ô filles des hauts bois !

Texte de John NELSON alias Saint-John KAUSS cofondateur d’une école littéraire baptisée SURPLUREALISME. Peinture de Roger FRANCOIS.

85952661_pô filles des hauts bois cruches d’argile à l’idylle efficace ventres fermés à toute interrogation sur l’amour des langues hermaphrodites pages closes de feuilles sans audience livre ouvert sur des corps épuisés à l’intime conviction de plaire à l’épousé fatiguée la femme du poète sans histoires et sans rêves de débauche contre le soir des folles paumes badigeonnées de l’eau de la fécondation

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il y eut Michèle aux gants de sa race qui monte la garde aux privilèges de faire l’amour au bord de l’orage

 

 

 

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il y eut Ghislaine cannibale sans gênes qui pose nue devant les ficelles
il y eut aussi Carole habitable aux mamelons de bonheur aux fûts de seins gonflés et convoités par l’orateur allongé sur les plus hautes tours de l’enfance canonisée hanches de colombes favorisées par les scaphandriers possédés au fond des mers cuisses vides des savanes
braquées sur la route du boudoir mamelles de sentinelles agrafées aux comptoirs de la félicité

 

 

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il y eut Esther aux pieds plats qui concocte les heures dans les vasques
sans saules

 

 

 

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il y eut Yolaine aux yeux cernés qui vivra éternellement

 

 

 

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il y eut Maryse aux rires d’enfant des cités et des enjambées de femme

 

 

 

 

photo-franc3a7oisroger1et il y eut ma première fille baptisée dans les mots et dans l’hiver des sarcophages dans ces corps scalpés au filin de mon anxiété qu’accueillent les oursins et les sarcelles aux cruches cassées aux mâts des molaires dans les ruelles majuscules tentatives de partager les imprimés avec les foules que de grâces et de folie de joie dans la manne des filles habitées de mes mains cuisses pleines de fémurs capables de s’attacher aux sureaux       pots de gouache à la folie ordinaire touffes de billets doux à l’aimée interdite transes de femmes agenouillées dans la fertilité des chandelles basiliques de chairs liées jusqu’à l’épiphanie gants du lendemain ridicule aux danseuses nues dans les forges

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Hommage aux formes des femmes !

Elles posent avec impudeur
Elles s’exposent sans pudeur
7226_live-loveFières elles le sont
De leurs seins plantureux
30228_vulveDe leurs fesses amples et pleines
De leurs ventres ronds
De leurs sexes glabres
De leurs hanches arrondies
42432_or-y-geneDe leurs cuisses accueillantes
De leurs bras solides
Bref de leurs formes de femme.
Ces corps sont le plaisir même
44591_magueriteLes regards portent tous témoignage
Du plaisir offert
Du plaisir reçu
Du plaisir partagé
Caty