S’il te plait : laisse moi te caresser…

S'il te plait ! Laisse-moi te caresser !

                                                     S’il te plait ! Laisse-moi te caresser !

-« S’il te plait : laisse moi te caresser…
-Non. Pas avant que tu aies fini de lire. D’abord cela : à voix haute »
Et boudeuse, elle continua de lire :
-« « Caty ne répondit pas… goûta son jus et respira son odeur. Mona s’était couchée contre Caty et continuait à lui parler. Caty attendait la suite des évènements, certaine que Mona allait prendre d’autres initiatives… Elles parvinrent à une douce ambiance d’échange amoureux. Mona se défit de ses vêtements et fut très fière de montrer à Caty qu’elle aussi n’avait ni soutien-gorge ni culotte. Elle se recoucha sur le ventre le long de Caty… Les deux corps nus exposés, les deux visages face à face…
– Mona ! Tu dors !
– Oh ! Oui ! pardonne-moi je me suis assoupie ! Les mojito passent mal !
– Pourquoi as-tu choisi Mona comme nom
– Parce que l’un de mes livres de chevet est Sexus ! Tu connais ?
– Oui j’ai lu Henry Miller
– Mon exemplaire de Sexus est tout écorné ! Je repérais ainsi toutes les pages intéressantes
– Tu aurais aimé être Mona
– Non ! j’aurais aimé être Henry et pouvoir baiser tout mon saoul. Mais j’aime aussi certains livres de Mémoire de Putains ou de courtisanes C’est dans un de ces bouquins que j’ai découvert deux femmes qui s’aimaient et alors j’ai fantasmé sur le cunnilingus.
– Ce soir-là tu t’es caressée ?
– Oui trois fois de suite
– Et il dormait à côté de toi ?
– Oui, il n’a rien entendu de mes orgasmes » »

Elle mouillait à lire ces lignes et à sentir la présence à côté d’elle de celle qu’elle caresserait dans un instant seulement. Mais elle n’était plus aussi pressée. Elle savourait ce moment de l’attente et de lecture qui l’amenait d’une autre façon vers le plaisir promis…
-« Et, maintenant, lis moi cela ». Elle lui tendit un autre ouvrage…
Elle s’exécuta avec délice. Elle avait l’impression de lustrer le bois de la chaise sur laquelle elle était installée à force d’être trempée et de gigoter de désir.

« Là, gît la source du contresens au coin duquel reste frappée par trop de gens l’œuvre de Miller : la forte odeur du sexe… (…). Dans La Crucifixion, pour conduire cette traversée, il a sa Béatrice. Rien de commun avec la séraphique, la lumineuse, l’éthérée qu’est la dantesque. Non, celle de Miller est une Béatrice de la nuit. Elle est l’union de l’ange et de la bête (ou du démon, si l’on veut). Déchirante et déchirée, elle participe de l’épreuve de la foudre et du feu, au bout de laquelle sont la révélation et la résurrection. Elle est l’astre noir qui brûle et rayonne au plafond de la nuit de cauchemar, incombustible comme une escarboucle, ou un diamant du diable ; illuminant les ténèbres où bouillent les chaudrons de la chair, de l’esprit et de l’âme. Elle s’appelle ici Mara et aussi Mona (…)
Ce que les imbéciles, publics ou privés, continuent à qualifier de pornographie ou d’obscénités dans les livres de Miller est en vérité matière brute, et première, de cette transmutation. La sexualité, dans les livres de Miller, déborde le sexe. Elle frappe au cœur. Elle ouvre la porte du cœur, c’est-à-dire de l’amour. Mais un amour qui n’est pas seulement celui de l’homme pour la femme, de la femme pour l’homme. Un amour qui embrasse et pénètre et féconde tout l’immense corps rougeoyant de sang et de chair tressaillant de passion de souffrance et de joie que l’on nomme la vie. Un amour qui, dans l’étreinte et la fécondation de l’autre non seulement se consomme et se consume, mais est à son tour fécondé, par un processus sans fin. Alors, il n’y a plus de vide absolu, de néant. Tout est plein, dans tout. L’amour irrigue le sexe ».
Elle s’arrêta de lire haletante…

-« Vois-tu à présent vers quelle destination je souhaite t’amener ? »

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J’habite une femme ! (réédition)

84211388_pEt tout de suite une foultitude de questions ! En voici une en voici deux !

