Non !

Mais c’est que c’est FOUTREMENT bon, cet état de lévitation sensuel permanent dans lequel tu me tiens. Pas un geste qui ne soit tourné vers toi. Pas un Q, pas une fesse, pas une poitrine, qui me passe sous les yeux qui ne me renvoient à toi

Et ces mots qui sourdent en moi et qui se veulent aveux de ton emprise sur moi. Des mots durs, des mots inconvenants qui viennent heurter ta pudeur et pourtant m’ouvrent toutes les voies… et te rendent étonnement impudique. Et ces non qui veulent dire oui… me trottent dans la tête…

Alors que puis-je encore t’inventer qui puisse renouveler encore et encore ton désir d’entendre ces choses terriblement excitantes… toi et ton corps si avide de caresses inouïes, profondes violentes, inhabituelles, outrageantes, puériles, libidineuses… !

Non je ne veux pas cette entrée interdite… mais baise moi comme tu le souhaites… je te suivrai vers les plus hauts sommets, dans les grottes les plus profondes.

Non, pas ces sexes nus et glabres… pas maintenant… mais plus tard je t’offrirais mon con tout nu et ouvert comme une gorge insondable.

Non, pas cette nudité trop crue… mais je veux tes caresses les plus osées sur mes seins, mes fesses, mon ventre, mon con, mes cuisses…

Non pas cela… Cherche autre chose, mais pas cela…

Non pas cette fellation, pas ici, en pleine nature… mais c’est bon de te sucer… de sucer ton vit, ton sexe, ton braquemart, ton dard, ton engin, ta queue, ta verge, ta bite…

Non je ne veux pas te boire… mais tu aimerais tellement cela… comment puis-je te refuser…

Non pas ta bouche sur mon con… je suis trop inondée… mais c’est bon ta langue… c’est bon cette succion rythmée… fais plus fort… çà me plait… c’est bon de savoir que tu me bois… je voudrais que tu me boives après avoir jouis dans mon con… puis tu viendras m’offrir notre mélange de foutre et de stupre.

Non pas au téléphone… je veux attendre que tu sois tout près de moi… et soudain ce cri strident qui te surprend par la soudaineté du plaisir violent inhabituel…

Non pas ce soir je dois dormir… mais ne part pas tout de suite et encore ce cri qui transperce la nuit…

Non pas ce matin… je serais en retard… mais la main est déjà tendue vers un con vibrant… et le plaisir arrive surprenant par sa violente soudaineté.

Non pas dans cette salle de repos… avec tout ce monde autour de moi… mais les cuisses se serrent et le spasme survient, tendrement, longuement, divinement.

Non pas sur cette route… pas maintenant… mais cette petite halte s’organise sans résistance… et il suffit alors de glisser la main sur le bas ventre, frôler les poils du pubis et toucher ce clitoris bandé pour que se déclenche un véritable cataclysme.

Non pas dans ce train… on peut nous surprendre… mais regarde je n’ai pas mis de slip… tu peux me prendre quand tu veux, où tu veux, comme tu veux, aussi longtemps que tu veux…

Non je ne veux pas sortir sans dessous… mais qu’est-ce que c’est bon de sentir l’air sur mon sexe nu… j’en jouis presque…

Non pas cette cravate de notaire… Non pas cette feuille de rose… mais tu aimes tant ces caresses interdites que je m’y force… je m’y plais, je m’y délecte… et soudain un plaisir venu de nulle part me submerge.

Non n’ouvres pas ainsi mes fesses… je tremble déjà de ta caresse buccale… mais je me caresse par devant et je jouis encore…

Non je préfère que tu te branles toi-même… je ne saurais pas tenir le rythme… mais qu’est-ce que c’est beau un homme qui jouis, ce sperme qui coule, cette vibration du vit, cette remontée des couilles…

Non ne rentre pas trop brutalement… je préfère la douceur d’une pénétration pas petits à-coups… mais j’aime tellement tes coups de reins… Oui baise moi, pénètre mois, fais-moi venir à ta rencontre, laisse-moi sentir tes couilles sur mes fesses… vas-y encore plus fort…  tu me fais mal mais c’est bon de jouir sous tes coups de boutoir, remonte moi les jambes jusqu’à plus soif, écartèle moi, plis moi, couvre moi de ton corps…

