Un cœur doux

Alors, avec un frémissement d’intense plaisir, il toucha ce corps doux et chaud, et, un instant lui effleura le nombril d’un baiser. Et il lui fallut entrer en elle tout de suite, entrer dans la paix sur la terre qu’était son corps doux et immobile. Ce fut pour lui un moment de paix parfaite, cette entrée dans le corps de la femme.

 

De ses doigts tranquilles, il tressa quelques myosotis dans la belle toison brune du mont de Vénus.

– Là ! dit-il. Voilà des myosotis à la place où ils doivent être.

Elle regarda les drôles de petites fleurs laiteuses parmi les poils bruns, à la pointe de son corps.

– Que c’est joli ! dit-elle.

– Joli comme la vie; répondit-il.

C’est l’histoire d’un homme qui rend un corps à une femme, et d’une femme qui rend une parole à un homme. Pascale Ferrand

Lady Chatterley film de Pascale Ferrand d’après la version Lady Chatterley et l’homme des bois (John Thomas and Lady Jane) avec Marina HandsJean-Louis Coulloc’hHippolyte Girardot

Lettre d’Anaïs Nin à Antonin Artaud (18 juin 1933)

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Nanaqui, je voudrais revivre mille fois ce moment sur les quais, et toutes les heures de cette soirée. Je veux sentir encore cette violence et votre douceur, vos menaces, votre despotisme spirituel… toutes les craintes que vous m’inspirez, et les joies si aiguës. Craintes parce que vous attendez tant de moi…l’éternité, l’éternel…Dieu… ces mots…

Toutes ces questions que vous m’avez posées. Je répondrai doucement à vos questions. Si j’ai semblé me dérober, c’est uniquement parce qu’il y avait trop à dire.

Je sens la vie toujours en cercle, et je ne peux pas détacher un fragment parce qu’il me semble qu’un fragment n’a pas de sens. Mais tout semble se résoudre, se fondre dans l’étreinte, dans la confiance de l’instinct, dans la chaleur et la fusion des corps.

Je crois entièrement à ce que nous sentons l’un en face de l’autre, je crois à ce moment où nous avons perdu toute notion de la réalité et de la séparation et de la division entre les êtres.

Quand les livres sont tombés, j’ai senti un allègement. Après cela, tout est devenu simple…simple et grand et doux. Le toi qui fait presque mal, tellement il lie… le toi et tout ce que tu m’as dit, j’oublie les mots, j’entends la tendresse et je me souviens que tu as été heureux.

Tout le reste ne sont que tortures de nos esprits, les fantômes que nous créons…parce que pour nous l’amour a des répercussions immenses. Il doit créer, il a un sens en profondeur, il contient et dirige tout. Pour nous il a cette importance, d’être mêlé, lié, avec tous les élans et les aspirations… Il a trop d’importance pour nous. Nous le confondons avec la religion, avec la magie.

Pourquoi, avant de nous asseoir au café, as-tu cru que je m’éloignais de toi simplement parce que j’étais légère, joyeuse, souriante un instant ? N’accepterais-tu jamais ces mouvements, ces flottements d’algue ? Nanaqui, il faut que tu croies à l’axe de ma vie, parce que l’expansion de moi est immense, trompeuse, mais ce n’est que les contours…

Je voudrais que tu lises mon journal d’enfant pour que tu voies combien j’ai été fidèle à certaines valeurs. Je crois reconnaître toujours les valeurs réelles… par exemple quand je t’ai distingué comme un être royal dans un domaine qui a hanté ma vie.

Nanaqui, ce soir je ne veux pas remuer les idées, je voudrais ta présence. Est-ce qu’il t’arrive de choisir ainsi un moment précieux (notre étreinte sur les quais) et de t’y raccrocher, de fermer les yeux, de le revivre, fixement, comme dans une transe où je ne sens plus la vie présente, rien, rien que ce moment ?

Et après, la nuit, la succession de tes gestes, et de tes mots, de la fièvre, de l’inquiétude, un besoin de te revoir, une grande impatience.

Anaïs Nin, Journal inédit et non expurgé des années 1932-1934, Inceste, Éditions Stock, Collection Biblio, 2002, pp. 268-269.

