Son haleine a le galop de charge…

Entre ses lèvres rouges, elle attrape la pine

Entre ses lèvres rouges, elle attrape la pine,

La lèche sur le gland, lui fait de longs suçons,

Cependant que sa main pelote les roustons

Du petit homme aimé, dont le regard s’anime.

 

Il raidit… Son haleine a le galop de charge…

En un souffle mourant le galant dit… Viens-tu ?

Il lui met en son con son membre, et, dans le cul

Le bout du doigt… Puis il l’arrose de décharge…

La-beauté-reprenant-le-dessus

 

Et puis c’est la beauté qui reprend le dessus…

Monsieur s’étale au lit, en bête paresseuse,

Madame le secoue et s’introduit, joyeuse,

Le vit ferme et fringant, et ne l’enlève plus.

 

Parfois c’est la colombe, étendue et superbe

Qui dans l’écartement de ses jambes, fait don

Au cher ami d’un crac ouvert, dont le bouton

Semble un rubis éclos au sein d’un noir flux d’herbe

Sens tu ma bite ?

Ne bouge pas, sens-tu ma bite dans ton con ?

Laisse-moi attraper dans mes mains ta mamelle,

A son pointant rosé, d’un doigt mouillé, ma belle

Je vais le titiller. C’est bon, dis ? Pas, c’est bon.

Penche-toi de l’avant, tends ton cul… là… ta croupe

Est large épanouie. O le charmant tableau !

Tu dis que je te tue et que je suis salaud,

Non ma chérie, je t’aime et conduis ma chaloupe.

Arlette.

Elle est caissière dans le petit supermarché où je fais régulièrement mes courses… Au fur et à mesure de mes visites, nos regards se sont apprivoisés, nos sourires ont dialogués… Jamais un mot échangé cependant… Comme si Arlette était muette.

Je me suis aperçu qu’elle portait des teeshirts avec des messages… Souvent cachés par le châle qu’elle mettait sur ces épaules… Alors quand je n’arrivais pas à lire, je faisais un geste en bondant la poitrine et Arlette discrètement dégageait les pans de son vêtement pour me permettre la lecture… Puis elle refermait rapidement comme par timidité…

Les seuls mots jamais entendu de la bouche d’Arlette était : « Bonjour »… suivi de « je vous laisse introduire votre carte » et enfin « Bonne journée »… Entre les phrases prononcés d’une voix claire et chantante j’avais tout loisir de la regarder et de m’habituer à ses traits… Joli minois… yeux ravissants… sourire éclatant… Poitrine avantageuse… chevelure abondante et toujours bien peignée… buste droit… mais le reste du corps était caché par le meuble derrière lequel elle officiait… Mais j’oublie les deux mains aux longs doigts fins au bout de deux bras long et habile à saisir les objets et à clapoter sur le clavier enregistreur…

Les messages furent quelque fois étranges et j’eu rapidement l’impression qu’ils s’adressaient à moi… « je suis la plus belle » !… « viens m’aimer » !… « un jour » !… Puis ce fut un « Fuck me » qu’Arlette referma si rapidement que je cru avoir rêvé… Troublée ? je le fus et attendis avec un peu d’impatience les prochaines courses…

Elles tardèrent puisque je parti en déplacement… Dans le train, dans le taxi, dans la chambre d’hôtel, pendant les conférences ou les réunions de travail, j’étais hantée par ce « Fuck me »… et m’imaginais dans sa chambre…

Elle se tait. Elle écarte les jambes pour que je me place dans leur creux. Je suis dans le creux de ses jambes écartées. Je pose ma tête au-dessus de l’entrouverture qui ferme la chose intérieure. J’ai le visage contre le monument, déjà dans son humidité, presque à ses lèvres, dans son souffle. Dans une docilité qui fait venir les larmes je me tient longtemps là, les yeux fermés, sur le plat du sexe abominable. C’est alors qu’elle dit que c’est moi son véritable amant, que ma bouche est si près, que c’est intenable, qu’elle doit le faire, l’aimer avec sa bouche, l’aimer comme elle aime, elle, elle aime qui la fait jouir, elle crie qu’elle l’aime, de le faire, qu’elle est pour elle n’importe qui, comme elle pour elle… Puis elle crie encore alors que j’ai retiré mon visage .

