Dans J’irais cracher sur vos tombes, le cunnilingus est utilisé deux fois, le premier érotique, le deuxième violent et meurtrier. Lequel aura le plus choqué Daniel Parker, le président du cartel d’action sociale et morale, qui fut le plus ardent pourfendeur de Vernon Sullivan en 1947. Écrit en 2 semaines, le succès du livre permet à Boris Vian d’acquérir sa BMW 1500, alors que l’écume des jours n’a pas eu la reconnaissance attendue.

Elle était lisse et mince comme une herbe, et odorante comme un magasin de parfumerie. Je m’assis et me penchai au-dessus de ses jambes, et je lui embrassai l’intérieur des cuisses, à l’endroit où la peau des femmes est aussi douce que les plumes d’un oiseau. Elle resserra ses jambes et puis les écarta presque aussitôt, et je recommençai un peu plus haut. Son duvet brillant et bouclé me caressait la joue, et, doucement, je me mis à la lécher à coups légers. Son sexe était brûlant et humide, ferme sous la langue, et j’avais envie de la mordre, mais je me redressai. Elle s’assit en un sursaut et saisit ma tête pour la remettre en place. Je me dégageai à moitié.

 Photo Michel Darac Le photographe insatiable 1960 (pseudonyme de Pierre Goetz)
Le second se trouve ici

Laisses moi te donoier !

Le joueur parisien, entre rêves (au pluriel) et réalité (au singulier) fait la découverte du bien joli mot « Donoier » qui signifie faire la cour aux dames, faire le galant, parler d’amour, faire l’amour.
Se livrer aux privautés de l’amour.
Le mot a une bien belle sonorité. Certes un verbe quelque peu sexiste puisque la dame ne peut-être que courtisée, l’inverse n’étant même pas envisagée.  Mais surtout cette progression de sens, depuis faire la cour jusqu’à se livre aux privautés de l’amour, est superbe et traduit une continuité délicieuse du processus de donoiement.
Alors l’envie m’a pris de me faire donoiée
Oui mon ami donoi moi !

 

Libros de segunda mano: Michel Darac. Le Photographe Insatiable. Raro Clandestino de 1960. 19x14. 90 pág. con 29 Fofografías - Foto 3 - 48407313

« tandis que ses doigts délicats
décapuchonnaient lentement le gland congestionné,
qu’ils refoulaient vers la racine de l’épieu de chair en effervescence
la soie mobile,
sa langue épointée
hors de ses lèvres rubiscentes
débutait l’ineffable caresse linguale
d’un titillement incisif du bourgeon,
spiralant sur le sommet brûlant
depuis le méat jusqu’à la base couronnée de mauve.
Puis elle revenait sur le faîte,
chatouillait la toute petite fente.
Parfois, aimant voir se cabrer
le beau cheval de bataille,
fougueux et plein de sang bouillonnant,
la jeune femme lapait
le filet dégagé de la pointe de sa langue.
Se voulant plus confortablement installée
pour épreindre la pubescence de sa sève,
Nadine changea de position :
ouvrit ses cuisses en grand. »

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« Chatte » est juste un mot

Un mot indicible

pour désigner

le lieu le plus désiré du monde

un mot évocateur

juteux

plein de promesses

juste un mot,

qui suscite beaucoup

d’enthousiasme,

de passion

de haine

d’amour

 

Nos deux chattes sont à égales

Identiques dans le désir

Si différentes

Si semblables

offrant des forces opposées

 

Nous osons

parler de nos chattes

comparer nos chattes

raconter leurs envies

leurs manies

leurs angoisses

leurs spasmes

 

Quand j’écris le mot chatte

mes doigts errent sur tout mon corps

à la recherche de ce lieu

de plaisir

de douleur

de convoitise

d’amour

de haine

de mensonge

 

Et je m’arrête soudain d’écrire

mes doigts me caressent

me taquinent

me tâtent

me baisent

et je pense à toi

au jus de ta chatte

au goût poivré de ta chatte

aux lèvres gonflées de ta chatte

à ta bouche sur ma chatte,

à tes doigts qui pénètrent ma chatte

qui bougent à l’intérieur de mon corps

 

Comme c’est doux ici

chaud

humide

accueillant,

je sais combien tu aimes ta chatte

ma chatte

nos chattes

ce moment délicieux

où elles se regardent

se comparent

puis s’aiment

loin du stress

loin du boulot

loin de la famille

loin des enfants

des emmerdes de la vie

 

Nos chattes connaissent la vérité

la vérité est vraiment

J’aime la chatte

Sa voix m’envoûte,
m’ensorcelle complètement!
Douce, calme, feutrée, sensuelle…
Jouant délicieusement
entre la femme et l’enfant!

