Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir

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Voici un extrait des Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir, rédigé en 1749 par l’Anglais John Cleland et traduit en français par Fougeret de Montbron. Dans ce passage, Fanny, qui se destine à devenir fille de joie, craint que les verges de ses futurs clients ne soient trop grosses pour elles. Pour la rassurer, Phoebé l’invite à épier une de leur collègue au travail.

Quand nous fûmes ensemble je la mis sur cette voie en lui faisant un narré fidèle de ce que j’avais vu. Elle me demanda quel effet cela avait produit sur moi. Je lui avouai naïvement que j’avais ressenti les désirs les plus violents, mais qu’une chose m’embarrassait beaucoup.

— Et qu’est-ce que c’est, dit-elle, que cette chose ?

— Eh ! mais, répondis-je, cette terrible machine qui m’a paru pour le moins aussi grosse que mon poignet et longue de plus d’un pied, comment est-il possible qu’elle puisse entrer sans me faire mourir de douleur, puisque vous savez bien que je saurais y souffrir pas même le petit doigt ?…

A l’égard de celui de ma maîtresse et du vôtre, je conçois assez aisément par leurs dimensions que vous ne risquez rien. Enfin, quelque délectable qu’en soit le plaisir, je crains d’en faire l’essai.

Phœbé me dit en riant qu’elle n’avait pas encore ouï personne se plaindre qu’un semblable instrument eût jamais fait de blessures mortelles en ces endroits-là, et qu’elle en connaissait d’aussi jeunes et d’aussi délicates que moi qui n’en étaient pas mortes… qu’à la vérité nos bijoux n’étaient pas tous de la même mesure ; mais qu’à un certain âge après quelque temps d’exercice, cela prêtait comme un gant, qu’au reste si celui-là me faisait peur, elle m’en procurerait un d’une taille moins monstrueuse.

— Vous connaissez, poursuivit-elle, Polly Philips. Un jeune Italien l’entretient ici et vient la voir deux ou trois fois la semaine. Elle le reçoit dans le petit cabinet du premier étage, on l’attend demain. Je veux vous faire voir ce qui se passe entre eux d’une place qui n’est connue que de Madame Brown et moi.

Le jour suivant, Phœbé, ponctuelle à remplir sa promesse, me conduisit par l’escalier dérobé dans un petit réduit obscur d’où nous pouvions voir sans être vues. Les acteurs parurent bientôt, et après de mutuelles embrassades et part et d’autre, le jeune homme se déshabilla jusqu’à la chemise. Polly à son exemple en fit autant avec toute la diligence possible. Alors, comme s’il eût été jaloux du linge qui la couvrait encore, il la mit en un clin d’œil toute nue et exposa à nos regards les membres les mieux proportionnés et les plus beaux qu’il fût possible de voir.

Polly n’avait pas plus de dix-sept ans. Les traits de son visage étaient réguliers, délicats et doux. Sa gorge était blanche comme la neige, parfaitement ronde, et assez ferme pour se soutenir d’elle-même sans aucun secours artificiel ; deux charmants boutons de corail distants l’un de l’autre en faisaient remarquer la séparation. On voyait ensuite un ventre plus poli que l’ivoire au bas duquel paraissait à peine une petite ouverture qui me semblait fuir par modestie et se cachait entre les plus belles cuisses du monde. Un jeune duvet épais et noir en ombrageait le délicieux orifice. En un mot, Polly était un vrai modèle de peinture et le triomphe des nudités.

L’Italien ne pouvait se lasser de la contempler : ses mains aussi avides que ses yeux la parcouraient en tous sens. Pendant cet agréable badinage sa chemise qui haussait par-devant faisait juger de la condition des choses qu’on ne voyait pas ; mais il les montra bientôt dans tout leur brillant en se dépouillant  son tour du linge qui les cachait. Ce jeune étranger pouvait avoir environ vingt-deux ans : il était grand, bien fait, taillé en hercule, et sans être beau, d’une figure fort avenante.

Son joyeux instrument sortait avec pompe d’un taillis épais et frisé. Sa raideur et sa grossesse extrême me firent frissonner de crainte pour la tendre petite partie qui allait souffrir ses brusques assauts : car il avait déjà jeté la victime sur le lit, et l’avait placée de façon que je voyais tout à mon aise. Ses cuisses bien écartées découvraient à mes yeux le centre délectable des plaisirs, dont les lèvres vermeilles formaient une espèce de losange en miniature que le coloris de Rubens n’aurait pu imiter.

