En définitive, c’est quoi ce mot érotique ?

suzy solidor tamara de lempicka 1933

Suzy Solidor Tamara de Lempicka 1933 Francis PICABIA

→ hommes : je ne sais pas ;  un feeling ;  ça rappelle l’émotion de la 1ère fois, le plaisir  de la dernière et l’envie de la prochaine ; ça n’a pas de définition ;   adjectif apéritif annonçant une bacchanale des sens habituellement interdits ; une alchimie dont on ne sait rien ; quelque chose qui fait bander, ça c’est un critère objectif ! ; une magie du verbe qui opère dans une situation précise ; allier scène de sexe au ressenti des personnages ; une promesse ;  une émotion : une tension. Les réponses des hommes sont brèves, ils disent ne pas trop savoir, que c’est magique.

 → femmes : des scènes explicites qui disent le désir et le plaisir ;  qui dit les choses du corps et des ressentis avec les vrais mots ; évoque la relation d’un être à son propre corps et à celui des autres ; un voyage visuel, une imagination ;  l’interdit, le mal  (qui est bon) ; tous les sens excités ; qui excite ; qui met en branle l’imagination ;   qui convoque l’imaginaire ; qui me donne l’eau à la bouche ; qui me fait mouiller, même si ce n’est que la tête.

Extrait du bel article de Anne BERT (Impermanence) sur les lecteurs de livres érotiques !

Voici donc une esquisse du lectorat de littérature érotique. Les commentaires sont ouverts pour ceux qui souhaitent l’enrichir.

http://anneelisa.wordpress.com/2013/02/24/les-lecteurs-de-livres-erotiques/

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Complice !

tumblr_m4fitlMLmN1qcn698o1_500Complice !

Nous venions de faire l’amour, dans une fausse ambiance d’automatisme… satisfait l’un et l’autre et pourtant loin des sommets habituels !

Complice ! A-t-il murmuré ! Et cela change quoi pour nous deux !

Rien mon ami, « rien » ne changera jamais « rien » pour nous deux, éternels amoureux que nous sommes de nos corps, de nos envies, de nos fantasmes ! Infatigables marcheurs sur notre chemin de Compostelle du désir amoureux !

Blasphème ! a-t-il encore dit !

Non ! Trois fois non ! Je t’aime de cet amour physique qui appelle ces contacts, ces échanges l’Eros des grecques en un mot… je t’aime aussi d’amitié de partage d’égal à égal, la réciprocité de l’amour Philia et je t’aime aussi sans rien attendre de toi par la générosité de l’Agape.

Alors une complice ? Pourquoi !

Une complice pour moi ! Une complice comme un miroir de moi qui me renverrait non pas cette image embellie que tu me retournes chaque jour : Non ! Une image de moi, nue, innocente, vierge pour ainsi dire ! Une image intérieure dans laquelle je puiserais mon triple amour de toi Eros, Philia et Agape dans un subtil mélange quelque peu aphrodisiaque qui sera ma drogue, mon addiction. Tu es mon amour, mon ami, mon double, mon miroir… Ma complice sera ce petit plus au quotidien qui ne sera rien d’autre qu’un accélérateur d’amour.

J’avais la tête au creux de son épaule… j’entendais battre son cœur, je m’écoutais inventer des explications, presque des justificatifs, ma main droite caressait doucement son ventre, l’autre était coincée sous son dos. Nous étions nus et sa verge ondulait dans l’attente d’une caresse, d’une attention, d’un regard. Le regard était présent… l’attention se faisait plus vive et la caresse survint lentement subtilement presque sans le savoir sans le vouloir… Mon beau miroir ! l’image que tu me renvois soudain est tellement extravagante… me voici soudain devenu une folle de mon corps, de son corps, incapable de résister à l’appel du sexe en érection, de la verge bandée, de la bite en rut, du mat de vie, du pieu vivant, que je branlais doucement… Mon miroir et mon imagination anticipaient des gestes fous à la hauteur de ma propre folie… alors les mots coulèrent de ma bouche comme un fleuve…

J’ai envie de toi,
j’ai envie de te faire l’amour,
que tu me fasses l’amour,
j’ai envie de te sucer
de te boire,
j’ai envie de toi en moi
par tous les trous que tu voudras,
j’ai envie de ta langue
sur ma vulve,
dans ma vulve
autour de ma vulve,
fouillant, léchant suçant,
dégustant mon jus.
Il est là mon stupre,
touche moi,
branle moi,
baise moi,
bois moi…

Tant de mots et rien ne bouge sauf cette verge qui se met soudain à vibrer et lancer au ciel des petits jets de sperme… ma main ressent ces spasmes et tout mon corps s’émeut de ce plaisir offert… ma main continue à le branler mais d’une toute autre manière, d’une masturbation plus douce, plus longue, plus subtile, en un geste imaginé sur le vif.