Je désire la découvrir entièrement.
Que je puisse joindre
mon regard,
mon corps,
mes doigts
tous mes sens
à ces images
qui me hantent depuis si longtemps.
Elle, moi, nous.
Symbiose d’envies et de perversités!
Sensualité enivrante,
mes désirs de possession émergent de moi,
déstabilisant ponctuellement
mes salaces envies du moment.

Ce soir, Caty sera mienne.

 

Tout est prêt lorsqu’elle toque discrètement à la porte.
Je la laisse entrer.
J’ai un point d’avance sur elle,
je peux l’observer par l’entrebâillement de la porte de ma chambre à coucher.

Oh! Elle est mignonne…
je sens une légère chaleur envahir mon être.
Elle avance gracieusement
en parcourant la pièce d’un regard fluide.
Je la vois déambulant timidement,
vêtue d’un long imperméable,
jambes nues
et de magnifiques escarpins noirs à m’en faire rêver!
J’aime une femme qui sait se mettre en valeur
par de tels accessoires de séduction!
Elle a de jolies jambes…
Pas très grandes,
légèrement fortes
et tout à fait délicieuses!
J’aime la femme.
Celle qui attise mes sens
en entrant lubriquement dans le plaisir de la chair.
Aucun jugement,
aucune inhibition,
aucune gêne.
Uniquement la fusion de deux êtres désirant s’exciter,
humainement
et respectueusement l’un l’autre.

Voilà ma belle,
un peu plus loin…
Juste là oui, devant toi!
Caty suit à la lettre mes indications
envoyées plus tôt par courriel :

  1. Rendez-vous 21h au 226 rue Des Érables
  2. Que d’un manteau tu vêtiras
  3. Qu’un chemisier tu porteras
  4. Sans sous-vêtement tu m’émoustilleras
  5. Les cheveux détachés je te voudrai
  6. Cogne simplement pour m’avertir de ton arrivée
  7. Entre et avance tout droit, langoureusement, avec émoi
  8. Arrêtes tes pas près de la table à café et dévêtis toi
  9. Penche-toi et dévoile-moi ton fessier, afin de prendre ce masque pour te voiler
  10. Couvre tes yeux de cet opaque loup, et attends patiemment mon souffle sur ta joue
Rendez-vous à 15 heures

Rendez-vous à 15 heures

Comment ais-je pu accepter cette invitation !
Trop tard pour reculer.
Mais c’est foutrement excitant…
Allez ! Jouons le jeu…
Je me doute bien qu’il m’observe…
Une caméra cachée peut-être…
Un miroir spécial… Alors donnons lui ce qu’il désir…

Je déboutonne mon imper,
Je l’enlève, et le dépose sur le fauteuil en cuir,
tout près du divan.
Je me suis habillée légère…
Et j’ai fait comme il voulait…
Un chemisier…
Une jupe très courte
Je veux lui montrer que je suis sans culotte
Alors je me penche…
Il a le choix…
Soit ma poitrine dénudée…
Soit mes fesses…
Je suis excitée…
De me trouvée toute nue…
Je frissonne…
Je ne sais plus ou mettre mes mains…
Cacher mon sexe tout rasé…
Faire gonfler mes seins…
Me caresser le ventre…
Si je touche mon clitoris…
Je jouis instantanément…
Ah oui… m’ouvrir les fesses…
Comme pour lui montrer
que je n’ai peu de rien…
Ah j’oubliais le masque…
Dans le noir c’est encore plus fort…
J’ai envie de me toucher…
de me branler,
de jouir…
C’est terrible cette attente…
Je résiste à mon envie de caresse…
Je laisse pendre mes bras de chaque côté
de mon corps frémissant.
Mes cuisses se serrent mais je résiste…