Anthony J. Ryder

ANTHONY (TONYRYDER is an able and energetic instructor with over thirty years experience teaching drawing and oil painting from life. His unique instructional style combines careful personal attention to each student with abundant class demonstrations.

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Non !

Mais c’est que c’est FOUTREMENT bon, cet état de lévitation sensuel permanent dans lequel tu me tiens. Pas un geste qui ne soit tourné vers toi. Pas un Q, pas une fesse, pas une poitrine, qui me passe sous les yeux qui ne me renvoient à toi

Et ces mots qui sourdent en moi et qui se veulent aveux de ton emprise sur moi. Des mots durs, des mots inconvenants qui viennent heurter ta pudeur et pourtant m’ouvrent toutes les voies… et te rendent étonnement impudique. Et ces non qui veulent dire oui… me trottent dans la tête…

Alors que puis-je encore t’inventer qui puisse renouveler encore et encore ton désir d’entendre ces choses terriblement excitantes… toi et ton corps si avide de caresses inouïes, profondes violentes, inhabituelles, outrageantes, puériles, libidineuses… !

Non je ne veux pas cette entrée interdite… mais baise moi comme tu le souhaites… je te suivrai vers les plus hauts sommets, dans les grottes les plus profondes.

Non, pas ces sexes nus et glabres… pas maintenant… mais plus tard je t’offrirais mon con tout nu et ouvert comme une gorge insondable.

Non, pas cette nudité trop crue… mais je veux tes caresses les plus osées sur mes seins, mes fesses, mon ventre, mon con, mes cuisses…

Non pas cela… Cherche autre chose, mais pas cela…

Non pas cette fellation, pas ici, en pleine nature… mais c’est bon de te sucer… de sucer ton vit, ton sexe, ton braquemart, ton dard, ton engin, ta queue, ta verge, ta bite…

Non je ne veux pas te boire… mais tu aimerais tellement cela… comment puis-je te refuser…

Non pas ta bouche sur mon con… je suis trop inondée… mais c’est bon ta langue… c’est bon cette succion rythmée… fais plus fort… çà me plait… c’est bon de savoir que tu me bois… je voudrais que tu me boives après avoir jouis dans mon con… puis tu viendras m’offrir notre mélange de foutre et de stupre.

Non pas au téléphone… je veux attendre que tu sois tout près de moi… et soudain ce cri strident qui te surprend par la soudaineté du plaisir violent inhabituel…

Non pas ce soir je dois dormir… mais ne part pas tout de suite et encore ce cri qui transperce la nuit…

Non pas ce matin… je serais en retard… mais la main est déjà tendue vers un con vibrant… et le plaisir arrive surprenant par sa violente soudaineté.

Non pas dans cette salle de repos… avec tout ce monde autour de moi… mais les cuisses se serrent et le spasme survient, tendrement, longuement, divinement.

Non pas sur cette route… pas maintenant… mais cette petite halte s’organise sans résistance… et il suffit alors de glisser la main sur le bas ventre, frôler les poils du pubis et toucher ce clitoris bandé pour que se déclenche un véritable cataclysme.

Non pas dans ce train… on peut nous surprendre… mais regarde je n’ai pas mis de slip… tu peux me prendre quand tu veux, où tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu veux…

Non je ne veux pas sortir sans dessous… mais qu’est-ce que c’est bon de sentir l’air sur mon sexe nu… j’en jouis presque…

Non pas cette cravate de notaire… Non pas cette feuille de rose… mais tu aimes tant ces caresses interdites que je m’y force… je m’y plais, je m’y délecte… et soudain un plaisir venu de nulle part me submerge.