Depuis quand habitez vous cette femme ?

J’habite cette femme depuis le jour où elle a tenté et su me convaincre qu’elle était ma maison. J’habite donc chez moi !

Comment cette femme a pu vous convaincre d’une telle chose ?

Je ne sais pas, elle ne me l’a pas dit ! Je sais tout simplement qu’un soir dans la profondeur de la nuit ; avions nous fait l’amour ? Je ne m’en souviens pas ! Un soir donc elle me demanda dans le creux de l’oreille : veux-tu m’habitez ? Et dans mon sommeil ; oui je crois que nous avions fait l’amour : je lui répondis : oui je vais t’habiter.

Pourquoi habitez-vous cette femme ?

Vous connaissez déjà la réponse ! J’habite une femme parce qu’elle me l’a demandé.

Et c’est quoi habiter une femme ?

J’hésite à vous répondre parce que je ne sais pas moi-même ce que cela veut dire habiter une femme. J’habite une femme parce qu’elle me l’a demandé.

Et comment habite-t-on une femme ?

Là encore je ne puis vous répondre…

Pouvez-vous m’invitez dans cette femme comme on invite dans une maison ?

Le mot est osé ! La femme n’est pas une maison ! Mais je peux vous y inviter ?

Habitez une femme c’est être totalement imprégné de son odeur au point de perdre la sienne. Par le miracle de cette habitation elle devient ma propre odeur. En fait je devrais parler de ses odeurs, ses senteurs, ses parfums… tiens ouvre grand tes narines et respire un bon coup ce qui viens d’ici… subtile, tendre, excitant, aguichant… l’odeur de la femme que j’habite est une turbulence.

Habitez une femme c’est avoir dans la bouche des papilles en extase permanente devant les subtilités sucrées salées de la femme. C’est pouvoir recherche dans chaque bouchée son goût… ses goûts devrais-je avouer… Car habiter une femme on ne le peut qu’après une exploration archéologique des goûts de son corps… caresser un lobe d’oreille, les amants savent ce que peut déclencher comme frisson cette caresse, mais goûter ce lobe et noter religieusement ses subtilités c’est un art qui ouvre vers des territoires secrets. Là ! Une larme ! Saisissez la précieuse goûte et mémorisez vous de sa chaleur de son petit sel poivre de goût… gardez ce goût en vous pendant des milliers de temps… et un jour au coin d’une table viendront à vous quelques papilles qui vous offriront une chute de larmes comme n’en ont jamais rêvées les pleureuses de dieu.

Là en ce moment j’ai sur le bout de la langue un mot si tendre si goûteux que j’en suis ému… ce gout ! Je peux le replacer dans le temps ! je peux me replacer à l’endroit précis ou il m’a été offert… je dis offert, mais en fait je l’ai volé ce gout… indescriptible moment amoureux ou soudain perle au bord de la vulve une larme… et me voilà pendant de longues minutes en conférence avec mes papilles pour savoir à qui je confierais cet étrange et mystérieux gout de miel salé… tous en voulait être le gardien… mais j’ai choisi alors mes plus vaillantes papilles pour leur confier ce secret hommage. Et même la femme que j’habite ne sait pas que je lui ai volé cette mystérieuse larme.

Alors vous commencer à imaginer le temps qu’il faut investir pour habiter une femme.

