La nuit était douce en ce soir d’été

FANTASMES !

nc2b0-271Ses fantasmes l’assouvissaient. Il les puisait dans la lecture bien sûr. Avait-il bien fait de lire autant et de s’abimer dans des livres « interdits » ? Ses découvertes lui avaient d’abord fait perdre son sommeil jusqu’alors si apaisé. Ses rêves se peuplaient à présent de créatures folles et tentatrices. Ses jours adonnés au travail régulier n’étaient plus que chaos. Sa condition se résumait à sa verge pour vierges folles. Sa raison tournait autour de sa queue qui puisait son élévation de profondes racines. A chaque fois qu’il tentait de se reprendre, une lourde sensualité, une voluptueuse libido venait le récupérer dans ses rets.
Il n’était plus que son jouet. Elle le tenait – et il le savait – par sa pine et par ses couilles. Elle le serrait à lui faire alors que – il fallait bien l’avouer – il adorait cela… Quand elle le laissait un peu tranquille quelques jours, elle n’avait qu’à se rappeler à lui d’un geste, claquer seulement des doigts, pour le voir à nouveau en sa possession. Son corps était à elle. Mais, plus encore, il avait souscrit un engagement d’heureuse dépendance à son profit.

Self Service !

Self Service !

Elle lisait souvent la nouvelle publication des chroniques de Caty lors de ses siestes. Elle n’avançait pas très vite, souvent obligée de s’arrêter pour reprendre sa respiration. C’est une lecture à une main lui disait parfois son ami, avant de lui proposer d’autres services à la personne…

Folie de la lecture

                                                      Folie de la lecture

Elle lisait, elle lisait… Elle s’était installée dans une bibliothèque. La grande salle était remplie. Elle avait pu mettre la main sur l’un de ces livres savoureux, mais dont il était difficile d’avouer la lecture. Pour ne pas attirer l’attention, elle l’avait caché dans un livre plus grand. Et elle pouvait ainsi découvrir les aventures d’une héroïne qui lui ressemblait un peu. Une héroïne dont elle aurait surtout aimé suivre la trace et posséder l’esprit d’entreprise.
Elle se laissait aller au plaisir de la lecture… Cet ouvrage était encore plus audacieux que les précédents. Elle sentait le rouge aux joues la gagner, en espérant que cela ne s’apercevait pas trop. La chaleur montait, la prenait, l’entourait, l’enveloppait. Elle défit un peu ses vêtements. Elle se rendit compte alors qu’elle était toute de rouge vêtue. Elle qui ne voulait pas attirer l’attention… mais elle n’avait aucun souvenir de s’être ainsi habillée. Et quel étrange couvre-chef, rouge lui aussi… « Tiens comme l’héroïne de son livre… ». Curieux cette adéquation. Ce ne fut qu’ensuite –devant l’admiration des autres lecteurs – qu’elle comprit qu’elle s’était aussi dénudée la poitrine