Non n’ouvres pas ainsi mes fesses… je tremble déjà de ta caresse buccale… mais je me caresse par devant et je jouis encore…

Non je préfère que tu te branles toi-même… je ne saurais pas tenir le rythme… mais qu’est-ce que c’est beau un homme qui jouis, ce sperme qui coule, cette vibration du vit, cette remontée des couilles…

Non ne rentre pas trop brutalement… je préfère la douceur d’une pénétration pas petits à-coups… mais j’aime tellement tes coups de reins… Oui baise moi, pénètre mois, fais-moi venir à ta rencontre, laisse-moi sentir tes couilles sur mes fesses… vas-y encore plus fort…  tu me fais mal mais c’est bon de jouir sous tes coups de boutoir, remonte moi les jambes jusqu’à plus soif, écartèle moi, plis moi, couvre moi de ton corps…

Non pas maintenant… je suis toute sèche… mais tant pis, je ne peux attendre… baise moi à sec… viole moi, prends moi…

Non pas ce sperme sur mes seins… mais tu oses jouir sur eux et me souiller de ton jus… oui masse moi les seins, encore et encore avec ton jus si chaud et si étrange…

Non ne m’embrasse pas maintenant, j’ai la bouche toute pleine de ton jus… mais viens le partager avec moi… enfonce ta langue jusqu’à ma glotte… attrape la mienne et suce là très fort… j’aime tes baisers brûlants et forts…

Non ne me dis plus des mots si durs… mais j’ai pourtant envie de tes mots
mais je veux te lire, boire tes mots comme on bois du sperme, entendre tes mots me violer… je craque pour tes mots. Ils sont ma petite drogue matinale… je me sens si prête à m’ouvrir à toi par tes mots, mais je te montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant… si tu le demande avec les bons mots je ressens dans les jambes comme un fourmillement de plaisir… à l’écoute de tes mots, chaque bouchée, chaque regard, chaque parole m’entraîne dans des rêves hallucinants…
dès lors que tu me promets de me bourrer avec tes mots, je pense à toi, tout le temps… je suis avec toi, emmène-moi dans ton voyage au bout du monde… au bout du plaisir… pour me baiser quand tu veux à chaque moment, mais à chaque geste j’espère tesmots… ton indiscrétion me charme… mon intimité est la tienne…

Non, laisse-moi seule ; mais j’ai envie de passer ma main sous tes couilles pour les soupeser… mais j’ai envie de ta tête reposant sur mon ventre… mais je n’arrive plus à me raisonner… mais je me projette dans les jours prochains, lorsque je me placerais au-dessus de toi en te disant à mon tour mes mots

admire mon con
regarde ses couleurs
touche sa douceur
ouvre le
caresse le
suce le.
regarde comme elle est
belle ma chatte
splendide ma chatte
somptueuse ma chatte
accueillante ma chatte
douce ma chatte
délicieuse ma chatte
sucrée Salée ma chatte
chaude ma chatte
excitée ma chatte
ouverte ma chatte
profonde ma chatte
chatte de vierge ma chatte
inondée ma chatte
remplie de toi ma chatte
brûlante ma chatte
offerte ma chatte
consentante ma chatte
mets-y les doigts dans ma chatte
investis là ma chatte…
comble là ma chatte…
fais la jouir ma chatte…
fais la juter ma chatte…
fais la vibrer ma chatte…

Et maintenant avec une telle chatte, comment imagines-tu de me dire NON !

Scilicet is Superis labor est, ea cura quietos Sollicitat…

LA FOUTROMANIE POÈME LUBRIQUE EN SIX CHANTS

Scilicet is Superis labor est, ea cura quietos Sollicitat…
«Beau travail pour les dieux d’En Haut, souci amoureux bien digne de troubler leur quiétude»

Virg. Æneid.

AVERTISSEMENT DES NOUVEAUX ÉDITEURS

Gabriel Sénac de Meilhan est né à Paris en 1736. Son père, premier médecin du roi et conseiller d’Etat, lui fit donner une excellente éducation, et Gabriel devint successivement conseiller au grand conseil, maître des requêtes et intendant militaire de l’Aunis, de la Provence, puis du Hainaut. Il est auteur de nombreux ouvrages économiques, philosophiques et littéraires, et dont la plupart ont obtenu plusieurs éditions. Ses Œuvres historiques et politiques ont été publiées de nouveau en 1862 par M. de Lescure, qui témoigne une grande estime pour la capacité de l’auteur. Les Lettres inédites de la marquise de Créqui à Sénac de Meilhan ont aussi été publiées récemment avec des notes de M. Edouard Fournier et une introduction de M. Sainte-Beuve. Sénac de Meilhan est mort en 1803.