Plus facile pour vous ! Écoutez ce chant ! Vous ne le connaissez pas ! bien entendu ! Je vous offre son écoute parce que je sais que vous aussi vous habitez une femme sans doute sans le savoir. Là vous y êtes : vous avez reconnu l’orgasme d’une femme comblée et dévalant à grande chevauchée la vallée du désir… c’est un chant qui chante les louanges de l’amant et ce n’est que l’amant qui sache décomposer la partition. Mais il y a plus subtile encore. Cette fois un mélange étrange de saveur et de senteur… oui vous y êtes dans cette forêt du pubis non pas d’une femme mais d’une amante. Il faut s’y aventurer après lui avoir fait vingt fois l’amour… coucher votre visage sur son bas ventre et attendez… attendez longtemps que le temps fasse son œuvre… la toison que vous avez peignée brossée taillée flotte à votre souffle et vous êtes bien dans un autre monde… celui du temps qui passe… mais votre oreille se veut stéthoscope et vous entendez le gargouillement de son ventre. Non n’ayez pas peur, ne vous cachez pas de ses bruits sourds mystérieux inquiétants… si vous voulez habiter une femme vous acceptez cette aventure de son intérieur.

C’est inconfortable d’habiter une femme ? Nullement ! C’est peut-être un peu chargé en taches ménagères… et vous faites le ménage… taches ménagères ne veut pas dire cela… les fameuses tâches sont de capter chaque image de cette femme… savez-vous par exemple qu’une simple douche de quelques minutes offre plus de 300 images. Ce corps élancé se place sous la pomme de douche et attend les premières gouttes. Elles seront pour le visage et la tête bascule vers l’arrière pour offrir un baiser à l’eau… l’eau et la femme un parfait amour pendant quelques instants de plaisir… l’eau habite la femme comme moi je l’habite… chaque goutte est une langue qui s’infiltre, s’incruste puis s’échappe chargée d’un petit rien un petit rien d’elle… mais là ces deux mains qui soulèvent simultanément les deux seins… le ballet des mains et de l’eau est une subtilité indescriptible… un petit bassin se forme entre les deux globes de chair fermement tenus plus relâchés… et l’eau tranquille continue son chemin… sur le ventre c’et un merveilleux tourbillon qui tourne autour des formes les plus belles que l’on puisse imaginer… non c’est le vendre de la femme habité qui est le centre absolu… avez-vous regarder les mains d’une femme abordant le pubis végéteux, peigner, racler, cueillant des gouttes d’eau aux branches des poils… allons nous assister à la toilette intime ? Et pourquoi pas ! la femme habitée ne craint rien de l’impudeur… Le spectacle se fait dense et magique et c’est un mouvement si beau que cette main qui ne s’arrêtent jamais de papillonner ici et là et encore ici… le sillon amoureux est parcouru mille fois et la jambe se soulève pour que le spectacle soit encore plus beau… arrivent alors des basculement du corps qui font saillir la croupe et montrer l’imposante structure de la femme habitée… elle se penche pour atteindre ses cuisses, ses genoux ses mollets ses chevilles et à chaque étape les fesses se font plus obscènes… Et un autre spectacle suit le spectacle… une femme habitée se bouchonne d’une grande serviette blanche et chaque geste est une offense à la pudeur…

J’adore !

C’est de toi que j’ai une terrible envie…

C'est toi que je veux

C’est toi que je veux

C’est de toi que j’ai une terrible envie…

sulfureuse…

tempétueuse…

irrépressible…

insoumise…

Envie de tu me brûles les reins

en y posant tes mains…

Envie que tu investisses ma chatte

aussi brutalement qu’il te soit possible…

Juste pour sentir mes lèvres

laisser un passage béant à ta main…

à ta bouche en désir…

Désir de tu me bouffes le clito

sans égards

et sans retenue…

Désir que tu y plantes tes dents

pour me faire hurler

que je te sens bien…

Désir que tu presses ton gland

à l’orée de mon si joli petit cul…

Désir de sentir se dilater mon sphincter

tout autour…

Envie que tu m’investisses

d’un seul coup de rein…

Puissant…

Ample…

sans attendre…

Envie que tu me défonces

en tirant ma tête en arrière…

Envie de sentir tes couilles

battre sur mes fesses à chaque pénétration…

Violemment…

Pleinement…

Envie que tu éclates

en libérant ta semence

au fond de mes entrailles…

En longues giclées chaudes et ardentes…

Et que tu me laisses pantelante…

ivre de baise et de joie

de m’être faite pleinement posséder par toi…

Voilà le désir qu’à l’instant

tu allumes en moi…

Toi !…

 La version originale est ici : http://venus-erotica.com/index.php/toi/

Le temps me manque (réédition)