Non pas maintenant… je suis toute sèche… mais tant pis, je ne peux attendre… baise moi à sec… viole moi, prends moi…

Non pas ce sperme sur mes seins… mais tu oses jouir sur eux et me souiller de ton jus… oui masse moi les seins, encore et encore avec ton jus si chaud et si étrange…

Non ne m’embrasse pas maintenant, j’ai la bouche toute pleine de ton jus… mais viens le partager avec moi… enfonce ta langue jusqu’à ma glotte… attrape la mienne et suce là très fort… j’aime tes baisers brûlants et forts…

Non ne me dis plus des mots si durs… mais j’ai pourtant envie de tes mots
mais je veux te lire, boire tes mots comme on bois du sperme, entendre tes mots me violer… je craque pour tes mots. Ils sont ma petite drogue matinale… je me sens si prête à m’ouvrir à toi par tes mots, mais je te montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant… si tu le demande avec les bons mots je ressens dans les jambes comme un fourmillement de plaisir… à l’écoute de tes mots, chaque bouchée, chaque regard, chaque parole m’entraîne dans des rêves hallucinants…
dès lors que tu me promets de me bourrer avec tes mots, je pense à toi, tout le temps… je suis avec toi, emmène-moi dans ton voyage au bout du monde… au bout du plaisir… pour me baiser quand tu veux à chaque moment, mais à chaque geste j’espère tesmots… ton indiscrétion me charme… mon intimité est la tienne…

Non, laisse-moi seule ; mais j’ai envie de passer ma main sous tes couilles pour les soupeser… mais j’ai envie de ta tête reposant sur mon ventre… mais je n’arrive plus à me raisonner… mais je me projette dans les jours prochains, lorsque je me placerais au-dessus de toi en te disant à mon tour mes mots

admire mon con
regarde ses couleurs
touche sa douceur
ouvre le
caresse le
suce le.
regarde comme elle est
belle ma chatte
splendide ma chatte
somptueuse ma chatte
accueillante ma chatte
douce ma chatte
délicieuse ma chatte
sucrée Salée ma chatte
chaude ma chatte
excitée ma chatte
ouverte ma chatte
profonde ma chatte
chatte de vierge ma chatte
inondée ma chatte
remplie de toi ma chatte
brûlante ma chatte
offerte ma chatte
consentante ma chatte
mets-y les doigts dans ma chatte
investis là ma chatte…
comble là ma chatte…
fais la jouir ma chatte…
fais la juter ma chatte…
fais la vibrer ma chatte…

Et maintenant avec une telle chatte, comment imagines-tu de me dire NON !

Joliment illustré

A tergo !

A tergo !

Une F masturbe un H

Une F masturbe un H

F masturbant un H

F masturbant un H

Totale facination

Totale facination

Trois dessins érotiques

Trois dessins érotiques

Le vieux saryr

Le vieux saryr

La famille

La famille

Dessus assise

Dessus assise

Face à face

Face à face

Précaution

Précaution

Sur ses genoux

Sur ses genoux

Nymphe et Satyr

Nymphe et Satyr

Tatie m'aime tellement

Tatie m’aime tellement

Masturbation

Masturbation

H masturbant une F

H masturbant une F

Jambes sur épaules

Jambes sur épaules

Après

Après

Joyeuse exploration

Joyeuse exploration

Baise sur un sofa

Baise sur un sofa

Baise sur le lit

Baise sur le lit

Juste avant

Juste avant

Au dessus

Au dessus

Fellation

Fellation

Fellation

Fellation

Dorsal

Dorsal

Doggy style

Doggy style

Défloration

Défloration

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus

Cunnilingus – Jeune explorateur

Cunnilingus – Jeune explorateur

Jouis ! Mon ami

Jouis ! Mon ami

Centaurs

Centaurs

Jeunes masturbateurs

Jeunes masturbateurs

Des camions de tendresse : François Rey (Extrait… Marc, je t’aime.)