Ma jambe enlace la cuisse de mon jouisseur, mon clitoris cherche le contact avec cette peau rêche et soudain au creux de l’oreille je lui chante une douce et longue mélopée :

je jouis mon ami
Je jouis doucement,
Je jouis follement,
je jouis sans fin,
et cela n’arrête pas,
je jouis et c’est bon,
je jouis par ton sperme
surgissant de toi,
je jouis par les vibrations
de ta verge,
je jouis par ta passivité,
je jouis par ta cuisse
sur ma vulve,
je jouis encore et encore…

La pesanteur de la chair fait descendre et pour monter il faut l’aile de la quête spirituelle.

P1070062Mais cette montée laisse en dehors d’elle cette chair qu’elle est obligée de fuir, et la réalité totale se trouve de ce fait amputée de ce qui a du être rejeté.

C’est alors que se pose la question sublime :

Quelle aile à la deuxième puissance peut faire descendre sans pesanteur ?

Cette descente illumine tout sans rien sacrifier à la réalité intérieure, laquelle aussi demande rédemption.

Et voilà une musique qui touche à tout, même au plus vil, pour le rendre pur et poreux à la lumière.

Tout Mozart est là : une descente sans pesanteur.

Jean-Victor HOCQUARD.

Lévitation : Des « Non » qui disent « Oui »

Gustave Klint

admire mon con, regarde ses couleurs, touche sa douceur, ouvre le, caresse le, suce le.

Mais c’est que c’est FOUTREMENT bon, cet état de lévitation sensuel permanent dans lequel tu me tiens. Pas un geste qui ne soit tourné vers toi. Pas un Q, pas une fesse, pas une poitrine, qui me passe sous les yeux qui ne me renvoient à toi

Et ces mots qui sourdent en moi et qui se veulent aveux de ton emprise sur moi. Des mots durs, des mots inconvenants qui viennent heurter ta pudeur et pourtant m’ouvrent toutes les voies… et te rendent étonnement impudique. Et ces non qui veulent dire oui… me trottent dans la tête…

Alors que puis-je encore t’inventer qui puisse renouveler encore et encore ton désir d’entendre ces choses terriblement excitantes… toi et ton corps si avide de caresses inouïes, profondes violentes, inhabituelles, outrageantes, puériles, libidineuses… !

Non je ne veux pas cette entrée interdite… mais baise moi comme tu le souhaites… je te suivrai vers les plus hauts sommets, dans les grottes les plus profondes.

Non, pas ces sexes nus et glabres… pas maintenant… mais plus tard je t’offrirais mon con tout nu et ouvert comme une gorge insondable.

Non, pas cette nudité trop crue… mais je veux tes caresses les plus osées sur mes seins, mes fesses, mon ventre, mon con, mes cuisses…

Non pas cela… Cherche autre chose, mais pas cela…

Non pas cette fellation, pas ici, en pleine nature… mais c’est bon de te sucer… de sucer ton vit, ton sexe, ton braquemart, ton dard, ton engin, ta queue, ta verge, ta bite…

Non je ne veux pas te boire… mais tu aimerais tellement cela… comment puis-je te refuser…

Non pas ta bouche sur mon con… je suis trop inondée… mais c’est bon ta langue… c’est bon cette succion rythmée… fais plus fort… çà me plait… c’est bon de savoir que tu me bois… je voudrais que tu me boives après avoir jouis dans mon con… puis tu viendras m’offrir notre mélange de foutre et de stupre.

Non pas au téléphone… je veux attendre que tu sois tout près de moi… et soudain ce cri strident qui te surprend par la soudaineté du plaisir violent inhabituel…

Non pas ce soir je dois dormir… mais ne part pas tout de suite et encore ce cri qui transperce la nuit…

Non pas ce matin… je serais en retard… mais la main est déjà tendue vers un con vibrant… et le plaisir arrive surprenant par sa violente soudaineté.