La première édition de la Foutromanie parut en 1775, un an après l’avènement au trône de Louis XVI ; elle obtint un grand succès. La lettre suivante, extraite de l’Espion anglais, ou Correspondance secrète entre deux milords (milord All-Eye et milord All-Ear), en témoignera suffisamment :

« Sur un livre obscène intitulé :

LA F…..MANIE.

Je ne vous fais mention, milord, de cet ouvrage infâme, que parce que vous voulez ne rien ignorer de ce qui attire l’attention de cette capitale. Il y occasionne un bruit si considérable, que j’ai eu envie de le lire. Il est fort rare. M. Le Noir a les ordres les plus précis du gouvernement d’en empêcher la distribution. Malgré cette inquisition, la cupidité audacieuse élude et trompe tous les efforts des émissaires de la police pour s’opposer au débit de la F…..manie. Quoique plusieurs colporteurs soient arrêtés et menacés des peines les plus graves, il en perce des exemplaires et ils ne sont pas même à un prix exorbitant, puisqu’ils ne coûtent aujourd’hui que 9 livres la pièce. Voici l’analyse de cet ouvrage obscène, dont le plus grand mérite est d’être prohibé. Il est intitulé : Poème lubrique, à Sardanapalis, aux dépens des amateurs. Il est divisé en six chants, d’environ 300 vers chacun. Il est précédé d’une préface servant d’apologie à l’entreprise de l’auteur, et surtout à la manière cynique de son exécution. Il ne dit là-dessus que les lieux communs usités par ses semblables.

Ce poème est le contraire de Parapilla. Celui-ci roule sur la chose la plus ordinaire, sans contenir un mot sale, et l’autre les emploie jusques en parlant morale. Il n’est proprement que la paraphrase de la fameuse Ode à Priape, immortel chef-d’œuvre de Piron dans le genre érotique. On sent qu’en délayant, en étendant, en multipliant en tout sens les peintures énergiques de ce grand maître, on n’a pu que les affaiblir. D’abord on croirait que c’est un traité didactique sur cet art, objet de tant d’écrits ; il semble que le poète en ait eu le projet, mais il le perd souvent de vue, et ses chants ne sont pas même bien distincts.

Dans le premier, après une invocation à la Luxure et aux ombres des morts les plus illustres dans le genre que célèbre l’auteur, il trouve que la F…..manie est le bonheur des dieux, qu’elle les empêche de s’ennuyer. Il conseille aux hommes d’en faire autant : il peint son état quand il tient Mlle Dubois dans ses bras (cette

ancienne actrice de la comédie française est la première qui ouvre la marche). Il est si fier alors qu’il brave les plus grands héros et même le roi de Prusse. Les demoiselles Arnoux et Clairon figurent ensuite. En parlant de celle-là, l’auteur, si impudent sur les objets les plus sacrés, semble n’oser nommer le comte de Lauraguais, et laisse en blanc le nom de ce seigneur. Il n’est pas si délicat à l’égard du comte de Valbelle, dont il peint l’attachement aveugle pour celle-ci. Mlle Allard figure après avec le duc de Mazarin. Mlle Vestris, émérite de l’Opéra, n’est pas oubliée. Des héroïnes de théâtre l’auteur passe aux duchesses ; il peint les mœurs à la mode parmi les femmes de cour qui se dédommagent, avec leurs laquais, des caresses que leurs maris prodiguent aux courtisanes. Court et vigoureux épisode sur la vieille Polignac de Pantin, si renommée pour son effroyable putanisme.

Dans le second, description des charmes d’une fille novice et des ardeurs d’un jeune libertin : rien n’arrête la lubricité à cet âge, pas même les menaces de l’enfer. Les directeurs se livrent aux mêmes débauches plus secrètement ; l’auteur met à cette occasion en scène un père Chrysostôme, carme. Déclamation contre les plaisirs imparfaits des couvents. Episode d’un F….. mane se déguisant en vitrier et pénétrant chez des religieuses. Sortie contre les tribades, les pédérastes. Le vieux duc d’El-bœuf est un des premiers qui ait amené cette dernière secte en France. Digression sur la vérole.