Pour rien au monde, je n’aurais bougé, mais Platon ne m’a pas demandé mon avis. Il venait d’ouvrir dans le noir deux yeux sataniques dont il considérait sa proie endormie. Alors, avec mille précautions et des souplesses hallucinantes, il s’est mis à ramper, millimètre après millimètre, à s’allonger démesurément au plus profond de mes entrailles, à étirer une patte après l’autre, très lentement, très sûrement, et sa diabolique reptation a commencé à me hanter, à soulever mon bassin, à incendier mon fourré… Ah ! chasseur, chasseur ! Sournois et implacable, ton interminable affût soudain touchait à son but. J’ai tenté de résister, mais c’était trop tard, trop tard : sa quête me possédait, et sa cadence sans rémission, la serpentine et houleuse et silencieuse et impitoyable progression du fauve qui habite l’ombre des savanes, et se coule sur la piste du gibier. J’ai ondulé aussi, roulé des hanches et des cuisses et des fesses, domestiqué l’invisible, apprivoisé le clandestin, je suis devenue félin aux aguets, absolument inaudible et régulier, tout entier pris par sa passion du but à atteindre, tout entier concentré, jusqu’au moindre muscle, au moindre poil.

L’incendie s’étendait à présent jusque dans ma tête, sous mes paupières serrées où passaient les images les plus torrides de la création. Mais je n’avais pas peur du feu. Mes mains s’étaient refermées sur les mains de Marc, jetées au hasard au bout de ses grands bras sans force, les avaient sans à-coup glissées sous mon tee­ shirt, plaquées sur mes seins, et mes seins aussi dansaient dans les flammes, avec des convulsions lentes de gitane en hypnose. Leurs bouts dressés s’irritaient aux gigantesques paumes inconscientes qui les couvraient, y dessinaient des courbes et des spirales infinies…

J’ai dansé encore, avec la patience bouillante que m’avait enseignée Platon, jusqu’à enlever ma culotte, relever mon tee-shirt le plus haut possible sur mes reins. Marc ne s’était pas déshabillé. Je sentais sous mon cul l’épaisseur innocente de sa braguette, caparaçonnée de plusieurs couches d’étoffe, raidie de coutures, cloutée de boutons… Sa queue devait dormir, là-dessous, inconsciente de ma fringale. Je voulais la charmer, l’étourdir de douceur, l’envoûter, la persuader avant de l’engloutir. Je connaissais l’ampleur de son émoi, la vivacité de son élan, sa fierté, sa force, et cette pulsation troublante qui l’animait tout entière aux heures où Marc désirait Tristan. Je la voulais pareille, aussi dure, rebelle, gorgée, impatiente, aussi tonique sous mes fesses, qui scandaient toujours un flamenco fantomatique et décomposé aux limites du perceptible… Comme si j’avais bougé dans l’eau… D’ailleurs, j’étais dans l’eau. Dans le feu et l’eau. Mon corps, cette algue échevelée et tordue par un remous sans fin ni vitesse, ruisselait de convoitise. Entre mes cuisses brûlantes, une faille crémeuse distillait sa lave incandescente. Je nageais au profond du désir comme en un lourd tourbillon irrésistible et moelleux, une mer d’huile tiède aux vagues de velours.

J’ai surveillé ma montre. Flotté pendant deux heures dans des courants magiques, ondulé, valsé, serpenté autour de mes envies, sinué dans mes songes, appelé de mots fous l’amour de mon dormeur, vogué sur son sexe tapi, ondoyé dans ses bras, dans ses mains, et sous son souffle mes flammes attisées ont dévoré ma patience, et j’ai bougé plus fort, couru, bondi, le fauve était lâché, toutes griffes en avant, et la gueule béante, je le voulais, je le voulais en moi, l’avaler, le pomper, le bouffer, boire sa victorieuse défaite, le faire cavaler entre mes cuisses allègres et défoncer mes barrages… Sous mes fesses énervées, le jean soudain s’enflait d’une prometteuse récolte…

Je me suis retournée, violente et furieuse. J’ai permis à ma bouche les errances farouches dont elle rêvait dans ses chimères. Ai découvert pour la première fois, de mes lèvres fiévreuses, ses lèvres enflées, ses paupières bombées, sa joue rêche, son menton court, son cou charnu, le lobe tendre de son oreille, ses cheveux drus où s’attardaient les senteurs mêlées du shampooing et des cigarettes fumées. Il ne se réveillait pas, ou si peu, grognait à peine.