Alors Phœbé me poussa doucement et me demanda si je croyais l’avoir plus petit ; mais j’étais trop attentive à ce que je voyais pour être capable de lui répondre. Le gars en ce moment approchant du but, son fier brandon ne menaçait pas moins que de fendre la charmante enfant qui lui souriait et semblait défier sa vigueur. Il le guida lui-même en séparant du bout des doigts les lèvres délicates de cette jolie fente, et après quelques coups, auxquels la combattante ripostait, l’ayant introduit à moitié, il le retira pour le mouiller.

Enfin il l’introduisit de nouveau et le plongea jusqu’à la garde. L’aimable Polly laissa échapper en cet instant un profond soupir qui n’était rien moins qu’occasionné par la douleur. Le héros pousse, elle répond en cadence à ses mouvements.  Mais bientôt leurs transports réciproques augmentent à un tel degré de violence qu’ils n’observent plus aucune mesure. Leurs secousses étaient trop rapides et trop vives, leurs baisers trop ardents pour que la nature y pût suffire : ils étaient confondus, anéantis l’un dans l’autre. « Ah ! ah !… je ne saurais y tenir… c’en est trop… je m’évanouis… j’expire… je meurs » : c’étaient les expressions entrecoupées qu’ils lâchaient mutuellement dans cette douce agonie.

Le champion en un mot faisant ses derniers efforts annonça par une langueur subite répandue dans tous ses membres qu’il touchait au plus délicieux moment. La tendre Polly annonça qu’elle y touchait aussi en jetant ses bras avec fureur, perdant l’usage de ses sens dans l’excès du plaisir.

Quand il se fut retiré, elle resta quelques instants encore sans mouvements, les cuisses toujours écartées, au moyen de quoi il était aisé de discerner une espèce d’écume blanche sur le bord des lèvres de cette récente blessure dont le dedans le disputait pour la couleur au plus beau carmin.

Elle sortit de son évanouissement  à la fin, et sautant au cou de son ami, il parut par les nouvelles caresses que la friponne lui prodigua que l’essai qu’elle venait de faire de sa vigueur ne lui avait point déplu.

Je n’entreprendrai pas de décrire ce que je sentis pendant cette scène. Il suffit que tu saches que je fus guérie de toutes me frayeurs, et que j’étais si pressée de mes besoins que j’aurais tiré par la manche le premier homme qui se serait présenté, pour le supplier de me débarrasser de ce poids qui m’était désormais insupportable.

Phœbé, quoique plus accoutumée que moi à de semblables fêtes, ne put être témoin de celle-ci sans être émue. Elle me tira doucement de ma place d’observation et me conduisit du côté de la porte. Là, faute de chaise et de lit, elle m’adossa contre le mur ; et m’ayant levé les jupes, la luxurieuse me mania cette partie où je sentais de si violentes irritations. Le bout de son doigt fit un essai aussi prompt que le feu sur la poudre. Je lui laissai dans la main une preuve de la force dont ce touchant spectacle m’avait affectée. Alors satisfaite par le soulagement que je venais de recevoir, nous revînmes à notre poste.

L’Italien était assis sur le lit vis-à-vis de nous. Polly assise sur un de ses genoux le tenait embrassé : leurs langues enflammées, collées l’une contre l’autre, semblaient vouloir pomper le plaisir dans sa source la plus pure.

Pendant ce tendre badinage, messire Jean Chouart avait repris une nouvelle vie. Tantôt la folâtre Polly le pelotait, le secouait comme font les petits enfants leurs hochets. Tantôt elle le prenait et le serrait entre ses cuisses ; quelquefois elle le plaçait entre ses charmants tétons comme un gros bouton de rose. Le jeune homme de son côté, après avoir épuisé en la caressant toutes les ressources de la luxure, se jeta tout à coup à la renverse et la tira sur lui. La friponne empoigne le dard avec un courage héroïque et se l’enfonce jusqu’à l’extrémité.

