Elle lisait cet opuscule de Manara…

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Elle lisait cet opuscule de Manara…
« Clara se coucha aussitôt sur moi et plongea sa langue dans ma bouche. Elle frotta contre ma motte son sexe de lave chaude. Elle fut saisie à son tour d’un orgasme qui la fit tressaillir plusieurs fois de suite, en poussant des cris aigus qui m’affolèrent. Je me redressai, la retournai, et commençai de la fesser… » Ah !… « en m’étonnant de la jouissance nouvelle qui m’inondait le ventre. Le carnet vert avait raison. Il était aussi doux de donner que de recevoir ». Oh !
« Toute à ma découverte, et bien trop occupée par ce cul qui se trémoussait sous mes coups ». Aïe ! « Je ne remarquai pas que Casanova s’était absenté. Je ne prêtai pas plus attention au train qui s’était arrêté qu’à la voix enrhumée qui annonçait Venise ». Ah ! Encore !
« D’ailleurs, plus rien ne comptait que ce nouvel orgasme qui, du bout des doigts, littéralement jusqu’aux creux de mes reins, m’envahissait et me soulevait bien loin de toute réalité ». Oh, arrête, arrête ! Un instant…
« Clara, elle-même, m’encourageait à la frapper, la tête levée vers la portière du compartiment, comme si elle attendait le retour de Donatien. Mais de cela, je me rendis compte trop tard. Il y eut un éclair, des rires, des applaudissements, des cris et un nouvel éclair ».
Allez continue…
« Clara roula à bas de mes genoux, rabattit sa jupe, cachant des fesses roses et brûlants, marquées des cinq traits de mes doigts… »
S’il te plaît, reprend…
« Il me fallut me rendre à l’évidence. Le couloir et l’entrée du compartiment étaient envahis d’une petite foule hilare ».
Aïe ! Oui ! Oh, oui….
Où, je suis… « Sacrifiant à des plaisirs, qu’on dit défendus. Je cherchais mon tee-shirt et, stupidement, m’en couvris la poitrine ».
Je peux arrêter pour savourer tes… Ah ! Je reprends, je reprends…
« Clara, très naturellement, s’était rajustée et avait rejoint son mari. Elle m’adressa un petit signe de la main… »
Ah, la surprise lui fit lâcher le livre de la main. L’Art de la fessée n’avait plus lieu d’être : elle était convaincue. Cul-vaincu aurait dit son aculateur.

Que lis-tu ?

Que lis tu ?

                                     Que lis tu ?

-Tu le sais bien… Je t’en ai parlé : c’est un florilège d’écritures érotiques…
-Oui, oui, mais j’ai l’impression qu’en la matière tout n’est que répétition… Et qu’à force d’en lire, l’envie s’émousse. On ne lit que ce que l’on a déjà lu mille fois.
-Mais il faut aussi se mettre en condition, savoir accueillir ces mots pour les relire encore et encore…
-C’est pour cela que tu lis nue…
-Voilà…
-Mais cela n’empêche pas l’impression de la répétition…
-Ce que je suis en train de lire est justement pour toi. Une pensée de Caty : « L’amour bénéficie souvent de la répétition comme de l’innovation ».
-Caty est de bon conseil… Justement, à ce propos… Retourne-toi en continuant de lire… »
Et elle se retourna en continuant de lire à voix haute. Cette demande était de bon augure. Cela sentait l’innovation dans la répétition.
-« Lève-toi et installe-toi sur tes coudes et tes genoux. Présente-moi ta croupe »
Ce qu’elle fit…
-« Continue de lire, lis, lis encore… »
Elle continua donc à lire des mots qui perdaient peu à peu de leur sens, tandis qu’elle sentait une langue monter le long de ses cuisses, prendre par l’intérieur, s’égarer autour de sa vulve ouverte. Il prenait son temps. Tout son temps. Les pages se succédaient : elle finirait bientôt le chapitre. Elle espérait qu’il aille plus loin encore, plus haut… Mais à chaque fois, il s’esquivait. Jusqu’au moment, où elle se rendit compte qu’elle lisait presque de façon inconsciente un passage sur l’orée de l’anus et ses milles façons de le savourer…
Et quand elle sentit sa langue la pénétrer, elle ne put terminer sa phrase qu’en gémissant et continuer la suivant qu’en criant…

Elle lisait, elle lisait et ne répondait plus à ses messages.

Il n’en pouvait plus quand elle lisait. Elle lisait, elle lisait et ne répondait plus à ses messages.

Il n’en pouvait plus quand elle lisait. Elle lisait, elle lisait et ne répondait plus à ses messages.