A force de le becqueter comme ça, partout, je l’ai peu à peu ramené à la conscience. Mes manœuvres sur lui ne semblèrent pas d’abord l’offusquer, il s’inquiéta seulement de l’heure, d’une voix embarrassée. Entre deux baisers, je répondis : « C’est l’heure ! », puis, talonnée par l’urgence, et le sentiment que pareille occasion ne se reproduirait peut-être plus :

  • « Marc, baise-moi ! ».

Il n’ouvrait toujours pas les yeux. J’avais allumé la veilleuse, j’étais à cheval sur lui. Il disait « non », protestait, sans indignation, sans vigueur non plus, avec seulement un gros sommeil qui lui collait encore aux paupières et partout, argumentait logiquement, posément, comme un somnambule, désireux de profiter, jusqu’à l’ultime seconde, de la trêve qu’il venait de s’accorder. J’insistais, comme par jeu, avec des arguments logiques aussi, et le dessein malin de déguiser ma ferveur en caprice futile :

  • «Allez, baise-moi ! ».

Il venait de dire non pour la troisième fois, alléguait des principes, grommelait un peu, écrasé de fatigue, la joue rivée au creux de l’oreiller, l’œil résolument clos. Je reculai sur ses jambes, m’attaquai aux boutons du jean.

  • Et si je te baise, moi, c’est pas pareil, pour le principe.

Il fit« mmum ». Facile de croire à une approbation, non ? N’importe qui à ma place se serait senti autorisé… Ah ! boutons merveilleux, ma faim les avait graissés d’une huile de sésame, clic, clac, clac, l’avenir s’ouvrait devant moi… Sa bite vint à ma rencontre, douce et magnifique, oscillant un peu dans la lueur diffuse de la veilleuse. Je ne savais plus où j’en avais envie… J’y portais ma main extasiée, ma joue, ma bouche, m’enivrais de son odeur émouvante, parfum d’étoffe rude et moite, de sueur, d’intimité, je goûtais à sa chair élastique…

  • T’es chiante ! se plaignit-il

Marc allongea un bras gourd, pesa sur mes cheveux, tenta sans conviction de me repousser. Mais ce n’est pas lui qui eut raison de mon appétit… Platon, le jaloux, le fauve, le sanguinaire, d’un seul bond venait de se ruer en moi, pour une seconde et décisive fois. Avec une science exacte de la distance qui le séparait de sa victime, il s’y propulsa des quatre pattes, élargit la gueule, l’engloutit sans effort… La queue de Marc était dans mon ventre, arrimée à fond, suave, fondante et raide, raide… Je perdis la tête, me mis à courir, courir sur elle, à la mesurer d’un galop effréné, impétueux, incontrôlable. Marc releva la tête, écarquilla des yeux hagards qui cherchaient une vision nette des choses, puis renversa la nuque, lassé d’avance par la lutte qu’il eût dû mener pour se débarrasser de moi.

J’étais à la fois ravie et dépitée qu’il le prenne comme ça. Je m’appliquai moi aussi au détachement, quoi qu’il m’en coûtât, parce que je sentais que c’était la seule façon d’arriver à mon but. Je domptai à grand-peine mon souffle fou, ma course effrénée.

  • Tu me l’as déjà dit…
  • Oui, mais là, il va falloir

Je le sentais s’éveiller peu à peu, reprendre pied dans la réalité. C’était vrai que ça urgeait. Bientôt, d’une chiquenaude, il m’enverrait bouler, si ses forces revenaient aussi vite que sa lucidité. Mais il ajouta :

  • Dépêche-toi !

Il abdiquait ! Pour gagner du temps, je rouspétai:

  • T’es pas marrant! Tu pourrais participer un peu. Faire semblant au Il bâillait.
  • Tu veux que je dise maman?

