Entre rêverie, fantasme, fantasmagorie et surréalisme

Edvard Munch

La porte dérobée la transporta jusqu’à un escalier en colimaçon. Elle le descendit alors que ses vêtements continuaient de disparaître. Au premier sous-sol, ils étaient encore sous ses seins. Au deuxième sous-sol, il ne restait de son chemisier qu’un collier de tissu. Il était certes assez original, mais un peu trop discret. L’escalier finit par un couloir obscur. Alors qu’elle en sortit, elle se retrouva devant un parterre de femmes soigneusement vêtues de robes passées et de corsets sévères, soulignant leur taille et leur poitrine.

Origine du monde

Quand elle s’introduisit dans la pièce, elles ne l’avaient pas encore remarqués. Sans un bruit, elle tenta de s’esquiver par la porte passée. Au moins, elle pourrait attendre leur départ dans le couloir. Mais la porte s’était fermée à double tour derrière elle. Elle se trouvait prisonnière de la pièce. Elle souhaita contourner l’obstacle de ses femmes qui ne lui inspirait guère confiance en passant par un côté de la salle. Les femmes parlaient sans se rendre compte de sa présence. Une porte, au loin, lui faisait signe.

Plaisir 8

Elle pourrait y arriver, si elle passait sous des tables qui apparurent soudainement. Elle se félicita de cette apparition, au moins elles pourraient la cacher. Elle se mit à quatre pattes et avança tant bien que mal. Elle ne comprit pas toutefois comment ce chat tout d’un coup se trouva entre ses jambes, s’y lovant en miaulant de contentement. Bien évidemment, les femmes la surprirent. Elle eut beau chercher à se précipiter, elle fut rapidement rattraper et maîtriser. Elles l’installèrent dans un profond fauteuil en l’attachant soigneusement… Elles prirent son cas avec attention

Origine 4

L’une dit en susurrant une fraise juteuse entre ses lèvres que ce n’était pas convenable de se dévêtir ainsi. Une autre convint qu’elle avait de trop jolis seins pour être honnête, il fallait la punir pour cela. Une autre encore que la découvrir avec cette chatte entre les jambes était d’une outrecuidance rare.

Origine 2

Sa voisine, soulevant les pans de sa robe pour caresser un sexe coloré en forme de cœur rouge fit remarquer qu’il était bien possible que cette sauvageonne mouillait. Une quatrième se proposa de la lécher pour donner son opinion à l’assistance… Une cinquième croyait que l’introduction d’un gode à triples tours révolutionnaires serait d’un bien meilleur effet.

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Et comme elles n’arrivèrent pas à se décider sur le meilleur des traitements à donner à une femme aux mœurs si légères, elle finit par être léchée, godée, pincée devant la chatte au sourire narquois qui s’avéra en définitive être un chat. Or, loin de ressentir la moindre gêne ou la moindre fatigue, elle sentait que la fièvre reprenait corps en elle.

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Et elle en demandait davantage à chaque fois. Elle criait, elle suppliait, elle s’offrait, si bien que ses persécutrices se fatiguèrent avant elle… Elles finirent par la détacher et lui offrir des vêtements. Elle les remercia bien poliment. Peut-être n’aurait-elle pas dû… Ses nouveaux habits couvraient son corps tout en laissant bien apparent ses fesses, son entrejambe et ses seins… Quelle étrange vêture ?

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J’habite une femme ! (réédition)

84211388_pEt tout de suite une foultitude de questions ! En voici une en voici deux !

Depuis quand habitez vous cette femme ?

J’habite cette femme depuis le jour où elle a tenté et su me convaincre qu’elle était ma maison. J’habite donc chez moi !

Comment cette femme a pu vous convaincre d’une telle chose ?

Je ne sais pas, elle ne me l’a pas dit ! Je sais tout simplement qu’un soir dans la profondeur de la nuit ; avions nous fait l’amour ? Je ne m’en souviens pas ! Un soir donc elle me demanda dans le creux de l’oreille : veux-tu m’habitez ? Et dans mon sommeil ; oui je crois que nous avions fait l’amour : je lui répondis : oui je vais t’habiter.

Pourquoi habitez-vous cette femme ?

Vous connaissez déjà la réponse ! J’habite une femme parce qu’elle me l’a demandé.

Et c’est quoi habiter une femme ?

J’hésite à vous répondre parce que je ne sais pas moi-même ce que cela veut dire habiter une femme. J’habite une femme parce qu’elle me l’a demandé.

Et comment habite-t-on une femme ?

Là encore je ne puis vous répondre…

Pouvez-vous m’invitez dans cette femme comme on invite dans une maison ?

Le mot est osé ! La femme n’est pas une maison ! Mais je peux vous y inviter ?

Habitez une femme c’est être totalement imprégné de son odeur au point de perdre la sienne. Par le miracle de cette habitation elle devient ma propre odeur. En fait je devrais parler de ses odeurs, ses senteurs, ses parfums… tiens ouvre grand tes narines et respire un bon coup ce qui viens d’ici… subtile, tendre, excitant, aguichant… l’odeur de la femme que j’habite est une turbulence.

