Le matin bonheur ou une et une font une !

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Je rentre à tâtons,
sur la pointe des pieds

Je viens déposer mes angoisses !

Me dévoilerais-je un jour ?

Pourrais-je m’envoler plus haut ?

Vais-je perdre l’équilibre ?

Me montreras-tu les pluies d’étoiles ?

Pourrais-je lire ta partition ?

Et si la lune s’éteignait,
pourrais-je alors voir les feux de ton cœur ?

Me raconteras-tu tes racines ?

Existe-t-il un endroit pour nous ?

Existe-t-il une frontière entre nous ?

Comment entrer dans ta ronde ?

Et soudain, s’entrevoir, se croiser, se frôler, s’effleurer
Se lancer dans une danse charnelle
Pour des pas sensuels.

Ce sera ce matin bonheur
Où une et une font une.

 

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Douceurs par temps de pluie et entre les lignes !

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Et très librement mais toujours simultanément ou presque :

Tâter le bout de son sein

Lorsqu’elle touche aussi le mien

Tendre la main vers son ventre

Et sentir le mien vibrer

Ouvrir délicatement ses cuisses

En écartant les miennes

sous la douce pression de ses doigts

Effleurer son sexe

Et me laisser toucher

Ne pas oser encore

Elle attend aussi

Voyager sur tout son corps

En l’invitant au même parcours

Les fesses, leurs rondeurs et leur raie

Toucher, caresser, purger

Oser le passage secret et mystérieux

Offrir le mien en partage.

Prendre un bout de sein dans la bouche

Offrir le mien en le tenant dans ma main.

Caresser ses épaules longuement

Et l’inviter à faire de même

Soudain m’abandonner

à son plaisir de moi…

Je suis nue,

couchée sur le ventre,

les yeux fermés,

J’attends ses initiatives,

ses gestes,

ses mots…

Je frémis d’avance de l’entendre chanter.

 
Comme tu es belle, comme tu me plais, comme j’aime ton corps, sens-tu mes mains sur tes fesses, je t’écarte, je t‘ouvre, je te regarde, j’ose cette balade de mon doigt, je te sens frémir, je me couche sur toi, mes cuisses le long des tiennes, mes seins s’écrasent sur ton dos, mes mains viennent empaumer tes seins, ma bouche te mordille le cou, je hume l’odeur de tes cheveux, je bouge tout mon corps sur toi, je te sens bouger, ta main droite disparaît sous ton ventre, te caresses tu ? dis le moi !

Ma réponse coule comme naturellement !

Oui mon sexe crie de plaisir, il a besoin de mon doigt, mon clitoris est tout dur, je sens ton corps sur le mien, je sens ta morsure dans mon cou, je sens tes mains sur mes seins… mais le plaisir me fuit, il t’attend, viens me caresser, viens me boire, viens m’embrasser comme tu sais si bien faire.

Lisa abandonne sa monture et la positionne tendrement, à genoux, les jambes écartées, les fesses en l’air, la tête dans l’édredon… Je me sens offerte comme jamais, indécente même… Elle vient se glisser son moi, me contemple et commence une douce séance de dégustation de moi… elle parle encore et raconte :

Comme tu es belle, comme tu me plais, comme j’aime ton con, sens-tu mes mains sur tes lèvres, je les écarte, je t‘ouvre, je te regarde, j’ose cette balade de mon doigt tout au long de ton sexe, je te sens frémir, je cherche ton clitoris, le dégage, approche mes lèvres, mes mains viennent t’écarter la vulve, ma bouche te mordille le con, je hume ton odeur de femmes, je sens ton humidité, tu coules déjà en perle d’or que je cueille du bout de ma langue…

Soudain le silence, l’émotion, la concentration totale devant ce geste à nul autre pareil, cette union, cette… mais le plaisir est là violent, inouï, indescriptible, énorme, tout mon corps vibre… de ses deux mains Lisa me maintient au-dessus d’elle alors que je semblais vouloir fuir… ses deux bains s’incrustent dans la chair de mes fesses, sa bouche embrasse mon sexe, sa langue me pénètre et m’arrache de nouveaux cris… les orgasmes se suivent, s’enchainent se multiplient, se divisent comme un feu d’artifice, des bombes éclatent de partout, des fusées traçantes me labourent tout le corps, je saisis mes seins et les serre jusqu’au sang, j’ai peur de mon plaisir, j’ai peur de cette force de jouissance que m’offre Lisa, j’ai peur de mes cris, j’ai peur de cette énormité de mon plaisir, que je ne partage plus, j’ai peur de mon égoïsme dans la montée vers le bonheur, j’ai soudain peur de la chute, peur que cela s’arrête, peur du souvenir que va me laisser cette caresse…