Sa queue me chamboulait. Plus je bougeais sur elle, et mieux c’était. Où que je la sente, au bord, au fond, sur les côtés, partout, ça devenait de plus en plus fabuleux. J’avais envie de chanter, de hurler, de tout essayer, toutes les figures, les ronds, les carrés, les triangles, tous les pas, les trots, les galops, les pasos, les polkas… Je la voulais partout, partout, ici, non là, plus loin, plus court, plus long, plus doux, plus fort, je percevais sa forme, tête ronde, bien nue, bien ferme et glissante, col épais, manche de bois patiné, de satin tiède, elle était à moi, à moi, la joie me donnait des ailes, des lèvres partout, des petites ventouses qui le suçaient partout, un cœur explosif, bouleversé de découverte et de gratitude…

«Oh ! oui, dis maman, dis que tu m’aimes, dis que c’est bon ! Gémis, crie, pleure,

J’ai plongé sur sa poitrine pour y jouir à l’aise. Je me sens béante et convulsée à la fois. Au moment du plaisir, j’ai soulevé les fesses et j’ai juste gardé l’extrême bout de sa queue au bord de mon con, qui s’est crispé follement, et le bonheur m’a fauchée comme ça, avec seulement un petit bout de cette gigantesque queue à peine enfoncée en moi, à peine enfoncée mais si présente…appelle, dis aussi de grosses saletés, que tu aimes ma chatte, que tu t’y sens fondre, que tu as le feu aux couilles, que tu as envie de foutre, que ta bite éclate, que tu vas m’inonder, me noyer, que ça vient, ça vient, ça vient… »

Marc bouge sous moi, ses mains me touchent. Oh ! Qu’il me laisse encore une minute de convalescence, une seule minute à goûter ma volupté, toute cette joie paisible qui redescend sur moi en myriades d’étoiles, comme après le bouquet final du feu d’artifice…

Ses mains se posent sur mes reins, cramponnent mes hanches, mais il ne me repousse pas, au contraire, il pèse sur moi, me force à redescendre brutalement et à fond sur sa colonne dressée, me soulève, m’empale à nouveau, très vite, deux ou trois fois, puis s’immobilise soudain, les doigts raidis, les ongles un peu cruels sur ma peau, un peu félins aussi. Sous mon oreille, son cœur vient de s’affoler…

  • Là, t’es contente ? bougonne-t-il au bout de quelques

Je ne remercie pas, bouleversée de tendresse. Un petit bisou m’échappe, claque sur son thorax palpitant.

  • Marc, je t’aime.
  • Allez, cette fois, on repart, dit-il en se lev

Au cœur de la nuit !