Je veux une queue dans ma chatte…

Orgasme étincelant, profond
Nos cris puissants…
Cet étau de velours refuse ma débandade
Tendrement entrelacés… nous laissons  le sommeil nous gagner.
Ma nuit fut raccourcie par la soif…
Je me lève en contemplant ses fesses discrètement éclairées par la ruelle…
Un verre à la main…Je regarde par la fenêtre d’où provient cette lumière…et ce que je vois me fixe instantanément..
Une femme nue aux formes généreuses à les mains plaquées sur la fenêtre , ses seins collés…une jambe relevée sur une chaise …
La bouche ouverte , les yeux fermés…
Un rétro éclairage venant sublimer la scène…
Je ne vois pas son partenaire…Je pense qu’il ou elle déguste son corps avec talent…
Je suis là, entre les rideaux , mon sexe en pleine croissance…invisible…
Elle est belle…
Soudain une main attrape ma queue tendue et j’entends  » qu’est-ce que tu regardes petit cochon « .  » et bien ….tu la mates cette grosse salope « 
Oui … regarde…elle prend son pied…
Une ombre se lève derrière elle…et ses seins se mettent à sursauter…
Hummm !! Fait ma compagne en resserrant ses doigts sur ma verge …
Je passe mes mains  dans mon dos et j’essaie de la caresser…mais la place est déjà prise …sa main s’agite sur son clito…
À moi  de faire hummm !!
Le balancement de ses seins est hypnotique…
Le plaisir monte en flèche…
J’entends un clic …et soudain une lampe s’allume à côté de nous…
Mais,  qu’es ce que tu fais lui dis je…éteins !!
Les yeux de la femme sont fixés sur moi…
Regarde , ils nous voient  aussi  maintenant…
Les coups de reins se font de plus en plus fort …elle se cambre…son regard posé sur moi…
Je vais jouir me dit elle…
Moi aussi …continue à me branler mon amour !!
Le son de sa jouissance transperce le vitrage et propulse le notre…
Ma compagne me fait pivoter et s’agenouille et avale ma verge qui palpite…sa bouche s’ouvre en grand en hurlant…ma semence coule sur ses seins..
Nos voisins nous imitent…Je le vois , lui …
Bel ibère…son sexe encore dressé dans la bouche de sa déesse…il met sa tête en arrière et lâche tout…
C est sublime..
Ma compagne est toujours en train de jouir…ses doigts plongés dans sa chatte…
Je jouis en en plus finir sur sa langue…
Je les regarde encore …
Lui se retourne… elle se caresse les seins avec la semence de son étalon en me souriant…leur lumière s’éteint…
La notre aussi…
La bouche de ma belle attrape ma langue…
Puis me susurre…moi aussi tout de suite…
Quelle nuit….
Barcelone restera à tout jamais dans notre mémoire.

au_gre_du_vent 041Résumé des épisodes précédents : Caty rencontre enfin son amant et l’accueille à sa descente de l’avion. Puis ils s’en vont vers Londres où ils ont vécu leur première nuit dans une parfaite et troublante intimité !

Pas de chance le restaurant affiche complet… Nous sommes accueillis par l’amie de Suzanne et à son nom son visage s’éclaire d’un large sourire la rendant encore plus belle. Elle nous conseille de patienter ou de repasser dans trente minutes ! Nous ressortons sur le trottoir un peu désert à cette heure de la mi-journée… 

  • Remontons mon ami… tout simplement
  • Pourquoi remonter faisons le tour du quartier !
  • Remontons te dis-je… j’ai envie de toi !
  • Tu attendras bien quelques instants… moi j’ai faim… Tiens voici un PUB !

Le PUB est lui aussi bondé… Nous sommes sur le point de ressortir, mais une grande blonde à la magnifique poitrine nous fait un signe et nous propose une petite table entre deux groupes de joyeux lurons qui ne sont pas à leur première chopine de bière… J’arrive difficilement à m’introduire à ma place sous le regard intéressé de tous ces hommes !

Les deux seules femmes dans ce PUB sont Caty et la servante aux jolis seins… Justement elle revient vers nous, se penche pour essuyer la table et noter notre commande… C’est bien entendu deux chopines de bière… Entre temps je profite de la pression sur mon épaule d’une poitrine étonnante. Caty me regarde et souris !

  • Tu en profites mon salop !
  • De quoi parles-tu !
  • De ces deux seins dans ton dos !

Tu as vu toi aussi comme ils sont beaux… mais pas aussi beaux que les tiens… Mais tu n’as pas mis de soutien-gorge… Et regarde comme ils tiennent bien… c’est toi la plus belle tu le sais.

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Je suis rassurée par ces quelques mots caressants… Et voici de nouveau notre serveuse… qui recommence bien entendu son manège tout en nous posant deux énormes vases à fleur rempli d’un liquide doré avec une couronne de mousse … Je goutte en me provoquant une jolie moustache blanche… Puis je trinque avec lui, les yeux dans les yeux…

  • A nos amours, mon amours
  • A nos amour mon idole.
  • Tu as vu que je n’ai pas de soutien… mais sais-tu que je n’ai pas de culotte non plus ?
  • Pourquoi me dis-tu cela maintenant ?
  • Pour te faire oublier les beaux seins de ta blonde !
  • Ce n’est pas ma blonde… Mais tu es folle.
  • J’ai décidé de ne pas mettre de culotte pendant tout notre séjour !

Nouveau voyage entre les seins de la blonde revenu s’enquérir de nos envies de grignoter quelque chose… Elle nous propose des sandwiches maison surprise du chef…

Va pour les sandwiches : ils seront vite manger et nous pourrons rentrer pour baiser… Mon envie est toujours là ! Les voilà d’ailleurs et toujours suivis par les deux seins rédempteurs. Dans la chaude ambiance du PUB enfumé et bruyant nous avons déjà englouti les deux chopes géantes de bière et notre serveuse aux seins nus (ils débordent de plus en plus à chaque passage sur les épaules de mon amant…

Notre premier repas de couple ! Découvrir les goûts de l’autre, la regarder manger, boire : je m’en sors plus tôt bien en lui demandant ce qu’elle pense de Londres ! Nous alternons nos impressions ! Et chaque phrase s’énonce comme une caresse !

