Le cul nie le cunni ! revenons à la poésie !

Allitération, assonance, homophonie pour célébrer le corps féminin.

L’écho du corps de Ghérasim Lucas

Illustration Max Švabinský 1873 Kroměříž 1962 Prague

Poésie

prête-moi ta cervelle

cède-moi ton cerceau

ta cédille ta certitude

cette cerise

cède-moi cette cerise

ou à peu près une autre

cerne-moi de tes cernes

précipite-toi

dans le centre de mon être

sois le cercle de ce centre

le triangle de ce cercle

la quadrature de mes ongles

sois ceci ou cela ou à peu près

un autre

mais suis-moi précède-moi

séduction

entre la nuit de ton nu et le jour de tes joues

entre la vie de ton visage et la pie de tes pieds

entre le temps de tes tempes et l’espace de ton esprit

entre la fronde de ton front et les pierres de tes paupières

entre le bas de tes bras et le haut de tes os

entre le do de ton dos et le la de ta langue

entre les raies de ta rétine et le riz de ton iris

entre le thé de ta tête et les verres de tes vertèbres

entre le vent de ton ventre et les nuages de ton nu

entre le nu de ta nuque et la vue de ta vulve

entre la scie de tes cils et le bois de tes doigts

entre le bout de tes doigts et le bout de ta bouche

entre le pois de tes poils et la poix de ta poitrine

entre le point de tes poings et la ligne de tes ligaments

entre les pôles de tes épaules et le sud-est de ta sueur

entre le cou de tes coudes et le coucou de ton cou

entre le nez de tes nerfs et les fées de tes fesses

entre l’air de ta chair et les lames de ton âme

entre l’eau de ta peau et le seau de tes os

 

entre la terre de tes artères et le feu de ton souffle

entre le seing de tes seins et les seins de tes mains

entre les villes de ta cheville et la nacelle de tes aisselles

entre la source de tes sourcils et le but de ton buste

entre le musc de tes muscles et le nard de tes narines

entre la muse de tes muscles et la méduse de ton médius

entre le manteau de ton menton et le tulle de ta rotule

entre le tain de ton talon et le ton de ton menton

entre l’œil de ta taille et les dents de ton sang

entre la pulpe de ta pupille et la serre de tes cernes

entre les oreilles de tes orteils et le cervelet de ton cerveau

entre l’oreiller de tes oreilles et la taie de ta tête

entre le lévrier de tes lèvres et le poids de tes poignets

entre les frontières de ton front et le visa de ton visage

entre le pouls de tes poumons et le pouls de ton pouce

entre le lait de tes mollets et le pot de ta paume

entre les pommes de tes pommettes et le plat de tes omoplates

entre les plantes de tes plantes et le palais de ton palais

entre les roues de tes joues et les lombes de tes jambes

entre le moi de ta voix et la soie de tes doigts

entre le han de tes hanches et le halo de ton haleine

entre la haine de ton aine et les aines de tes veines

entre les cuisses de tes caresses et l’odeur de ton cœur

entre le génie de tes genoux et le nom du nombre

du nombril de ton ombre

Sans préliminaires

Bécart
Surprise ! pas de préliminaires… il la couche sur le dos, lui écarte les cuisses et sans précaution aucune la pénètre… elle sent ce sexe qui bouge en elle… et n’a pas le temps ni l’envie de jouir… elle est détachée de cet acte si subit si peu précautionneux d’elle… elle ne lui en veut pas pourtant… elle le regarde… il est sur ses deux bras… les yeux fermés… il baise consciencieusement… mais ne s’occupe pas d’elle… et soudain il jouit en elle fortement, somptueusement… elle sent les spasmes de son amant accompagnés de coups de reins saccadés… elle ressent le sperme qui coule en elle et humecte tout son intérieur… elle se sent un peu délaissée…
Pour la première fois il l’a baisée sans se préoccuper d’elle… il s’extirpe d’elle se couche sur le dos comme pour reprendre son souffle… elle regarde ce sexe encore tout dure et mouillé de sperme… elle attend… elle veut demander quelque chose, n’ose pas…