Mais c’est que je suis patient…
revenez moi quand vous voudrez…
mais en revenant vers moi n’est-ce pas vous que vous venez chercher…
vous et vos mots, que vous avez envie encore et encore de dire…
vous et vos envies que vous avez besoin de communiquer à l’autre…
vous et votre désir de l’entendre vous dire des choses terriblement excitantes…
vous et votre corps avide de caresses inouïes,
profonde,
violentes,
inhabituelles,
outrageante,
puérile,
libidineuses… !

reading
Le temps me manque dites-vous !

mais je pense terriblement à vous…
voilà cette belle impudeur au grand jour…

Le temps me manque
mais j’ai envie de vos mots…

Le temps me manque
mais je veux vous lire,
vous boire,
vous entendre…

       reclining-nude
Le temps me manque

mais je vais craquer
si je ne lis pas ma petite
drogue matinale…

Le temps me manque
mais je me sens si prête à m’ouvrir à vous…

remembering-a-perfect-day
Le temps me manque

mais je vous montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant…

Le temps me manque
mais je ressens dans les jambes
comme un fourmillement de plaisir…

a-storm-brewing
Le temps me manque

mais chaque bouchée,
chaque regard,
chaque parole
m’entraîne dans des rêves hallucinants…

Le temps me manque
mais je pense à l’autre, tout le temps…

Le temps me manque
mais je suis avec lui
dans son voyage
au bout du monde…
au bout du plaisir…

the-red-shoes
Le temps me manque

mais je pense à cet avenir
que je suis en train de me bâtir….

Le temps me manque
mais je tri les fantasmes
qui peuvent se réaliser
de ceux qui demeureront
d’éternels rêves de fous…

lost-in-thought
Le temps me manque

mais à chaque mouvement
je le sens près de moi…

Le temps me manque
mais à chaque geste
je sais qu’il m’observe…
et son indiscrétion me charme…

Le temps me manque
mais mon intimité est la sienne…

the-dream
Le temps me manque

mais j’ai envie de passer ma main
sous ses couilles
pour les soupeser…

Le temps me manque
mais j’ai envie de sa tête
reposant sur mon ventre…

Le temps me manque
mais je n’arrive plus à me raisonner…

dream-of-ireland
Le temps me manque

mais je me projette
dans les jours prochains,
lorsque je me placerais
devant cet ordinateur
et lui avouerais tout de moi…
mes caresses matinales,
ma toilette la plus intime,
mes balades dans le froid…
mes croisement de jambes
pour mieux serrer les lèvres
d’un sexe humide et tendre…
mes attouchements passagers insistants…
mes actes d’amour
dans lesquels il s’insinue
subitement
comme par effraction….
de plus en plus…
je ne sais plus … 

waves
Amitiés ! Chère,
Belle
Splendide
Somptueuse
Etonnante
Femme qui manquez de temps…
revenez moi bientôt
et
dites moi
si j’ai vu
juste…

A l’écoute !

2

Lascive, elle s’est réveillée nue ce matin. Les fenêtres ouvertes, elle se laisse caresser par le vent. Elle aime ainsi profiter de la bise. Quel dommage de devoir s’habiller… Non, décidément, ce sera sans elle. Elle restera sans culotte malgré l’activité qui l’attend. La nudité l’habite, la nudité l’habille. Elle décide d’en avertir son amant. Elle le sait seul aujourd’hui : elle n’hésite pas à lui envoyer un sms : « serai nue sous ma robe légère aujourd’hui. Profite en ! ». Comment interprétera-t-il son message ? Comment répondra-t-il à son avance ? Tous les deux savent pertinemment que l’éloignement ne pourra pas lui permettre d’en profiter effectivement. Alors que fera-t-il ?