  • Pour le moment Londres c’est toi !
  • Londres c’est aussi le jeu enfantin de nos envies naturellement juste
  • Londres c’est ce double déclic vers la folie de nos corps
  • Londres c’est une nuit  et des gestes étonnants
  • Londres c’est l’émergence d’une flamme douce, constante, forte, étonnante qui irradie sans cesse des souvenirs de bonheur
  • Londres c’est la découverte de nos mots
  • Londres c’est la douleur du bonheur, une douleur qui devient force étrange d’aller plus loin
  • Londres c’est la folie
  • Londres c’est la jeunesse de notre passion
  • Londres c’est la jeunesse non ! … c’est l’innocence non ! c’est un pacte d’éternité !
  • Londres c’est la plongée dans nos corps, dans nos âmes, dans nos sens, dans nos envies
  • Londres c’est la récompense de nos peines
  • Londres c’est le bonheur comme je ne l’ai jamais imaginé
  • Londres c’est le désespoir du bonheur
  • Londres c’est le titillement de nos sens
  • Londres c’est mon regard sur toi
  • Londres c’est notre étonnante envie permanente d’être réunis et chaque geste
  • Londres c’est sous moi une vie qui devient soudain mienne
  • Londres c’est toi et moi et c’est tout dire
  • Londres c’est toi toute entière en moi et c’est moi tout entier en toi
  • Londres c’est toi, toi toute entière offerte à mon plaisir, toi qui sublime mon égoïsme et qui en retour te porte vers l’extase
  • Londres c’est ton corps
  • Londres c’est un baiser sur ton front pour tenter de calmer ma folle envie de toi
  • Londres c’est un cœur autre qui bat à l’unisson du mien
  • Londres c’est un lit et ne plus savoir se lever
  • Londres c’est un Loft et ne plus pouvoir que baiser
  • Londres c’est un petit coquillage ramassé sur la place et que l’on porte à l’oreille pour écouter Mozart
  • Londres c’est ce Pub et une urgence : baiser !
  • Londres c’est un réveil total de nos âmes
  • Londres c’est un simple geste pour monter au ciel de nos passions
  • Londres c’est une bière et des pensées folles
  • Londres c’est une blessure ouverte !
  • Londres c’est une brûlure sans baume !
  • Londres c’est une intimité tellement forte que je ne sais plus qui ose, qui demande, qui court, qui attrape, qui jouis
  • Londres c’est une union sans limite de nos deux folies
  • Londres est une évasion de soi
  • Londres c’est ton regard sur moi
  • Londres est une jouvence
  • Londres est une nouvelle chaîne qui mord la chair, qui enchaîne puis adoucit la brûlure
  • Londres c’est maintenant et c’est demain.

C’est comme si nous faisions l’amour par phrases interposées… Le lieu est étrange… Nous sommes seuls dans cette multitude… nos voisins se penchent pour trinquer avec nous… En haut du mur une télévision retransmets un match de football… je crois reconnaître le Club d’ARSENAL… C’est mon préféré… Les gens parlent haut et fort en échangeant de grands rires et des claques sur les épaules…

  • Tu veux une autre pinte de bière, ma chérie…
  • Je crois que je suis pompette… Il faudra que tu me portes pour rentrer !

Revoilà notre égérie aux seins dévoilés presque jusqu’aux tétons… Elle se frotte toujours sur son épaule et m’offre son plus beau sourire… nous échangeons nos regards longuement tout en enlevant les restes de notre frugal repas… sans doute aussi pour garder le contact avec mon homme mais aussi pour me dire : Oui je sais que tu es heureuse et comblée… Oui je sais que tu as envie de baiser… Oui tu es belle et désirable… Non je ne t’envie pas… Moi aussi j’ai envie de baiser… tous ces hommes m’excitent… ton mec m’excite aussi mais je me réserve pour mon mec à moi… Une dernière petite moue de la bouche pour m’envoyer un baiser…

  • Allez ma Belle ! On rentre !
  • Aide-moi à sortir de ce trou

Avec l’aide de nos voisins tout émoustillés d’être mis à contribution, Caty arrive à se dégager… Non sans s’être fait un peu tripotée de ci de là… Je m’amuse de la situation et elle-même ne s’en offusque pas… S’ils savaient qu’elle était sans culotte, ils auraient été encore plus entreprenants.

Comment sortir d’un recoin alors que l’on est à moitié saoul, que son mec n’est pas mieux… Eh bien tout simplement en se faisant aider par des voisins serviables et attentionnés… Un peu trop d’ailleurs car je sentais leurs mains sur tout mon corps… Etrange sensation et vrai prélude à l’amour que je vais enfin vivre maintenant… J’attrape le bras de mon mec et entame une marche pas très droite vers la sortie.