Les yeux de Caty

Les yeux de Caty

Lignes écrites au cœur de la nuit…
et pour vous.
Les lire dans l’instant.
Dans l’instant où je les concevais.
Pour mieux être au diapason.
Ne dites rien ?
N’exprimer pas ce trouble
Qui s’empare de vous ?
Je le ressens si fort.
Qui suis-je ?
Qui sommes-nous ?
Pour nous émouvoir ainsi.
Pour nous troubler ainsi.
Mes mots sont pour toi.
Ils sont aussi pour moi.
ils me caressent comme ils te caressent.
Saurais-je te caresser ?
Doucement, silencieusement, lentement, longuement.
Sauras tu leur répondre,
Doucement, silencieusement, lentement,  longuement.
Saurons nous répondre , deviner,
trouver sans même chercher le chemin de nos souhaits,
le chemin de nos rêves.
Et le temps n’existera plus.
Attente…
Attente de caresse…
Voici pour toi chère ange des…
Caresses.
Bien sure, si nous nous sentons si bien
c’est que nous sommes protégés
j’ai déjà pensé à cette hypothèse du changement de registre !
j’ai déjà imaginé des scénario !
mais je me sens si bien
dans ce dialogue qu‘il me faudra tout d’abord
l’épuiser avant de trouver
l’envie de cheminer différemment !
Oui je vous regarde,
oui, je vous touche même,
dans mes rêves ;
j’imagine un lit, non fait,
regorgeant de votre odeur,
et vous y paressant langoureusement !
Aucune envie de vous lever !
Même pas pour aller chercher ce message quotidien !
rien dans la tête, sinon des rêves !
Le regard se porte tour à tour
sur tous les objets familiers de la chambre !
une chaise sur laquelle repose une chemise de nuit,
enlevée juste au moment de se glisser
dans les draps !
Un tableau moderne censé représenter
quelque scène pastorale !
Les rideaux fermés qui laissent à peine passer
la lumière du jour !
La table de nuit et ce bel objet tout rond ;
et ces rêves, ces pensées,
cette folle envie de savoir comment
l‘autre découvrira ce corps !
ce corps repu de quelques folles caresses !
Des mains se joignent soudain
et se réchauffent l‘une l’autre
du froid du petit matin
et l’une s’en va vers le sein gauche pour le tâter,
l’empaumer !
l’autre glisse sur le ventre
tourne autour du nombril,
et continue sa course vers le centre du monde !
lieu béni des dieux,
d’où naissent tous les désirs ;
et le souvenir d’un amant audacieux qui
le premier vint goûter de ses lèvres chaudes
le suc de la rose !
lui !
Osera-t-il cette caresse si avidement attendues !
Deux pieds au fond du lit qui se touchent
et s’esquivent !
rares sont ces moments de plaisir solitaire » !
que l’on accepte de partager !
je vous imagine souhaitant subitement
les partager, avec moi: !

Adam et Eve

Et tous deux s’étonnaient de tant de différence
Dans les formes du corps et les tons de la peau.
Adam la trouvait belle ; Eve le trouvait beau.

Ils se taisaient, mais ils raisonnaient en revanche.

Adam reprit enfin: « Comme vous êtes blanche !
Pourquoi Dieu vous a-t-il mis des cheveux si long ?
Les miens sont courts et noire et les vôtres tout blonds
C’est vraiment très joli, ces lourdes tresses blondes …

Eve
Vous trouvez?

Adam
Très joli … Mais ces machines rondes,
Là, sur votre poitrine, à quoi cela sert-il ?

Eve
Je n’en sais rien. Mais vous, au-dessous du nombril,
Qu’est-ce que vous portez dans cette touffe noire,
Sur ce double coussin ?

Adam
Je m’en sers … après boire.

Eve
Seulement ? cela doit vous gêner pour marcher ?

Adam
Pas trop … on s’habitue.

Eve
Est-ce qu’on peut toucher ?

Adam
Si vous le désirez …

Eve
Je suis si curieuse.

Alors, vous permettez ? …
Eve blanche et rieuse,
Avança doucement ses petits doigts rosés,
Puis, s’arrêtant soudain : « Je n’ose pas !

Adam
Osez!
Est-ce qu’il vous fait peur ?

Eve
Peur? Oh ! non : je suis brave.
Tiens ! c’est tout rouge au bout. On dirait une rave.
C’est pour le protéger, sans doute, cette peau ?
Ce n’est pas laid du tout.

Adam
Oh … ce n’est pas très beau.

Eve
Mais si : c’est très gentil. »

Et les mignons doigts roses
Allaient, couraient, venaient, faisaient de courtes poses,
Comme des papillons voltigeant sur des fleurs.

« Oh mais, regardez donc. Il a pris des couleurs.
Comme c’est drôle! Il est plus grand que tout à l’heure.
Il se dresse, il frémit. Ciel ! une larme : il pleure ! »
Eve essuya la larme à ses cheveux dorés.

Eve
« Il pleure, il pleure encore ! Est-ce que vous souffrez ?

Adam
Au contraire.

Eve
Oh, monsieur Adam ! il est énorme,
Maintenant ! il n’a plus du tout la même forme.
C’est très raide et très dur … A quoi peut-il servir ? »

Adam lui répondit, dans un profond soupir :
« Est-ce que vous croyez qu’il sert à quelque chose ?

Eve
Je n’en suis pas très sure : au moins, je le suppose.
Vous m’avez dit tantôt: « Dieu fait bien ce qu’il fait. »
Toute chose a son but si ce monde est parfait.