La réponse ne tarde pas à arriver. Il veut bien en profiter s’il lui laisse le champ libre et si elle accepte ses directives. Que risque-t-elle à essayer ? Il est loin. S’il se prend à divaguer et à lui demander des choses impossibles, elle fera comme elle voudra. Elle accepte plus curieuse qu’excitée. « D’accord » lui répond-elle. Il insiste : « Tu me promets ! ». Elle promet sans conviction. « Bon, alors commence par mettre une culotte. Je te dirai quand l’enlever ». Elle ne s’attendait pas à cela, mais elle s’exécute. Il lui demande ensuite son emploi du temps du jour. Elle commence à comprendre son jeu. Elle lui donne pourtant.

5

L’heure tourne… elle se précipite vers le métro. Un trajet de 30mn doit l’amener en centre-ville. La sonnerie l’avertit de l’arrivée d’un sms. Elle aurait dû s’en douter, comme elle aurait dû se douter de sa teneur : « enlève maintenant ta culotte ». La rame, sans être pleine, n’est pas vide. Elle est assise. Il abuse et dès le début ! Pourquoi elle le ferait. Et pourtant… et si. Ce « si » la fait mouiller. Ce « si » l’amène à envisager que, peut-être… Imaginer la scène entraine aussi quelques sueurs froides. Personne n’est dans son voisinage immédiat. Elle pourrait profiter de l’arrivée prochaine dans une station : dans ces circonstances, tout le monde regarde l’arrêt à venir. C’est jouable. Il lui faudra être rapide, mais c’est faisable. Et puis, elle lui a promis quand même… C’est décidé : elle met son sac devant elle, à ses pieds. Elle se baisse pour faire mine de chercher quelque chose. La voix annonce le prochain arrêt. Elle sent que les personnes présentes fixent les portes et ne font pas attention à elle. D’un mouvement vif, elle s’exécute. Sa culotte est à ses pieds. C’est le moment le plus délicat. Elle dégage ses pieds le plus rapidement possible, tandis que des passagers sortent. Elle la ramasse alors que de nouveaux venus s’introduisent dans la voiture et la glisse dans son sac. Elle sent que son visage est devenu rouge. Elle a chaud. Elle regarde autour d’elle : elle sent les regards. Mais ce mélange d’appréhension et d’envie l’excite. Elle reprend son souffle et elle répond fièrement « c’est fait ». Pas de réponse. Les minutes s’égrènent. Au fur et à mesure de la progression du métro vers le centre-ville, les passagers sont de plus en plus nombreux. Elle est obligée d’abandonner le siège. Elle est debout et se tient à une barre. Or, comme s’il la surveillait et connaissait la situation, il lui envoie un texto lui demandant de se coller à une barre, les deux jambes de part et d’autres… Cela lui semble facile, bien qu’elle soit obligée de s’imposer à son voisinage. Peu à peu, elle approche son corps de la barre jusqu’à s’en emparer de toute sa personne. Certaines mains, devant son insistance, s’écartent ou lâchent prises. D’autres, non. Une main en particulier se tient au creux de son ventre. La foule de plus en plus nombreuse camoufle le fait. Mais cette main, si près de son bas ventre… Dans un mouvement brusque de sorties et d’entrées, elle finit enfin par pouvoir s’emparer de la barre et la glisser entre ses cuisses. Elle la serre de ses cuisses devenues avides. Elle en sent la matière à travers le tissu si léger. Elle se découvre l’âme d’une stripteaseuse de peep show. Et la main, dont elle ne sait d’où elle vient, resserre son étreinte.