Il avait beau parfois avoir la tentation d’arrêter de lui écrire, pour qu’elle ait ce désir de lui. Il ne résistait pas très longtemps. Peu de temps après, il lui écrivait encore. Elle jouait de ses élans et savait savamment distiller ses réponses rares et précieuses. Jouissait-elle de cette mise en tension permanente ? Aimait-elle garder le contrôle pour mieux en savourer le sel ? Savourait-elle le désir qu’elle devinait dans ses écrits ? Cela l’excitait-elle ?
Dans ces périodes-là, cela l’agaçait tellement que s’il l’avait là, sous la main, il la baiserait sans retenu, sans scrupule, sans merci ! Il la baiserait comme un satyre baise sa nymphe : presque à la violenter pour en tirer gémissement et excitation. Sa queue serait sa lance vengeresse. Il voudrait lui imposer dans son con et dans son cul en la tirant par les cheveux, en martyrisant ses seins, en mordant dans sa peau, en fessant sa croupe. Une mise en tension qui d’être de raison le rendait être de passion !

Le divin marquis !

Le divin Marquis

Le divin Marquis

J’ai posé un livre de Sade sur la petite table. L’a-t-il vu ? Je n’en suis pas si sûr. En tous le cas, il ne m’en a rien dit. J’essaye d’attire son attention sur le livre en prenant la pose le lisant. J’espère au moins qu’il comprendra ainsi. Lire Sade ! Qu’il le lise pour qu’il comprenne ce que je veux de lui. Qu’il le lise ! Je ne vais tout de même pas lui faire un dessin. J’ai pourtant fait assez d’allusions. Il me veut dans la lumière sans savoir ce que je pourrais lui offrir dans les ténèbres. Il me fait l’amour, mais j’en veux plus ! Je veux qu’il me baise, qu’il m’épuise. Je me fais gémissante, dépendante, suppliante pour qu’il me prenne et m’amène plus loin encore. Qu’il me soit sans pitié, audacieux jusqu’à en être pervers. Comment lui avouer que je désire sentir la douleur excitante de sa main sur mes fesses ? Qu’il m’attache ! Qu’il me lie ! Je voudrais tant qu’il martyre mes seins délicatement… Si cela continue c’est moi qui vais le martyriser… peut-être qu’il aimera ?

Elle savait qu’elle m’accrochait en agissant ainsi. J’ai bien compris qu’elle faisait semblant de lire. Peu importe le livre. Ce qu’elle veut c’est s’exposer, là, nue, pour m’affoler. Elle joue de sa poitrine. Elle la gonfle volontairement. Elle se tient le plus droit possible, comprime son ventre et serre ses fesses.
Elle passe de page en page distraitement… La lumière l’éclaire bellement. Sa peau, son grain : j’en suis fou ! Elle fait glisser sa chevelure avec prestance en me faisant partager ce moment de grâce…
Je remarque ses coups d’œil jetés de temps en temps dans ma direction et le coin de sa bouche qui esquisse un sourire complice. Elle sait l’effet qu’elle me fait. Elle en profite en sachant que plus elle tiendra la pose et plus j’aurais envie d’elle. Et plus j’aurais envie d’elle et plus je voudrais la faire jouir. Ce désir alors de mettre le plus de distance entre son attitude actuelle altière, fière et espiègle et celle, plus tardive de femme gémissante, dépendante, suppliante…

Saisissant !

Jouis ! Oui ! Jouis !

Jouis ! Oui ! Jouis !

Pour des raisons évidentes d’efficacité, nous avions convenu de partir ensemble à ce congrès. Le voyage s’était bien passé. Elle était sympathique. La discussion allait bon train. Le courant entre nous passait bien. Cela se modifia à l’hôtel. Il ne restait plus qu’une chambre et nous étions arrivés trop tard pour chercher un autre établissement. Il nous fallait partager la chambre et peut-être même le lit. Elle est alors devenue très froide, me parlant à peine. Pourtant, je n’y étais pour rien. Je ne l’avais pas amené dans un guet-apens. Je n’avais d’ailleurs aucune visée particulière. J’étais au contraire très gênée de la situation. Nous sommes montés en silence. A l’intérieur de la chambre, le malaise était encore plus sensible. Je lui proposais de dormir sur le sol. Elle ne releva même pas ma proposition. Je lui laissai remplir l’espace comme elle le souhaitait et lui proposai d’aller dans la salle de bain la première. A mon retour de la salle d’eau, je me rendis compte qu’elle m’avait laissé un côté de lit. Je m’installai quand elle me prévint : « Je ne peux m’endormir sans lire longuement un livre ». Je la rassurai en lui disant que ce n’était pas un problème pour moi. De fait, je m’endormis quand elle lisait encore. Ce qui me réveilla plus tard dans la nuit, c’est qu’elle lisait à voix haute. Encore ensommeillé, je ne compris pas d’abord le sens de sa lecture. Là où elle en était, il semblait s’agir d’une scène d’amour passionnée… Et d’un coup, tout en continuant à lire à voix haute, elle retira les draps, tira sur mon caleçon et prit ma queue à pleine main. Elle me branlait au rythme de sa lecture qui se fit plus rapide, plus brûlante, plus excitante… Et elle conclut le passage pas ces mots : « Jouis ! Oui ! Jouis ! »

Merci ami lecteur !