Lisa comprend sans doute mon inquiétude, ou du moins la suppose… alors très doucement très tendrement elle me couche sur le dos, approche son visage du mien et me chante les mots que j’espérais…

Caty, reviens vers moi… Reviens-moi… Je sais que tu as fait un beau voyage… ne penses surtout pas que tu ais été seule un seul instant… Non ! J’étais à tes cotés à tout moment… j’ai assisté à ton plaisir, j’y ai pris aussi du plaisir… je l’ai partagé… tes cris sont les miens… mais ce voyage n’est rien en regard de ce que nous vivons maintenant en ce moment même où je t’accueille au sortir de ton délire… reprends tes sens, abandonne cette défroque de la jouissance et reviens moi dans la tendresse et la simple émotion du partage de nos sentiments…

Les paroles sont douces à entendre et les gestes qui les accompagnent sont d’une tendresse étonnante… des doigts qui papillonnent sur tout mon corps, chassant des bribes de plaisir et faisant place à ce petites émotions tendres et belles, deux regards qui plongent l’un dans l’autre à la recherche de la complice, de l’amie, de l’initiatrice, de l’élève, de la maîtresse, de la femme…
Mon corps s’apaise… je reprends souffle… je suis dans un état second… ma main vient caresser le visage de Lisa… je cherche son regard… et les mots me viennent simplement… Lisa je t’aime.

Le temps me manque ! Mais…

Mais c’est que je suis patient… revenez moi quand vous voudrez… mais en revenant vers moi n’est-ce pas vous que vous venez chercher… vous et vos mots, que vous avez envie encore et encore de dire… vous et vos envies que vous avez besoin de communiquer à l’autre… vous et votre désir de l’entendre vous dire des choses terriblement excitantes… vous et votre corps avide de caresses inouïes, profonde violentes, inhabituelles, outrageante, puérile, libidineuses… !

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Le temps me manque dites-vous !

mais je pense terriblement à vous…
voilà cette belle impudeur au grand jour…

Le temps me manque
mais j’ai envie de vos mots…

Le temps me manque
mais je veux vous lire,
vous boire,
vous entendre…

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Le temps me manque

mais je vais craquer
si je ne lis pas ma petite
drogue matinale…

Le temps me manque
mais je me sens si prête à m’ouvrir à vous…

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Le temps me manque

mais je vous montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant…

Le temps me manque
mais je ressens dans les jambes
comme un fourmillement de plaisir…

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Le temps me manque

mais chaque bouchée,
chaque regard,
chaque parole
m’entraîne dans des rêves hallucinants…

Le temps me manque
mais je pense à l’autre, tout le temps…

Le temps me manque
mais je suis avec lui
dans son voyage
au bout du monde…
au bout du plaisir…

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Le temps me manque

mais je pense à cet avenir
que je suis en train de me bâtir….

Le temps me manque
mais je tri les fantasmes
qui peuvent se réaliser
de ceux qui demeureront
d’éternels rêves de fous…

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Le temps me manque

mais à chaque mouvement
je le sens près de moi…

Le temps me manque
mais à chaque geste
je sais qu’il m’observe…
et son indiscrétion me charme…

Le temps me manque
mais mon intimité est la sienne…

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Le temps me manque

mais j’ai envie de passer ma main
sous ses couilles
pour les soupeser…

Le temps me manque
mais j’ai envie de sa tête
reposant sur mon ventre…

Le temps me manque
mais je n’arrive plus à me raisonner…

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Le temps me manque

mais je me projette
dans les jours prochains,
lorsque je me placerais
devant cet ordinateur
et lui avouerais tout de moi…
mes caresses matinales,
ma toilette la plus intime,
mes balades dans le froid…
mes croisement de jambes
pour mieux serrer les lèvres
d’un sexe humide et tendre…
mes attouchements passagers insistants…
mes actes d’amour
dans lesquels il s’insinue
subitement
comme par effraction….
de plus en plus…
je ne sais plus … 

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Amitiés ! Chère,
Belle
Splendide
Somptueuse
Etonnante
Femme qui manquez de temps…
revenez moi bientôt
et
dites moi
si j’ai vu
juste…

C’est encore loin la frontière ?