Elle demeura ainsi quelques instants jouissant de son attitude, tandis que le paillard s’amusait à lui claquer légèrement les fesses. Mais bientôt l’aiguillon du plaisir les embrasant de nouveau, ce ne fut plus qu’une confusion de soupirs et de mots mal articulés. Il la serre étroitement dans ses bras ; elle le serre dans les siens, la respiration leur manque, et ils restent tous les deux, sans donner aucun signe de vie, plongés et absorbés dans la plus délicieuse extase.

Bataclan !

Madone Edvard+MUNCH pinacotheque+de+paris des+vertes+et+des+pas+mures blogspot

Message N° 1

Monsieur,

j’ai l’honneur de vous adresser ce mot pour vous remercier de m’avoir protégée lors du terrible événement du BATACLAN. Je ne suis pas prête d’oublier le bruit des armes ni non plus le chaud cocon dans lequel vous m’avez enfermé. Je n’oublierai pas le poids rassurant de votre corps sur le mien.

Je vous serai éternellement reconnaissante.

Avec toute mon admiration.

Une rescapée tellement heureuse de vivre, mais tellement triste pour ceux qui n’ont pas eut ma chance de vous avoir trouvé.

Second message

Monsieur,

Votre amie Isabelle m’a permis de trouver celui qui m’avait protégée l’autre soir au BATACLAN et je l’en remercie vivement. Il se trouve qu’en effet lorsque nous nous sommes relevés d’entre les sièges, l’aurais pu écrire d’entre les morts, la carte de visite d’Isabelle a glissé d’une de vos poches ; je l’ai donc récupéré et cherché vainement à vous retrouver pour vous la remettre… Sur cette carte l’adresse téléphonique d’Isabelle et au verso un mot d’amour que vous avez sans doute lu. J’ai donc pris contact avec elle, elle m’a invité à prendre un pot et je lui ai raconté notre histoire… C’est elle qui m’a donc donné votre adresse email, d’où mon message de l’autre jour…

Sans réponse de votre part, j’ai repris contact avec Isabelle qui m’a expliqué votre perplexité devant ce message : en trois mots vous êtes dubitatif… Pourtant c’est bien vous dès les premières rafales qui m’avez poussé par terre entre deux rangées de fauteuils…. C’est bien vous qui vous êtes allongé sur moi alors qu’autour de nous c’était l’hécatombe… Combien de temps sommes nous restés dans cette position ? dans cette folle intimité… Je ne sais pas… Mais ce que je peux vous raconter, c’est mon histoire… Tout d’abord une certaine gène comme pour m’habituer à votre poids… J’ai cherché à me dégager sans succès car vous avez tout fait pour me maintenir en place… Alors je me suis résignée et alors mon corps et mon esprit se sont envolés ! Que pouvais-je faire d’autre… à un moment vous avez bâillonnée ma bouche pour m’empêcher de parler… Je ne suis ni madone ni anti-madone, mais simplement femme et la femme que je suis a senti ses bouts de seins se durcir soudain… Impossible de les toucher mais je les sentais contre le tissus de ma robe… mon clitoris se mettait aussi de la fête… ce mot surgi de nulle part me fit honte… mais il était déjà trop tard pour luter… Le stress, la peur, votre odeur, votre souffle dans mon visage, votre corps sur le mien, votre chaleur, votre présence rassurante, votre cuisse entre mes jambes, cette folie du bruit des armes après le délice de ce début de concert… alors j’ai passé la main derrière votre tête et je vous ai imposé un baiser… Vous avez résisté et devant mon insistance vous y avez répondu avec fougue… Vous avez su n’est-ce pas que j’ai jouis à ce moment précis… Mon corps a vibré contre le votre… cet orgasme a été violent, insipide, inacceptable, indécent même… Mais il était bien là et impossible à refréner…

J’ai raconté cela à Isabelle et elle m’a pris le bras comme pour me rassurer et me faire savoir qu’elle comprenait mon besoin de vous remercier… Oh pas pour le plaisir que j’avais eu malgré moi, mais pour vous dire ma joie d’être vivante grâce à vous…

Je sais maintenant que vous ne me répondrez pas ! Je ne vous en veux pas !

 

A l’écoute !