L’auteur ouvre le troisième chant par vanter l’art qui guérit cette peste. Il célèbre les hardis champions qui ont bravé ce mal immonde : il passe sans transition aux prélats de cette espèce ; il parle des amours de M. de Montazet, archevêque de Lyon, avec madame la duchesse de Mazarin. Il se permet l’écart le plus indécent sur celles du duc d’Orléans et de madame de Montesson ; et poussant la licence jusqu’à insulter aux mânes de la feue duchesse, il révèle au grand jour le secret des penchants de cette princesse pour MM. de l’Aigle et de Melfort, et ne rougit pas de les peindre victimes des caresses empoisonnées de son Altesse. Cependant il ne veut pas d’amour platonique.

Trois petits poèmes érotiques ! La FOUTRIADE, La MASTURBOMANIE, La FOUTROMANIE

L’an de Notre-Seigneur, cette présente année, une société de gentlemans bâlois, composée de moitié d’hommes et moitié de dames, a été fondée en vue de recueillir et de sauver de la destruction les ouvrages érotiques les plus caractéristiques, en les réimprimant exclusivement pour leurs bibliothèques privées.

Le but que se propose l’aimable société n’est pas de provoquer à la propagande de ces œuvres, souvent obscènes, mais de les recueillir et de les conserver comme monuments des manifestations de certaines faces de l’esprit humain.

Entre les sociétaires, le masque de pudibonderie, si bien porté dans notre belle Suisse, est retiré ; chacun reprend sa physionomie naturelle, au quitte de se remasquer en public, individuellement.

La Société déclare à l’avance qu’elle se rit du qu’en dira-t-on, se moquant des sots et bravant les méchants.

Vous le voulez… je vais souiller mes rimes,
Poétiser en jargon ordurier,
Des cons, des culs diviniser les crimes,
Chanter des vits les combats magnanimes,
Du dieu Priape embellir le laurier,
Et dans mes vers, impurement sublimes,
Du grand Voltaire enfiler le sentier.
Toi, dont les feux raniment la nature,
Qui, maîtrisant l’homme et les animaux,
Brûle en secret le cuistre et le héros,
Sois ma déesse, adorable Luxure !
Viens décider mes lubriques pinceaux !
Si, des remords écartant le murmure,
Robbé, Piron, dans leurs riants travaux,
De traits frappants chargèrent leurs tableaux,
Toi seule en fis le fond et la bordure :

Les peintures photoréalistes de Betty Tompkins

Les peintures photoréalistes à grande échelle des rapports hétérosexuels qui Betty Tompkins intervenu entre 1969 et 1974 étaient pratiquement inconnus lorsqu’elles étaient exposées ensemble pour la première fois à New York en 2002.

Connaissance des peintures de Tompkins immédiatement élargi le répertoire de l’imagerie de première génération féministe-identifiés.

Plus important encore, leur matérialisation rendu manifeste un précurseur non reconnu de participation contemporaine avec l’imagerie sexuelle et transgressive explicite.

Présentée à la Biennale de Lyon en 2003 à côté tout aussi capricieux les abstractions de Steve Parrino, Betty Tompkins travaux ont une attention extraordinaire.

Le premier tableau de la série – il y a seulement huit peintures existantes de Fuck précoce – a été acquis pour la collection permanente du Centre Pompidou/CNAP à Paris. (Un post-scriptum satisfaisant étant donné que les peintures ont été arrêtés par des agents des douanes et finalement refusées entrée en France en 1973, une situation qui a été répété deux ans lorsque les travaux de Tompkin a été envoyé à une galerie au Japon.) ………

Bien que le travail de Betty Tompkins n’est pas inclus dans LA MOCA Wack actuel ! Arts et la révolution féministe, il occupe une place importante dans l’essai de Richard Meyer pour le catalogue de l’exposition, cibles difficiles : organes mâle, Art féministe et la Force de la censure dans les années 1970. Meyer fait remarquer la palée essentialiste de l’art féministe-associés beaucoup plus tôt et de contours la marginalisation fusionnées le phalocentric ou le coït-concernaient des œuvres d’artistes de femmes hétérosexuelles. Compte tenu du contexte, la simplicité et le refus de Tompkins de faire la morale sont vivifiante. Ceci, couplé avec un humour pince-sans-rire férocement, rend les images de l’artiste emblématique.

Mitchell Algus, 2007 press release.