La pucelle endiablée (suite 10)

 

Andromaque

Andromaque

Dans la douce pénombre d’une chambre de pucelle, deux êtres se lancent dans la découverte l’un de l’autre. Quelques fois le sommeil les emporte… mais l’un ou l’autre se réveille rapidement pour jouir de ces instants si précieux d’échanges.

Dans le silence de la nuit, déjà bien avancée, les deux amants sont allongés l’un à côté de l’autre. Deux mains se tiennent doigts enlacés…

Berthe est dans ses rêves, lorsque soudain une main d’homme vient survoler son corps… cette main la touche à peine mais elle ressent comme une caresse venue d’ailleurs… Une caresse venue de ses propres songes… Gérard s’amuse de la découverte nouvelle de ce corps si ouvert au plaisir… le moindre pore de cette peau recèle des trésors de jouissance… cette épaule toute ronde qui ne demande qu’à être enveloppée… ce cou gracile, ces oreilles si finement découpée, ce menton pertinent, ces seins de diane chasseresse,

Berthe est aux anges… elle anticipe le voyage de cette main… La supplie de frôler ses seins, les bouts de sein lui suffirait, glisser entre ses aisselles, redescendre vers le ventre… compter les côtes… puis un vol circulaire sur son ventre ! Qu’a-t-il dit de son nombril, elle ne me souvient plus… Et justement la main survole cette zone inamicale… le minuscule auriculaire tente la descente dans le fond… Berthe est surprise… Elle écoute la réponse de son corps… Elle la transmet à Gérard par un petit serrement de la main encastrée dans la sienne… Il comprend et continue son exploration… Cela ne vaut pas la caresse sur un bout de sein, mais ce n’est pas désagréable… Gérard continue sa promenade découverte il arrive sur ce mont de vénus tout nu ; tapote légèrement puis caresse très lentement… ses doigts glissent dans l’aine à gauche puis dans celle de droite… Elle reviennent vers le centre et se laisse descendre sur la hampe du clitoris… Enfin pense Berthe, Nous y sommes enfin… Elle se prépare à cette caresse… Elle attend avec une certitude… Il saura faire… il saura l’emmener au ciel… Le clito est déjà bien dur ! On le sens sous la peau qui l’enveloppe… Il accepte le défi, prend ses aises, sa tête apparait… il prend ses aises, dialogue avec les deux doigts qui le branle, grandit, grossit, se fait encore plus dur… Berthe ne sait plus comment faire… Doit-elle attendre un peu ou se laisser aller au plaisir… Elle a aussi peur de changer de position de peur de troubler l’amour de son clito avec les deux doigts de Gérard… La puissance de l’orgasme fait pression sur elle… Elle résiste encore et soudain lâche les vannes par un cri guttural, profond et long qui remplit la chambre… ce n’est pas un cri, c’est un chant amoureux, c’est une plainte, c’est une joie, une extase… Elle oblige son corps à ne pas bouger… Elle vit ses orgasmes successifs de l’intérieur… Seule sa main serrée dans celle de Gérard rythme son plaisir…

Gérard ne bouge pas ! Ses deux doigts continuent de branler le clitoris… Il attend le signe qui l’autorisera à sonner la retraite… Pendant de longs instants Berthe chante son plaisir… Puis soudain le silence absolu se fait… On dit que le silence après la musique de Mozart est encore du Mozart… ici le silence qui suit le plaisir de Berthe est encore du plaisir, mais cette fois partagé.

  • Gérard ! J’ai envie de te chevaucher et de m’empaler sur toi… Ce mot «  empaler » m’excite et je ne sais pas pourquoi.
  • Alors viens ! passe une jambe au-dessus de moi… Non mets-toi fasse à moi d’abord. On fera l’autre sens tout à l’heure…
  • Et pourquoi pas sur le côté…
  • Hé Ho ! On ne peut pas tout faire à la fois ! Voilà ! Tu y es ! Maintenant prend ma verge d’une main et présente là devant ta vulve… Cherche bien le trou et empale-toi doucement… Hé ! Je n’ai pas dit encule-toi ! Tu es au mauvais endroit.
  • C’était un petit essai ! Voilà j’y suis ! Et que fait-on maintenant !
  • Ou bien tu me chevauches à ta manière, à ton rythme, à ta profondeur
  • Ou bien !
  • Ou bien je te tiens les hanches comme cela et je te tringle jusqu’à plus soif…
  • Tringle-moi ! Alors

Berthe se sent comme sur un cheval fougueux dans un rodéo… Gérard soulève ses reins et la fait monter puis il la ramène contre son ventre en s’enfonçant au plus profond… Sa crainte à disparue… Elle joue le jeu… Ne se laisse pas désarçonnée et se fait tringler comme il dit si bien… D’orgasme aucun ! Comme si là s’était du sport plus que de la baise.

  • Retourne-toi maintenant ! Tu es très souple ! Alors tu peux te retourner sans sortir mon zob… Essaye pour voir !
  • Pas facile !
  • Mais oui ! tu y es ! maintenant à ton tour de jouer… Je te laisse toute seule !

Berthe ne comprend pas ! Elle bouge un peu et trouve soudain agréable cette liberté offerte. Les yeux droits devant elle prend conscience de sa position… Elle est à genoux sur un homme, avec une belle et grosse bite dans le cul… façon de parler… Une belle bite dans le con… Elle contracte les muscles de son périnée, commence une danse du ventre, s’aide de ses deux bras pour se balancer de gauche et de droite d’avant en arrière… Elle se soulève, se met sur ses pieds, se soulève encore… La verge est presqu’entièrement en dehors d’elle… Elle redescend doucement et remonte… et redescend encore en tournant son corps… Un orgasme la guette ! Elle le maintint à distance… Elle n’en veut pas… Elle souhaite avoir toute sa conscience… Elle baisse la tête pour admirer ces deux petites boules… ais-je le droit d’y toucher… Elle n’y prend garde… Elle regarde se bâton de chair, trempé de son jus qui la pénètre et ressort de son con… Elle a envie de chanter ! Elle aurait dû mettre une musique pour accompagner cet instant… Elle se dit qu’elle va se fatiguer… Vive la vie pense-t-elle, vive l’amour, vive le plaisir, vive une bonne bite… Elle se retourne et aperçoit le visage de Gérard : il a les yeux fermés… Elle aurait aimé qu’il lui tienne les fesses… Mais elle se résigne à cette solitude voulue par Gérard et acceptée par elle… Alors c’est elle qui se touche les fesses, qui se caresse tout le corps, les seins, le ventre… elle tente une petite plongée vers son clito… Il est là tout prêt à servir de détonateur… L’explosion sera pour plus tard…

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