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Une étrange folie des mots.

Deux femmes, deux parcours,

Aucune prétention ;

Nulle ambition ou projet

le plaisir des mots.

C’est encore loin la frontière ?

Voyageuse Immobile, en effeuillant et dénudant délicatement, silencieusement, d’autres mots vous aviez déjà posé la question de l’existence, je dirais le sens d’une frontière ; et aujourd’hui vous cherchez à savoir si elle est encore loin. La réponse est en fait dans la connaissance des circonstances dans lesquelles vous lancez dans cette quête de frontière ! Car elle existe bien cette ligne imaginaire, fictive qui une fois franchie nous fait basculer dans un autre monde ! Alors dites-moi les circonstances, même si je les devine avec votre encre à fleur de peau… et je vous dirais si cette frontière est encore loin, et surtout comment se préparer à la franchir ! Car il existe des frontières que l’on ne peut franchir qu’une seule et unique fois !

 Existe-t-il d’autres temps ?

Bien entendu il existe d’autres temps, nous sortons du temps de l’extase et maintenant nous allons nous plonger dans celui du bonheur et de la sérénité. Je décompte pour toi le rythme du temps, le rythme de nos pulsions.

Encore combien de temps ?

Mais nous avons mille ans devant nous pour nous aimer et nous dire que nous nous aimons. Prenons ce temps du début et la fin ne sera jamais pour nous une préoccupation.

 Peut-on résister toujours ?

Non ! Tu ne me résisteras plus. Souviens-toi de notre nuit de passion… tu ne voulais rien savoir et tu as résisté jusqu’au délire.

 Est-ce que tu danses avec moi ?

Oui je danse avec toi… mais nous danserons nus l’un contre l’autre et

 Comment s’éloigner plus fort ?

C’est parce que l’on peut s’éloigner que l’on devient plus fort. Alors il faut s’éloigner et la seule manière est la manière forte… Rompre sans un regard sans un regret !

 Peut-on vire à contretemps ?

Envie de comparer ce contretemps au contrepied. Lorsqu’une danse, lors d’un slow, l’un des partenaires fait commet, joue de ce contrepied… et l’autre réagit dans la surprise et l’étonnement… Cette réaction peut être un moment de bonheur. Dans ce cas il faut pratiquer le contretemps pour rester dans cette quête permanente de la surprise de l’autre.

Comment écrire ton absence ?

Par des silences, des points d’interrogation des points d’exclamation et un point final pour en finir avec cette mélancolie.

Si la Musique s’arrêtait ?

La terre s’arrêterait de tourner… et ce ne serait pas la gloire pour les amants.

Et si on dansait encore ?

Mais nous avons déjà dansé toute la nuit ! Oui ! Dansons encore

Est-ce que tu danses avec moi ?

Mais nous avons déjà dansé toute la nuit ! Oui ! Dansons encore

 Et si les mots s’envolaient ?

Je fabriquerais un beau filet à mots pour leur courir après et les attraper comme des papillons. Mais quelques fois les mots qui s’envolent deviennent de vrais personnages et alors ils sont insaisissables.

Si on rêvait à demain ?

Non ! Rêvons d’aujourd’hui de l’instant même où tu me fais l’amour et où tu me fais rêver par tes caresses… je ne sais rêver que de l’instant présent.

Peut-on un jour l’effleurer ? L’Insaisissable bonheur

Non seulement on peut, mais on doit

 Où s’en vont nos larmes d’enfants ?

Elles coulent sur le sein de leur mère en y laissant de profonds sillons que nul amant ne saura combler.

Pourquoi s’attacher si fort ?

Pour vivre. On ne vit que parce que l’on s’attache fortement.

La liberté est au prix de ses liens là !