1

Pourquoi obéit-elle ainsi aux injonctions de son amant ? C’est complètement imprudent et fou. Imprudent, c’est vrai. Cependant, ce jeu la fait tremper plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Etre à la merci du regard. Sentir qu’on peut dévoiler son impudeur. Etre impudique, ce fantasme là ! Tout est dans l’attitude : il faut avoir l’air dégagé, presque hautain. Elle se décide à entrer dans l’attitude de la bourgeoise, sûr d’elle, froide et sèche. Peut-être l’avait-elle prévue quand elle a décidé de mettre, avant de partir, cette robe de qualité rehaussée d’un collier à la fois clinquant et précieux.

La densité dans le métro est devenue si importante qu’elle peut à peine porter son portable à ses yeux. « Fait ! » écrit-elle à nouveau. Elle a peine le temps de redescendre son bras qu’elle reçoit un nouveau sms. « Tiens ton portable de telle façon que tes voisins puissent lire que tu ne portes pas de culotte ». Il lui reste 7mn à tenir avant son arrêt. Et pourtant, elle s’exécute. Elle saisit son portable ostensiblement avec le dernier message. Des personnes se sont-elles aventurées à le lire par dessus son épaule ? Y a-t-il un lien avec ce qu’elle ressent ? Elle sent, ou croit sentir, une pression accentuée sur ses fesses. La main près du ventre glisse le long de la barre, ses fesses caressées : elle se sent acculée de partout. Elle se sent transparente, mise à nue.

3

Elle finit par sortir de l’étuve. Cette expérience, la tension qui l’accompagnait, l’a éreinté. Elle marche dans la rue, profitant de sa liberté et de son secret. Et c’est pendant ce trajet qu’elle reçoit une nouvelle indication. « j’ai vu que tu passais devant la poste. Poste-moi ta culotte à l’adresse que je t’indique ». Il est gonflé, mais audacieux. Et elle aime ça. C’est pour son audace, sa façon de l’amener à la limite de son plaisir, qu’elle est en manque de lui. De toute façon, elle avait prévue de partir sans culotte. La poster ne changera rien à la suite de la journée. Elle entre dans le grand bâtiment. Elle s’avance jusqu’au guichet et demande une grande enveloppe. Le préposé, lui sourit et lui demande ce qu’elle veut y introduire. Elle le sent impertinent. Et d’un grand sourire lui répond que ce qu’elle veut y introduire ne le regarde pas, mais que c’est suffisamment grand, large et profond. Sans se départir, l’homme lui indique que dans ce cas, il choisirait du XXL et met devant elle un assortiment. Elle choisit une enveloppe moyenne. « Pas si grand » murmure-t-il narquois. Elle fait la moue, paye et libère sa place. Elle s’écarte et s’installe à une table. Elle note l’adresse. Elle ouvre largement l’enveloppe et tandis qu’elle cherche à y placer son sous-vêtement, celui-ci s’accroche et tombe à terre. Elle le ramasse aussi vite qu’elle peut, mais elle se rend compte que pour celui qui regarde la scène l’identité du tissu ne fait aucun doute. Sa culotte s’étale impudiquement sur les carreaux. A peine introduit dans l’enveloppe, elle croise le regard du postier. Il rougit. Elle profite de la situation avant que celui-ci ne ressaisisse. Elle lui remet l’envoie et lui tourne le dos, non sans avoir affiché un sourire moqueur.

4

Elle a passé l’épreuve avec succès. Elle sourit encore triomphalement de l’embarras de l’homme. Elle prend son portable, prend en photo sa bouche en cœur et écrit en légende : « apprête-toi à recevoir ma culotte ! ». Elle vibre de son excitation…

Ce n’est que bien plus tard qu’elle comprit la profondeur de son inconscience, quand elle reçoit le dernier texto : « j’ai remarqué que tu avais un trou dans ton emploi du temps. J’ai téléphoné à ton esthéticienne en me faisant passer pour ton mari et j’ai pris rendez-vous à 14h pour une épilation intégrale… »

Le salaud !

