Que nos cuisses enlacées

L’odeur de nos corps sans honte

Nos bouches infatiguées

Et nos sexes qui s’affrontent

Mes seins

Ton membre dressé

A l’amour qui nous harcèle

Nos sanglots entrecoupés

Que la jouissance appelle

Notre désir épuisé

Qui revit sous nos caresses

Nos chairs

Émues de baisers

Que des doigts plus fiévreux pressent

Nos ventres

Enfin soudés à l’aube conceptionnelle

Fassent de ces nuits passées

Un chant de rut

Éternel.

 

Poème de Simonne Michel Azais (France)

Langue

Telle un pétale au bouton qui l’appelle

Et d’un rose aussi pur

Et d’aussi ferme émoi

Langue qui sauras mieux amignarder ma lèvre

Et la vouloir perler

Que le jeu de ses doigts

Langue qui me boiras

Quand je boirai la sève

Affleurée doucement à si troublant état

Langue qui me feras crier d’éblouissance

Amie de mon plaisir

Je m’entrouvre pour toi.

Amignarder ou amignotter ou amignouter Traiter avec tendresse ce/ceux que l’on aime; tenter de s’attirer les faveurs de quelqu’un par la douceur.