Et si les lumières s’éteignent ?

Alors nous utiliserons nos quatre autres sens pour continuer à vivre notre amour…

Les étoiles c’est pour toujours ?

Non les étoiles partiront dès que j’aurais fini de te faire l’amour.

Où s’en vont les cœurs perdus ?

Au paradis tout simplement.

Où s’en vont les naufragés ?

Ils voguent encore sur des radeaux puis un jour s’enfoncent dans la mer et rejoignent le paradis des sirènes.

Comment défier les mirages ?

En les comprenant… un mirage n’est que le reflet de son propre esprit.

Existe-t-il d’autres cieux ?

Pour les amoureux de la vie il n’existe pas d’autres cieux.

Comment s’enivrer encore ?

En buvant mes paroles qui saoul au-delà du possible !

Pourquoi prendre la fuite ?

Pour mieux revenir vers l’être aimé… la fuite n’est qu’une phase du jeu.

Comment lui dire ?

Je ne t’aime plus ! Alors faisons l’amour une dernière fois.

Je t’aime trop ! Alors faisons l’amour une autre fois

Je t’aime encore plus ! Alors faisons l’amour encore plus longuement

Je t’aime encore plus quand tu n’es pas là ! Alors faisons l’amour avant que tu ne partes.

C’est si loin la Liberté ?

La Liberté est interdite aux femmes heureuses… Elles sont prisonnières de leur rêve de liberté.

C’est où le soleil levant ?

La question est mal posée.

C’est quand le soleil Levant ! Lorsque la nuit s’efface.

C’est comment le soleil levant ! C’est où le Soleil levant ?

Quand saurai-je te retrouver ?

Lorsque tu t’auras retrouvé toi !

Où s’en vont tous les « je t’aime »?

Ils sont sagement rangés dans des placards pour l’éternité !

A quoi sert l’éternité ?

A stocker les Je t’aime de tous les amoureux.

A quoi sert le mot de trop ?

A casser, briser, rompre, détruire, une amitié ou un amour ! Le Mot de trop est un général d’armée capable de toutes les exactions possibles et imaginables.

Où s’en vont les cœurs nomades ?

Ils font le tour des cœurs sensibles en peine d’amour ! et rude est leur tâche de coureur infatigable.

Pourquoi regarder en bas ?

Pour savoir si l’on a le vertige.

Faut-il toujours faire un choix ?

Entre le marteau et l’enclume ? Non ! entre l’une et l’autre ? Non ! Entre le bonheur et la raison ? Non !

Comment trouver le repos ?

Le repos du guerrier se trouve entre les bras de sa belle ? Le repos de l’âme se trouve entre ses propres pensées.

Comment vivre l’impossible ?

Oui s’il s’agit de l’impossible amour ! Surtout celui là ! Il faut le vivre !

Comment lire sur la page blanche ?

En relisant les pages précédentes ! Et en imaginant les suivantes ! alors la page blanche devient un trait d’union miraculeusement lisible.

Faut-il se perdre pour aimer ?

Il vaut mieux se perdre pour aimer !

Comment suivre le chemin ?

Le chemin du cœur se suit par l’intuition !

Où vont nos espoirs perdus ?

Enfuis dans nos cœurs et ressurgissant à longueur de hoquet.

Où s’en vont les mots d’amour ?

Nos mots d’amour ne sont jamais perdus ! Il existe des fous de dieux chargés de les récolter, de les recycler et de les tenir à disposition des amants en quête de nouveaux mots d’amour. Les mots d’amour sont recyclables éternellement.

Comment dire les mots du cœur ?

Pour dire les mots du cœur il faut d’abord pénétrer dans le domaine de la folie puis chercher au fond de soi même les preuves de cette folie et les transcrire doucement sur une feuille de papier d’or et de lumière… pas de gestes vifs, mais des caresses du cœur et du corps ! Il faut devenir fou pour parler les mots du cœur.

Et si tout recommençait ?

S’ouvrirait alors un plein tiroir de bonne résolution qui constitueraient les vrais poisons de la vraie vie. Il faut vite refermer ce tiroir et ne jamais rien recommencer. Mais pour l’amour qui est un perpétuel recommencement il faut ouvrir tous les tiroirs, tous les placards et recommencer sans cesse.