Dernier baiser !

tumblr_mtymeddL591sgcrbko1_500Derniers baisers, derniers regards
De nouveau, un train qui part
Te regarder partir,
Serrer contre moi les déjà souvenirs

Ne pas céder à la mélancolie
Que sur le pare-brise, jouent  les gouttes de pluie
Faire la route du retour
En serrant contre soi, ce brûlant atour

Garder pour l’arrivée
Cette boite où  sont amassés
Les  goûts, les odeurs, les touchers
De nos corps retrouvés, emmêlés

Sentir dans mes veines, sur mes lèvres
Et de ma langue, la chercher,
La satine coulée de ta sève
Qui, d’y penser, m’enivre et m’enfièvre

Retrouver sur cette route indifférente,
La brûlure de tes mains, sur ma croupe rougissante
Sentir le feu me gagner et ma chatte pleurer
Ce bel et tendre occupant de mes lieux sacrés

Comme à mon habitude, prendre un bonbon, le sucer
Lentement, tendrement comme un câlin dont je ne veux de cesse
Comme cette caresse que j’aime plus que tout, te  donner.
Enserrer le volant comme je le fais de tes  couilles, dont je me tendresse .

Mon corps encore contre le tien
Enserrant mes hanches, emprisonnant mes seins,
Ton pieu, à jamais, dans mes ouvertures, le gardien
La tête pleine de toi et ton odeur sur mes mains.

 

Caty et lui : suite 4 : L’enfer d’un cunnilingus

Résumé des épisodes précédents : Caty rencontre enfin son amant et ils vivent à Londres. Ils sont à la découverte l’un de l’autre dans une parfaite et troublante intimité ! Ils viennent de passer un moment dans un PUB !

La sortie du PUB a été sportive ! Nous nous soutenions l’un l’autre pour ne pas tomber… C’est en titubant que nous nous sommes retrouvées sur le trottoir… Notre serveuse nous accompagnait en nous aidant à passer entre les tables !
Come back when you want !
Sa voix était belle chantante et douce ! Sa voix m’émoustillait comme le froid qui pénétrait sous ma jupe et me saisissait les fesses nues. En titubant un peu nous arrivons à regagner notre loft. Mon envie de baiser est toujours là et j’espère qu’il me comblera. Je touche ma vulve et me trouve un peu sèche ! Je me lève pour aller chercher le tube de « sensilube » qui ne me quitte jamais…

L’air frais du dehors et la petite marche nous a dessaoulés… Moi je me sens en pleine forme. J’enlace Caty soit disant pour la soutenir et en même temps je plaque ma main sur un de ses seins… C’est vrai qu’ils sont beaux, et fermes… Dans l’escalier je suis derrière elle et je ne peux m’empêcher de contrôler qu’elle est nue sous sa robe… Nous enfilons le couloir et nous nous écroulons sur le lit resté ouvert… Je veux la grimper sans attendre, mais elle se dégage et je comprends à demi-mots qu’elle n’est pas prête… Je lui enlève des mains la petite fiole en plastic regarde le nom et lui dit :
• Joli choix ! Mais pas maintenant ! laisses-moi faire

Je lui ouvre les cuisses lentement pendant qu’elle se couche sur le dos… Elle sait ce que je veux faire et craint ce moment… Elle a peur de ce cunnilingus dont nous avons si souvent parlé… La caresse des caresses… je connaissais son inquiétude… Mais j’ai confiance…je saurais surmonter cette crainte et la faire disparaître !