Adam
Oui, si Dieu m’avait dit ce qu’il veut que j’en fasse
De ce … Mais vous, comment ? …

Eve
Moi, je n’ai que la place.
C’est peut-être un oubli : Voyez.

Adam
Je ne vois rien.

Eve
Non, pas là, maladroit ! Ici .. regardez bien.

Adam
C’est juste ! On vous a même arraché la racine !
La fosse est toute fraîche … Est-ce que la voisine
Communique ? … Pour voir, si j’y mettais mon doigt ?

Eve
Mettez ce qu’il faudra.

Adam
Diable ! C’est bien étroit ! »

Il glissa sous la femme une main caressante …
Eve bondit, l’oeil clos, la croupe frémissante,

Les seins tendus, les poings crispés dans ses cheveux
Tout son être frémit d’un long frisson nerveux.
Et le soupir mourut entre ses dents serrées.

« Encore » ! Elle entrouvrit ses deux cuisses cambrées,
Et le premier puceau vint tomber dans ses bras!

« Encore ! Cherche encore ! Oui. Tant que tu voudras. »

Comme il croisait ses mains sous deux épaules blanches
Adam sentit deux pieds se croiser sur ses hanches.
Leurs membres innocents s’enlaçaient, s’emmêlaient.

S’ils avaient pu savoir, au moins, ce qu’ils voulaient :
O pucelage ! Alors, presque sans le comprendre,
Tous deux en même temps, d’une voix faible en tendre,
Murmurèrent: « Je t’aime. » Et le premier baiser
Vint, en papillonnant, en riant, se poser
Et chanter doucement sur leurs lèvres unies.

Dieu, pour les ignorants, créa deux bons génies :
L’instinct et le hasard. Or, au bout d’un instant,
Eve avait deviné ce qui l’intriguait tant.

Avez-vous jamais vu le serpent que l’on chasse ?
De droite à gauche, errant, affolé, tête basse,
En avant, en arrière, il va sans savoir où.

Il s’élance ; il recule, il cherche ; il veut un trou,
Un asile où cacher sa fureur écumante.

Il cherche: il ne voit rien, et son angoisse augmente.
Mais, lorsqu’il aperçoit l’abri qu’il a rêvé,
Il entre et ne sort plus. Adam avait trouvé !

Un cri, puis des soupirs: l’homme a compris la femme.
Les deux corps enlacés semblaient n’avoir qu’une âme.
Il se serraient, il se tordaient, ils bondissaient.
Les chairs en feu frottaient les chairs, s’électrisaient.

Les veines se gonflaient. Les langues acérées
Cherchaient une morsure entre les dents serrées,
Des nerfs tendus en fous, des muscles contractés,
Des élans furieux, des bonds de volupté …

Plus fort ! Plus vite ! Enfin, c’est la suprême éteinte,
Le frisson convulsif …
Eve alanguie, éteinte,
Se pâme en un soupir et fléchit sur ses reins !
Ses yeux cherchent le ciel ; son coeur bat sous ses seins.
Son beau corps souple, frêle, et blanc comme la neige,
S’arrondit, s’abandonne au bras qui la protège.

Adam, heureux et las, se couche à son côté.
Puis, tous deux, lourds, le sein doucement agité
Comme s’ils écoutaient de tendres harmonies,
Rêvent, dans la langueur des voluptés finies.

Mais Eve: « Dieu, vois-tu, ne fait rien sans raisons,
Dieu fait bien ce qu’il fait … Viens là ! Recommençons … »

Sire de Chambley

Son haleine a le galop de charge…

Entre ses lèvres rouges, elle attrape la pine

Entre ses lèvres rouges, elle attrape la pine,

La lèche sur le gland, lui fait de longs suçons,

Cependant que sa main pelote les roustons

Du petit homme aimé, dont le regard s’anime.

 

Il raidit… Son haleine a le galop de charge…

En un souffle mourant le galant dit… Viens-tu ?

Il lui met en son con son membre, et, dans le cul

Le bout du doigt… Puis il l’arrose de décharge…