Encore combien de larmes ?

Les larmes sont éternelles et ne se comptent pas !

 Se dévoilera-t-elle un jour ?

Se dévoiler, s’effeuiller, se livrer en quelque sorte…

Qui peut dire où vont les rêves ?

Joker !

Peut-on voir les yeux fermés?

Oui on peut voir les yeux fermés Eyes Wide Shut dit le film. Tous nos sens disposent à l’évidence d’une vue. Le simple toucher d’un corps nous fait voir la fleur de peau, l’écoute d’un aveux libère la vue du mensonge, le goût d’un baiser révèle la sincérité de l’amour, reste l’odorat qui dans sa grande subtilité peut nous aider à déceler une panique ou une forte émotion genre orgasme.

Peut-on écrire l’innommable ?

Etymologiquement on ne peut pas nommer l’innommable mais rien n’empêche de l’écrire en le qualifiant des mots et périphrases correspondant à la situation. Un acte d’amour peut-il être innommable ?

Existe-t-il un après ?

Oui ! il existe un après nous ! Non après l’amour c’est souvent le puits, la chute et le remord.

Peut-on parler en silence ?

Le langage des signes est une bonne manière de parler en silence, mais ce que cherchent les amants est un autre silence que l’on découvre dans les yeux de l’autre. Mais il faut savoir y plonger au bon moment. Ces silences sont des éclairs fugaces qui quelque fois font de gros dégâts.

Peut-on faire danser les mots ?

Il faut faire danser les mots. Mais alors il faut leur écrire une chorégraphie très stricte. Car les mots qui dansent deviennent fous et dangereux.

Peut-on aimer sans savoir?

Oui bien entendu on peut aimer sans conscience de cet amour ! C’est le rôle de l’autre de présenter le miroir de ses yeux.

Questionnement

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Existe-t-il d’autres temps ?

Encore combien de temps ?

Peut-on résister toujours ?

Est-ce que tu danses avec moi ?

Comment s’éloigner plus fort ?

Peut-on vire à contretemps ?

Comment écrire ton absence ?

Si la Musique s’arrêtait ?

Et si on dansait encore ?

Est-ce que tu danses avec moi ?

Et si les mots s’envolaient ?

Si on rêvait à demain ?

Peut-on un jour l’effleurer ?

Insaisissable bonheur ?

Où s’en vont nos larmes d’enfants ?

Pourquoi s’attacher si fort ?

Et si les lumières s’éteignent ?

Les étoiles c’est pour toujours ?

Où s’en vont les cœurs perdus ?

Où s’en vont les naufragés ?

Comment défier les mirages ?

Existe-t-il d’autres cieux ?

Comment s’enivrer encore ?

Pourquoi tant d’incertitudes ?

Faut-il toujours faire semblant ?

C’est pour quand la fin des mondes ?

Pourquoi prendre la fuite ?

Comment lui dire ?

C’est si loin la Liberté ?

C’est où le soleil levant ?

Quand saurai-je te retrouver ?

Peut-on fuir ses sentiments ?

Peut-on s’inviter plus haut ?

Peut-on vivre l’incertain ?

Où s’en vont les dunes de sable ?

Où s’en vont tous les « je t’aime »?

A quoi sert l’éternité ?

A quoi sert le mot de trop ?

Où s’en vont les cœurs nomades ?

Pourquoi regarder en bas ?

Faut-il toujours faire un choix ?

Faut-il toujours renoncer ?

Faut-il taire ses sentiments ?

Comment vivre l’insensé ?

Comment trouver le repos ?

Peut-on respirer plus fort ?

Comment vivre l’impossible ?

Comment lire sur la page blanche ?

Faut-il Mourir pour re-Naître ?

Faut-il se perdre pour aimer ?

Comment suivre le chemin ?

Le cœur peut-il battre plus fort ?

Faut-il entrer dans la danse ?

Où vont nos espoirs perdus ?

Peut-on effacer ses traces ?

Existe-t-il d’autres mots ?

Où s’en vont les souvenirs ?

Peut-on s’envoler plus haut ?

Doit-on regarder en bas ?

Comment retrouver sa route ?