Aïe ! Aîe ! je ne suis pas prête pour cette caresse là… trop intime, trop brutale, trop forte… J’essaye de repousser sa tête, mais il insiste ! je sais que je perdrai cette bataille, mais je résiste tout de même en refermant mes cuisses. Mon sexe est protégé et je me détends un peu espérant le miracle d’une hydratation automatique et naturelle de ma vulve… Il est d’une patience inouïe et m’embrasse sous mon triangle de vénus… je sens son souffle dans mes poils, je sens ses lèvres, juste à l’entrée de mon sexe bien enfermé… je sens sa langue qui s’avance doucement dans ce repère de douceur… Combien de temps sommes-nous restés dans ce face à face, je ne saurais dire…
J’avais envie de la sucer… une envie folle et profonde… je ne voulais pas attendre… C’était maintenant ou jamais… mais je vais y aller doucement… Elle a fermé ses cuisses et pense se protéger de la sorte… Moi je sais que bientôt elle les ouvrira comme on ouvre un livre et elle me laissera découvrir ses trésors… Pour le moment j’ai la tête enfouie dans son aine la langue juste au-dessus de son sexe… Par petit mouvement de gauche et droite j’avance doucement… Je ne comprends pas sa résistance… j’insiste de mon côté… ma langue découvre une petite saveur salée et cela m’incite à poursuivre ma recherche… Ses deux mains repose sur mon crane mais ne me repousse pas… de mes deux mains je saisis ses cheville et cherche à ouvrir ses jambes… elle résiste encore et soudain écarte ses cuisses me laissant le libre accès à sa vulve… En même temps elle me parle elle me guide…

  • Viens mon ami, suces moi, mais soit tendre et patient… j’ai tellement peur de cette caresses… viens mon ami, sois tendre, ne m’offre pas encore ta langue embrasse-moi avec tes lèvres enferme ta langue… je veux un baiser sage et pudique… laisse-moi me réveiller aide moi à me révéler… N’as-tu pas peur ! Toi ! N’as-tu pas peur d’une inondation… Non ! Ne t’en vas pas… je te ferais ce reproche tout le temps de m’avoir abandonnée au milieu du gué alors que je me noyais… Oui ! Je me noie en moi-même… Je ne sais plus qui je suis… je ne sais plus où je suis… Viens suce moi, guide moi toi mon maître ! Aide-moi à émerger de cet enfer.

Dans cette folie de mots, dans cette tornade dans laquelle elle se débattait, j’avais peur soudain de n’être pas à la hauteur et de ne pas savoir comment la guider… Alors je la soulevai les cuisses sur mes épaules… je lui écartai les lèvres avec mes doigts et je plongeai ma langue au fond d’elle… Son goût me transcendât je la senti vibrer de tout son corps… Elle était en transe et j’avais peine à la maintenir… Elle hurlait… elle gigotait, elle cherchait à sortir de mon étreinte… Je sus la maintenir, je pu la calmer, la raisonner et la conduire tout doucement vers un premier orgasme qui curieusement la ramena sur terre… elle chercha mon regard… ses yeux étaient remplis de larme… elle navigua longtemps entre spasmes et orgasmes… son con devint humide puis trempé… Elle coulait comme une fontaine et semblait s’émouvoir de mon confort…

J’avais tellement peur de cette caresse… Rien que son nom Cunnilingus me mettait en transe… j’avais la trouille de moi-même de mes réactions… S’en était douloureux de sentir cette intrusion en moi-même… je venais de vivre mon dépucelage…
• Viens me faire l’amour !
• Mais je te fais l’amour
• Non tu m’as violée ce n’est pas la même chose, Viens me baiser si tu préfères.
Comment peux-tu parler de viol…
• Je ne voulais pas cette caresse, je n’étais pas prête…
Mais je ne voulais que te mouiller la vulve pour mieux te pénétrer.
• Elle est trempée maintenant alors prend moi je t’en supplie.

Ce fut une longue et douce séquence de baise toute simple… J’étais en elle… et elle me faisait bon accueil jouant avec mon sexe avec une science certaine… Elle se dégagea un moment se coucha sur le ventre s’ouvrit les fesses avec ses deux mains et m’invita à revenir en elle… Je pointai ma verge vers son anus et elle eut une réaction de fauve, un cri…
• Non ! pas par là.
Je n’insistai pas… d’ailleurs je n’en avais pas l’intention. Mon sexe glissa dans sa vulve, trouva la bonne position et de nouveau nous voguions sur les eaux calmes et en même temps tumultueuses du plaisir… j’avais la bouche tout près de son oreille et je lui chantais des chants d’amour et de réconfort…

A suivre 5 : Préludes à une conférence