Non pas dans cette salle de repos… avec tout ce monde autour de moi… mais les cuisses se serrent et le spasme survient, tendrement, longuement, divinement.

Non pas sur cette route… pas maintenant… mais cette petite halte s’organise sans résistance… et il suffit alors de glisser la main sur le bas ventre, frôler les poils du pubis et toucher ce clitoris bandé pour que se déclenche un véritable cataclysme.

Non pas dans ce train… on peut nous surprendre… mais regarde je n’ai pas mis de slip… tu peux me prendre quand tu veux, où tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu veux…

Non je ne veux pas sortir sans dessous… mais qu’est-ce que c’est bon de sentir l’air sur mon sexe nu… j’en jouis presque…

Non pas cette cravate de notaire… Non pas cette feuille de rose… mais tu aimes tant ces caresses interdites que je m’y force… je m’y plais, je m’y délecte… et soudain un plaisir venu de nulle part me submerge.

Non n’ouvres pas ainsi mes fesses… je tremble déjà de ta caresse buccale… mais je me caresse par devant et je jouis encore…

Non je préfère que tu te branles toi-même… je ne saurais pas tenir le rythme… mais qu’est-ce que c’est beau un homme qui jouis, ce sperme qui coule, cette vibration du vit, cette remontée des couilles…

Non ne rentre pas trop brutalement… je préfère la douceur d’une pénétration pas petits à-coups… mais j’aime tellement tes coups de reins… Oui baise moi, pénètre mois, fais-moi venir à ta rencontre, laisse-moi sentir tes couilles sur mes fesses… vas-y encore plus fort…  tu me fais mal mais c’est bon de jouir sous tes coups de boutoir, remonte moi les jambes jusqu’à plus soif, écartèle moi, plis moi, couvre moi de ton corps…

Non pas maintenant… je suis toute sèche… mais tant pis, je ne peux attendre… baise moi à sec… viole moi, prends moi…

Non pas ce sperme sur mes seins… mais tu oses jouir sur eux et me souiller de ton jus… oui masse moi les seins, encore et encore avec ton jus si chaud et si étrange…

Non ne m’embrasse pas maintenant, j’ai la bouche toute pleine de ton jus… mais viens le partager avec moi… enfonce ta langue jusqu’à ma glotte… attrape la mienne et suce là très fort… j’aime tes baisers brûlants et forts…

Non ne me dis plus des mots si durs… mais j’ai pourtant envie de tes mots
mais je veux te lire, boire tes mots comme on bois du sperme, entendre tes mots me violer… je craque pour tes mots. Ils sont ma petite drogue matinale… je me sens si prête à m’ouvrir à toi par tes mots, mais je te montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant… si tu le demande avec les bons mots je ressens dans les jambes comme un fourmillement de plaisir… à l’écoute de tes mots, chaque bouchée, chaque regard, chaque parole m’entraîne dans des rêves hallucinants…
dès lors que tu me promets de me bourrer avec tes mots, je pense à toi, tout le temps… je suis avec toi, emmène-moi dans ton voyage au bout du monde… au bout du plaisir… pour me baiser quand tu veux à chaque moment, mais à chaque geste j’espère tes mots… ton indiscrétion me charme… mon intimité est la tienne…

Non, laisse-moi seule ; mais j’ai envie de passer ma main sous tes couilles pour les soupeser… mais j’ai envie de ta tête reposant sur mon ventre… mais je n’arrive plus à me raisonner… mais je me projette dans les jours prochains, lorsque je me placerais au-dessus de toi en te disant à mon tour mes mots

admire mon con
regarde ses couleurs
touche sa douceur
ouvre le
caresse le
suce le.
regarde comme elle est
belle ma chatte
splendide ma chatte
somptueuse ma chatte
accueillante ma chatte
douce ma chatte
délicieuse ma chatte
sucrée Salée ma chatte
chaude ma chatte
excitée ma chatte
ouverte ma chatte
profonde ma chatte
chatte de vierge ma chatte
inondée ma chatte
remplie de toi ma chatte
brûlante ma chatte
offerte ma chatte
consentante ma chatte
mets-y les doigts dans ma chatte
investis là ma chatte…
comble là ma chatte…
fais la jouir ma chatte…
fais la juter ma chatte…
fais la vibrer ma chatte…

Et maintenant avec une telle chatte, comment imagines-tu de me dire NON !