-moi ton cerceau

ta cédille ta certitude

cette cerise

cède-moi cette cerise

ou à peu près une autre

cerne-moi de tes cernes

précipite-toi

dans le centre de mon être

sois le cercle de ce centre

le triangle de ce cercle

la quadrature de mes ongles

sois ceci ou cela ou à peu près

un autre

mais suis-moi précède-moi

séduction

entre la nuit de ton nu et le jour de tes joues

entre la vie de ton visage et la pie de tes pieds

entre le temps de tes tempes et l’espace de ton esprit

entre la fronde de ton front et les pierres de tes paupières

entre le bas de tes bras et le haut de tes os

entre le do de ton dos et le la de ta langue

entre les raies de ta rétine et le riz de ton iris

entre le thé de ta tête et les verres de tes vertèbres

entre le vent de ton ventre et les nuages de ton nu

entre le nu de ta nuque et la vue de ta vulve

entre la scie de tes cils et le bois de tes doigts

entre le bout de tes doigts et le bout de ta bouche

entre le pois de tes poils et la poix de ta poitrine

entre le point de tes poings et la ligne de tes ligaments

entre les pôles de tes épaules et le sud-est de ta sueur

entre le cou de tes coudes et le coucou de ton cou

entre le nez de tes nerfs et les fées de tes fesses

entre l’air de ta chair et les lames de ton âme

entre l’eau de ta peau et le seau de tes os

 

entre la terre de tes artères et le feu de ton souffle

entre le seing de tes seins et les seins de tes mains

entre les villes de ta cheville et la nacelle de tes aisselles

entre la source de tes sourcils et le but de ton buste

entre le musc de tes muscles et le nard de tes narines

entre la muse de tes muscles et la méduse de ton médius

entre le manteau de ton menton et le tulle de ta rotule

entre le tain de ton talon et le ton de ton menton

entre l’œil de ta taille et les dents de ton sang

entre la pulpe de ta pupille et la serre de tes cernes

entre les oreilles de tes orteils et le cervelet de ton cerveau

entre l’oreiller de tes oreilles et la taie de ta tête

entre le lévrier de tes lèvres et le poids de tes poignets

entre les frontières de ton front et le visa de ton visage

entre le pouls de tes poumons et le pouls de ton pouce

entre le lait de tes mollets et le pot de ta paume

entre les pommes de tes pommettes et le plat de tes omoplates

entre les plantes de tes plantes et le palais de ton palais

entre les roues de tes joues et les lombes de tes jambes

entre le moi de ta voix et la soie de tes doigts

entre le han de tes hanches et le halo de ton haleine

entre la haine de ton aine et les aines de tes veines

entre les cuisses de tes caresses et l’odeur de ton cœur

entre le génie de tes genoux et le nom du nombre

du nombril de ton ombre