Alors il se lève… s’assied en tailleur devant elle… attrape ses deux jambes, les montent sur ses épaules et s’offre le spectacle de son con maculé de sperme… la langue qui la pénètre, la bouche qui vient embrasser son con… les deux mains qui accompagnent ce cunnilingus la conduisent tout de suite au septième ciel… le nez de son baiseur touche son clito et elle hurle de plaisir… elle entends tous les bruitages de ce con humide et continue dans des orgasmes multiples incontrôlés… il n’en finit pas de la sucer… et c’est de plus en plus divin… dans le miroir placé à côté du lit elle se regarde dans cette position étonnante… elle repose sur les épaules… tout son corps est orientée vers cette bouche qui la suce si merveilleusement…
Il se dégage soudain la couche à nouveau sur le dos, écarte encore ses cuisses, la pénètre et lui dit ferme les jambes et serre moi fort…

Elle obéit et jouit instantanément… il cherche alors sa bouche et lui offre un baiser pour partager le goût de leur jus mélangé… il est étrangement doux ce baiser mais elle peut à peine l’apprécier les spasmes sont de plus en plus forts… son corps est devenu plaisir… elle meurt de plaisir… et lui glisse à l’oreille… tu es un amant divin… ton sexe est merveilleux, ton sperme et bon… tu embrasses si bien… tu me baises si bien…

Je l’effeuille
Je l’entrouvre
Ce bel ouvrage
Je fais glisser mes doigts sur ces pages intimes
Tant histoires y ont vu le jour
La vôtre…la mienne
Des joies immenses
Je divague…
Je lèche mon doigt pour tourner les pages
Je découvre une jolie bulle
Transparence…écrin rosé
Une belle histoire d’amour…
On parle la même langue…
Gémissements…glissements…
Il est temps de prendre la plume
Et de signer d’un jet , ces feuilles nacrées.
S….

De bon goût

J’ai aimé les mets au haut goût :
le pâté de macaroni fait par un bon cuisinier napolitain,
l’ogioprotrica des Espagnols,
la morue de Terre-Neuve bien gluante,
le gibier au fumier qui confine,
et le fromages dont la perfection se manifeste
quand les petits êtres qui s’y forment commencent à devenir visibles.
Quant aux femmes,
j’ai toujours trouvé suave l’odeur de celles que j’ai aimées.

Les mémoires de Casanova

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Imaginons Balzac

– Madame, vous êtes ma muse, mon seul soutien, mon amour. Honoré se jette aux genoux de sa maîtresse

– Honoré, vous êtes fou, voulez-vous laissez là vos enfantillages, dois-je vous rappeler que j’ai 45 ans et que vous en avez vingt.

Balzac est un taureau plein d’amour, de sensibilité, Antoinette de Berny sait qu’elle doit céder pour être pleinement aimé de cet homme fougueux, sensible et sincère. Il n’y a que le dernier amour d’une femme qui satisfasse le premier d’un homme.

Alors quand Balzac au pied de sa maîtresse lui soulève le jupon, lui retire son pantalon et enfouit sa tête entre ses fines cuisses, elle lui offre son sexe, penche la tête en arrière et se laisse aller à l’envahissante jouissance, pendant que Balzac psalmodie Laure, Dilecta Laure.

Est-ce dans le lit de la duchesse d’Abrantès que Balzac gamahuche en lui demandant de lui raconter une nouvelle fois sa relation avec le comte de Metternich?

Est-ce dans une voiture sur le chemin de Turin, qu’il culbute et lèche le sexe de Caroline Pétiniaud dite Claire Brunne alors qu’elle est déguisée en page?

Est-ce dans le somptueux appartement du 13 rue des Batailles à Chaillot qu’il pose ses lèvres entre les cuisses de la comtesse Guidoboni-Visconti né Frances-Sarah Lovell?

La comtesse : mon chère amant, savez-vous qu’elle est la position dont le tout Paris parle en ce moment?

Balzac : je vous laisse me la conter

La comtesse : il s’agit du baiser entre les jambes, qui parait-il est à la fois délicieux pour elle comme pour lui. Sauriez-vous me faire jouir par ce moyen?

Balzac : personne ne pourra dire que j’ai fait Peines de cœur d’une chatte anglaise. Ce serait improper.

A la mort de Balzac (après celle de Stendhal), le sexe apparaitra de plus en plus dans la littérature.