2

Lascive, elle s’est réveillée nue ce matin. Les fenêtres ouvertes, elle se laisse caresser par le vent. Elle aime ainsi profiter de la bise. Quel dommage de devoir s’habiller… Non, décidément, ce sera sans elle. Elle restera sans culotte malgré l’activité qui l’attend. La nudité l’habite, la nudité l’habille. Elle décide d’en avertir son amant. Elle le sait seul aujourd’hui : elle n’hésite pas à lui envoyer un sms : « serai nue sous ma robe légère aujourd’hui. Profite en ! ». Comment interprétera-t-il son message ? Comment répondra-t-il à son avance ? Tous les deux savent pertinemment que l’éloignement ne pourra pas lui permettre d’en profiter effectivement. Alors que fera-t-il ?

La réponse ne tarde pas à arriver. Il veut bien en profiter s’il lui laisse le champ libre et si elle accepte ses directives. Que risque-t-elle à essayer ? Il est loin. S’il se prend à divaguer et à lui demander des choses impossibles, elle fera comme elle voudra. Elle accepte plus curieuse qu’excitée. « D’accord » lui répond-elle. Il insiste : « Tu me promets ! ». Elle promet sans conviction. « Bon, alors commence par mettre une culotte. Je te dirai quand l’enlever ». Elle ne s’attendait pas à cela, mais elle s’exécute. Il lui demande ensuite son emploi du temps du jour. Elle commence à comprendre son jeu. Elle lui donne pourtant.

5

L’heure tourne… elle se précipite vers le métro. Un trajet de 30mn doit l’amener en centre-ville. La sonnerie l’avertit de l’arrivée d’un sms. Elle aurait dû s’en douter, comme elle aurait dû se douter de sa teneur : « enlève maintenant ta culotte ». La rame, sans être pleine, n’est pas vide. Elle est assise. Il abuse et dès le début ! Pourquoi elle le ferait. Et pourtant… et si. Ce « si » la fait mouiller. Ce « si » l’amène à envisager que, peut-être… Imaginer la scène entraine aussi quelques sueurs froides. Personne n’est dans son voisinage immédiat. Elle pourrait profiter de l’arrivée prochaine dans une station : dans ces circonstances, tout le monde regarde l’arrêt à venir. C’est jouable. Il lui faudra être rapide, mais c’est faisable. Et puis, elle lui a promis quand même… C’est décidé : elle met son sac devant elle, à ses pieds. Elle se baisse pour faire mine de chercher quelque chose. La voix annonce le prochain arrêt. Elle sent que les personnes présentes fixent les portes et ne font pas attention à elle. D’un mouvement vif, elle s’exécute. Sa culotte est à ses pieds. C’est le moment le plus délicat. Elle dégage ses pieds le plus rapidement possible, tandis que des passagers sortent. Elle la ramasse alors que de nouveaux venus s’introduisent dans la voiture et la glisse dans son sac. Elle sent que son visage est devenu rouge. Elle a chaud. Elle regarde autour d’elle : elle sent les regards. Mais ce mélange d’appréhension et d’envie l’excite. Elle reprend son souffle et elle répond fièrement « c’est fait ». Pas de réponse. Les minutes s’égrènent. Au fur et à mesure de la progression du métro vers le centre-ville, les passagers sont de plus en plus nombreux. Elle est obligée d’abandonner le siège. Elle est debout et se tient à une barre. Or, comme s’il la surveillait et connaissait la situation, il lui envoie un texto lui demandant de se coller à une barre, les deux jambes de part et d’autres… Cela lui semble facile, bien qu’elle soit obligée de s’imposer à son voisinage. Peu à peu, elle approche son corps de la barre jusqu’à s’en emparer de toute sa personne. Certaines mains, devant son insistance, s’écartent ou lâchent prises. D’autres, non. Une main en particulier se tient au creux de son ventre. La foule de plus en plus nombreuse camoufle le fait. Mais cette main, si près de son bas ventre… Dans un mouvement brusque de sorties et d’entrées, elle finit enfin par pouvoir s’emparer de la barre et la glisser entre ses cuisses. Elle la serre de ses cuisses devenues avides. Elle en sent la matière à travers le tissu si léger. Elle se découvre l’âme d’une stripteaseuse de peep show. Et la main, dont elle ne sait d’où elle vient, resserre son étreinte.

