Je la vois émouvante !

Francois Eberl (Praga 1887 -1962)

Jolie femme nue couché sur le coté

A la relecture de cet article, c’est tout simplement le mot salope qui me chagrine. Associé à quelques qualificatifs il peut s’adoucir : petite salope, belle salope, grosse salope… mais le mot lui-même est un peu trop vulgaire voulant dire Femme de mauvaise vie, dévergondée débauchée comme chez Michel BALFORT dans le Journal d’un homme de nulle part : Quelle adorable salope elle deviendra en peu de temps, je suppose, si elle tombe sur un amant habile.

 

Et de fait Evelyne tombe sur un amant averti et habile.

Francois Eberl (Czech, 1887 - 1962)

Jolie femme nue appuyée sur un coussin

Notre héroïne serait-elle alors une Femme méprisable, une garce sans scrupules aux mœurs corrompues et prête à tout pour réussir, comme chez Elisabeth JOLIVET dans Plaidoyer d’une mauvaise fille : T’es prête à tout pour briser tout autour de toi ! T’es qu’une salope.

 

Partenaire soumise, salace ou lubrique ! Non ! Je ne trouve pas que Vénus aille dans ce sens.

Je la vois émouvante

Lorsqu’elle rougit de ce regard subtil d’homme aux yeux noirs posé sur ses longues jambes fuselées, sur sa poitrine et son visage.

François Eberl (1887-1962)3

Femme aux seins nus et au sourire figé

Elle est intimidée et émue lorsqu’elle sent son entrejambe palpiter.

 

Je la sens hésitante entre « j’aguiche » et « pas touche ».

Je la sens décidée et envieuse de le voir, de l’approcher, de le toucher.

Je la sens excitée dans ses travaux d’approche

Elle se trouve ridicule, mais en fait elle est femme séduisante, aguichante, désirable et dans ses gestes elle se fait reconnaître comme tel.

Elle ose alors un pudique « Désirez-moi alors… » Alors que sa pensée est toute autre son corps le veut, le désire au plus haut point, son dos se cambre, ses fesses réclament ses mains, sa peau, son corps…

François Eberl (1887-1962)-

Brune aux beaux seins

Elle est déjà jouissance avec ses lèvres chaudes au creux de son cou, ses mains montant de son ventre à la pointe de ses seins.

 

Il persiste à la trouver garce alors qu’elle est femelle qui mouille de plaisir, femme totalement femme, femme soumise à ses désirs.

Je la vois amante initiée salivant pour faire glisser en bouche un doigt fornicateur.

Je la vois jouisseuse offrant sa petite chatte mouillée.

Je la vois découvrant et aimant les gestes naturels de son tuteur.

Francois Desnoyer (French, 1894-1972)

Femme nue allongée avec chate apparente

Je la vois acceptant ce premier baiser à pleine bouche, cette perforation de sa vulve à lui faire mal.

 

Il la trouve vicieuse, alors qu’elle n’est que plaisir, découvrant ses propres trésors ses propres jouissances, son antre dégoulinant de stupre, ses fesses en appâts tentant, ses cuisses qu’elle écarte naturellement, son clito agacé de main de maître, son vagin bien mouillé, son cul bien étroit perforé comme il se droit.

Il lui fait mal, mais elle est femme pour accepter cette douleur et courir vers d’autres plaisirs… deux doigts dans sa chatte et le majeur dans son cul. Le pied !

FERNANDEZ NAVARRO CÉSAR ·

Dos de femme nue

Il bande et la trouve « belle salope ». Mais elle est femme, totalement femme écartant les cuisses, se faisant fouiller la chatte d’une longue langue salivante.

 

Femme encore, Femme toujours, Femme au multiple orgasme, mais pas salope.

Femme sexuelle, humide, troublée, enthousiaste, folle de désir, folle de plaisir, innocente, inconsciente, perverse un peu, aveugle, éclairée, jubilatoire, mais pas salope.

Antonio Maria Nardi (Italian 1897 – 1973)

femme nue épuisée par la lecture

Ni biatch, ni chagasse, ni chienne, ni dévergondée, ni débauchée, ni traînée, ni connasse, ni pute, ni garce, ni connasse, ni salope. Non simplement Femme en devenir, puis Femme révélée !