Où s’en vont les mots d’amour ?

Et derrière, que reste-t-il ?

Où vont toutes les heures perdues ?

Que deviennent les contes de fées ?

C’est ça l’émerveillement ?

Existe-t-il un après ?

Peut-on perdre l’équilibre ?

Peut-on vivre l’air de rien ?

Où s’en vont les sentiments ?

Peut-on parler en silence ?

Doit-on toujours avoir froid ?

Faut-il fuir les sentiments ?

Peut-on faire danser les mots ?

Où vont tous les rêves d’enfants ?

Peut-on s’éloigner encore ?

Faut-il toujours avoir mal ?

Peut-on écrire dans la marge ?

Où se trouve l’autre côté ?

Peut-on s’emmener plus loin ?

Peut-on voir les pluies d’étoiles ?

Peut-on lire la partition ?

Et si la lune s’éteignait ?

Sommes-nous tous des funambules ?

Comment dire les mots du cœur ?

Et si il était trop tard ?

Peut-on voir les feux du ciel ?

Peut-on aimer sans savoir?

Peut-on compter les étoiles ?

Et si tout recommençait ?

Qui peut dire où vont les rêves ?

Encore combien de larmes ?

Peut-on vivre sans racines?

Peut-on atteindre l’horizon ?

Peut-on toucher le soleil?

Se dévoilera-t-elle un jour ?

Faut-il toujours une sentence ?

Existe-t-il un endroit?

Peut-on vivre sans Histoire ?

Combien de cœurs éperdus ?

Comment entrer dans la ronde?

Existe-t-il une frontière ?

Peut-on voir les yeux fermés?

Peut-on écrire l’innommable ?

Peut-on aimer sans mots dire?

Pourquoi entrer dans la ronde ?

Peut-on choisir sa route?

Existe-t-il un chemin ?

Eroticopornographiquement

Eroticopornographiquement
Rien n’est plus honteux ni plus révoltant
Que votr’e morale en matière de baisouille
Votr’e: « viens ici que j’te surveille les couilles! »
On est des bêtes, vains dieux, qu’on se le dise,
Et pas des anges, des dieux ou des marquises,
Encor’e que les marquises ça se mignotte,
Ca s’fait, en douce, rigoler la pelote,
Et que les anges, ça se prend par les ailes,
Vite un p’tit coup entre deux arcs-en-ciel,
Et que les dieux, mélangés aux déesses,
Laiss’ent pas aux chiens leur portion de caresses.

Eroticopornographiquement
Au Moyen-Age on est assurément:
Dès qu’on parle de cul c’est la panique,
Regards sournois et sourir’es sardoniques,
On en caus’e mêm’e aux Dossiers de l’Ecran,
Ce qui prouv’e bien qu’c’est pas pour les enfants,
Les enfants qui s’en foutent et qui se touchent,
Dans les dortoirs qui s’font du bouche à bouche,
Pendant que le curé, sous sa soutane,
Tristement bande, en priant saint Antoine
De lui pardonner ce péché mortel:
Imaginer la Vierge en jarretelles…

Eroticopornographiquement
La liberté commence exactement
Par le droit de baiser comme on respire,
Tout seul, à deux, à douze ou même pire,
La liberté, on l’a mise en maison.
Faut se cacher pour trousser un jupon,
Honteusement comm’e si on assassine,
Au nom du Père, du Fils et d’la voisine,
Les religions, petite, ah! quelle merde,
Ton pucelage, faut pas que tu le perdes
Avant le grand coup de queue légitime
Dans ta pauvr’e chatte qui sent la naphtaline…

Eroticopornographiquement
On fornique à ma place sur les écrans,
Dans les bouquins, les revues, les digests
Y a les trent’e-deux positions et le reste,
Crénom, c’est comm’e si j’allais au restau
Et qu’on m’apporte un’e jolie têt’e de veau
Que d’autres hument et dégustent et consomment,
Je m’sentirais un peu frusté en somme,
Moi si j’me paye de cinéma porno
Je veux qu’on m’offre en légitim’e cadeau
Un’e p’tit’e gât’rie, un’e fantaisie intime,
Bref qu’à la fin du film on me termine…

Texte et musique de Henri TRACHAN