Toute la nuit j’entends ses cris. Ce sont ces cris qui m’incitent à lui préparer un petit cadeau…

Et me voici de nouveau devant Arlette… Elle est cette fois avec un beau teeshirt rouge toujours recouvert de son éternel châle… Elle tarde à me dévoiler ce nouveau message… je ne m’impatiente même pas et entre ouvre mon manteau dévoilant mon corps tout nu… Dans cet éclair elle m’a vu et elle devient aussi rouge que son teeshirt… Elle ne semble pas troublée outre mesure et ses mains poursuivent leur travail sans discontinuer… « Je vous laisse introduire votre carte » puis « Bonne journée »… Je ramasse mes courses et regagne ma voiture… Avant que je ne démarre, Arlette toque à la fenêtre entre ouvre son châle et me laisse découvrir un « Suck Me » encore plus excitant que le « Fuck Me » précédent.

J’entrouvre à nouveau mon manteau, laisse émerger un sein et ma chatte rasée de près…  Arlette me déguste des yeux, me fais signe de baisser la vitre et me glisse un petit bout de papier pour s’enfuir rapidement…

Je suis toute émue de la perspective évidente de la découverte d’une nouvelle chatte à sucer… La mienne en tous les cas se manifeste déjà… Toute humide toute chaude, elle me fait comprendre… Et moi sans vergogne je lance  ma main dans mon panier de courses, attrape une belle carotte et me l’enfile… Pas jusqu’au bout elle est trop longue, mais juste assez pour ma chatte accepte de l’accueillir et de la masser tendrement… Je la ressort la porte à ma bouche et grignote le petit bout… Il faudrait que je réfléchisse à une petite salade de carotte au jus de chatte…

J’ai lu ce mot en arrivant à la maison… Viens me dit-elle en me donnant les indications du rendez-vous… 24 heures d’attente et je me réfugie dans mes rêves mes fantasmes aidée par la lecture de ce poème plein pleins de feu, de sensualité et de vie,

La bête
Nous pencherons sur toi notre corps et notre âme,
Bouche intime, nudité de la nudité,
Tendre et mystérieux repli de la beauté,
Rose coquille où vit la passion des femmes !
Lorsque, pour t’adorer, nous plions le genou,
L’odeur de tout l’amour exalte nos narines,
Et, sous notre baiser, ton plaisir a le goût
De goémons mouillés et des bêtes marines,
Toi de chair délicate et crue, étrange cœur
Du monde, rétractile et secrète gencive,
Bête terrible, bête au guet, bête lascive,
Bête éternelle, – O joie !… O douleur !… O douceur !…

Mes photos doivent transmettre des humeurs positives. Mes sujets préférés sont des peintures figuratives, des natures mortes, des paysages et des « images d’âme ».

Les mots violence sur le vélin
Les mots larmes de satin
Les mots tendresse sous l’or de la plume
Les mots ivresse au fil des lignes
Et orgasme de la page bien écrite.
Subtile repos du devoir accompli
Et bonheur de l’avoir imaginé
Et enfin,
De l’avoir fait…
Merci pour vos mots,
votre amour de l’écrit,
de cette vie qui bouillonne en vous
au fil des petits signes typographiques
qui bien souvent nous réjouissent
et par leur propos bien souvent
nous mènent à tout simplement
sublimer nos imaginaires,
transformer vos récits
en nos propres aventures,
parfois tendres,
parfois sulfureuse,
toujours attendues,
bienvenues et joyeuses.

Denis

Don et contre don !

Etudiant l’ethnologie, elle était particulièrement intéressée par le principe du « don » et du « contre-don ». Elle avait souhaité transposer cette théorie dans d’autres domaines. Ainsi, elle imposait ce principe à ses amants. Quand elle leur écrivait, elle désirait qu’ils lui répondent de façon plus développée encore, plus intense, plus profonde. Cela la libérait alors : elle pouvait de ce fait leur répondre à son tour en explorant ses limites. Allez plus loin. Le don et le contre don était une grâce, un vecteur, un moyen…
Quand elle faisait l’amour. Elle se donnait. Et attendait de l’autre un don au moins égal, sinon supérieur, pour pouvoir là encore se livre sans compter…
Enfin quand ils se racontaient leur fantasme et essayer de le mettre en pratique, ils testaient jusqu’aux dernières extrémités ce principe : don et contre don. Cela faisait peur, parfois. Cela l’excitait, surtout ! C’était un moteur puissant.
Elle adorait les théories de l’ethnologie…

Allez, répondez-moi !