Habitez une femme c’est avoir dans la bouche des papilles en extase permanente devant les subtilités sucrées salées de la femme. C’est pouvoir recherche dans chaque bouchée son goût… ses goûts devrais-je avouer… Car habiter une femme on ne le peut qu’après une exploration archéologique des goûts de son corps… caresser un lobe d’oreille, les amants savent ce que peut déclencher comme frisson cette caresse, mais goûter ce lobe et noter religieusement ses subtilités c’est un art qui ouvre vers des territoires secrets. Là ! Une larme ! Saisissez la précieuse goûte et mémorisez vous de sa chaleur de son petit sel poivre de goût… gardez ce goût en vous pendant des milliers de temps… et un jour au coin d’une table viendront à vous quelques papilles qui vous offriront une chute de larmes comme n’en ont jamais rêvées les pleureuses de dieu.

Là en ce moment j’ai sur le bout de la langue un mot si tendre si goûteux que j’en suis ému… ce gout ! Je peux le replacer dans le temps ! je peux me replacer à l’endroit précis ou il m’a été offert… je dis offert, mais en fait je l’ai volé ce gout… indescriptible moment amoureux ou soudain perle au bord de la vulve une larme… et me voilà pendant de longues minutes en conférence avec mes papilles pour savoir à qui je confierais cet étrange et mystérieux gout de miel salé… tous en voulait être le gardien… mais j’ai choisi alors mes plus vaillantes papilles pour leur confier ce secret hommage. Et même la femme que j’habite ne sait pas que je lui ai volé cette mystérieuse larme.

Alors vous commencer à imaginer le temps qu’il faut investir pour habiter une femme.

Plus facile pour vous ! Écoutez ce chant ! Vous ne le connaissez pas ! bien entendu ! Je vous offre son écoute parce que je sais que vous aussi vous habitez une femme sans doute sans le savoir. Là vous y êtes : vous avez reconnu l’orgasme d’une femme comblée et dévalant à grande chevauchée la vallée du désir… c’est un chant qui chante les louanges de l’amant et ce n’est que l’amant qui sache décomposer la partition. Mais il y a plus subtile encore. Cette fois un mélange étrange de saveur et de senteur… oui vous y êtes dans cette forêt du pubis non pas d’une femme mais d’une amante. Il faut s’y aventurer après lui avoir fait vingt fois l’amour… coucher votre visage sur son bas ventre et attendez… attendez longtemps que le temps fasse son œuvre… la toison que vous avez peignée brossée taillée flotte à votre souffle et vous êtes bien dans un autre monde… celui du temps qui passe… mais votre oreille se veut stéthoscope et vous entendez le gargouillement de son ventre. Non n’ayez pas peur, ne vous cachez pas de ses bruits sourds mystérieux inquiétants… si vous voulez habiter une femme vous acceptez cette aventure de son intérieur.

C’est inconfortable d’habiter une femme ? Nullement ! C’est peut-être un peu chargé en taches ménagères… et vous faites le ménage… taches ménagères ne veut pas dire cela… les fameuses tâches sont de capter chaque image de cette femme… savez-vous par exemple qu’une simple douche de quelques minutes offre plus de 300 images. Ce corps élancé se place sous la pomme de douche et attend les premières gouttes. Elles seront pour le visage et la tête bascule vers l’arrière pour offrir un baiser à l’eau… l’eau et la femme un parfait amour pendant quelques instants de plaisir… l’eau habite la femme comme moi je l’habite… chaque goutte est une langue qui s’infiltre, s’incruste puis s’échappe chargée d’un petit rien un petit rien d’elle… mais là ces deux mains qui soulèvent simultanément les deux seins… le ballet des mains et de l’eau est une subtilité indescriptible… un petit bassin se forme entre les deux globes de chair fermement tenus plus relâchés… et l’eau tranquille continue son chemin… sur le ventre c’et un merveilleux tourbillon qui tourne autour des formes les plus belles que l’on puisse imaginer… non c’est le vendre de la femme habité qui est le centre absolu… avez-vous regarder les mains d’une femme abordant le pubis végéteux, peigner, racler, cueillant des gouttes d’eau aux branches des poils… allons nous assister à la toilette intime ? Et pourquoi pas ! la femme habitée ne craint rien de l’impudeur… Le spectacle se fait dense et magique et c’est un mouvement si beau que cette main qui ne s’arrêtent jamais de papillonner ici et là et encore ici… le sillon amoureux est parcouru mille fois et la jambe se soulève pour que le spectacle soit encore plus beau… arrivent alors des basculement du corps qui font saillir la croupe et montrer l’imposante structure de la femme habitée… elle se penche pour atteindre ses cuisses, ses genoux ses mollets ses chevilles et à chaque étape les fesses se font plus obscènes… Et un autre spectacle suit le spectacle… une femme habitée se bouchonne d’une grande serviette blanche et chaque geste est une offense à la pudeur…

J’adore !