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Pourquoi obéit-elle ainsi aux injonctions de son amant ? C’est complètement imprudent et fou. Imprudent, c’est vrai. Cependant, ce jeu la fait tremper plus qu’elle ne pouvait l’imaginer. Etre à la merci du regard. Sentir qu’on peut dévoiler son impudeur. Etre impudique, ce fantasme là ! Tout est dans l’attitude : il faut avoir l’air dégagé, presque hautain. Elle se décide à entrer dans l’attitude de la bourgeoise, sûr d’elle, froide et sèche. Peut-être l’avait-elle prévue quand elle a décidé de mettre, avant de partir, cette robe de qualité rehaussée d’un collier à la fois clinquant et précieux.

La densité dans le métro est devenue si importante qu’elle peut à peine porter son portable à ses yeux. « Fait ! » écrit-elle à nouveau. Elle a peine le temps de redescendre son bras qu’elle reçoit un nouveau sms. « Tiens ton portable de telle façon que tes voisins puissent lire que tu ne portes pas de culotte ». Il lui reste 7mn à tenir avant son arrêt. Et pourtant, elle s’exécute. Elle saisit son portable ostensiblement avec le dernier message. Des personnes se sont-elles aventurées à le lire par dessus son épaule ? Y a-t-il un lien avec ce qu’elle ressent ? Elle sent, ou croit sentir, une pression accentuée sur ses fesses. La main près du ventre glisse le long de la barre, ses fesses caressées : elle se sent acculée de partout. Elle se sent transparente, mise à nue.

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Elle finit par sortir de l’étuve. Cette expérience, la tension qui l’accompagnait, l’a éreinté. Elle marche dans la rue, profitant de sa liberté et de son secret. Et c’est pendant ce trajet qu’elle reçoit une nouvelle indication. « j’ai vu que tu passais devant la poste. Poste-moi ta culotte à l’adresse que je t’indique ». Il est gonflé, mais audacieux. Et elle aime ça. C’est pour son audace, sa façon de l’amener à la limite de son plaisir, qu’elle est en manque de lui. De toute façon, elle avait prévue de partir sans culotte. La poster ne changera rien à la suite de la journée. Elle entre dans le grand bâtiment. Elle s’avance jusqu’au guichet et demande une grande enveloppe. Le préposé, lui sourit et lui demande ce qu’elle veut y introduire. Elle le sent impertinent. Et d’un grand sourire lui répond que ce qu’elle veut y introduire ne le regarde pas, mais que c’est suffisamment grand, large et profond. Sans se départir, l’homme lui indique que dans ce cas, il choisirait du XXL et met devant elle un assortiment. Elle choisit une enveloppe moyenne. « Pas si grand » murmure-t-il narquois. Elle fait la moue, paye et libère sa place. Elle s’écarte et s’installe à une table. Elle note l’adresse. Elle ouvre largement l’enveloppe et tandis qu’elle cherche à y placer son sous-vêtement, celui-ci s’accroche et tombe à terre. Elle le ramasse aussi vite qu’elle peut, mais elle se rend compte que pour celui qui regarde la scène l’identité du tissu ne fait aucun doute. Sa culotte s’étale impudiquement sur les carreaux. A peine introduit dans l’enveloppe, elle croise le regard du postier. Il rougit. Elle profite de la situation avant que celui-ci ne ressaisisse. Elle lui remet l’envoie et lui tourne le dos, non sans avoir affiché un sourire moqueur.

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Elle a passé l’épreuve avec succès. Elle sourit encore triomphalement de l’embarras de l’homme. Elle prend son portable, prend en photo sa bouche en cœur et écrit en légende : « apprête-toi à recevoir ma culotte ! ». Elle vibre de son excitation…

Ce n’est que bien plus tard qu’elle comprit la profondeur de son inconscience, quand elle reçoit le dernier texto : « j’ai remarqué que tu avais un trou dans ton emploi du temps. J’ai téléphoné à ton esthéticienne en me faisant passer pour ton mari et j’ai pris rendez-vous à 14h pour une épilation intégrale… »

Le salaud !

Caty et Mona – Le 69 de Caty et de Mona, 6 heures du matin et Epilogues

image017Avertissement : Cette aventure, écrite sur commande a déjà été publiée sur le BLOG génial de Michel KOPPERA qui est l’auteur des illustration et m’a apporter de très bonnes idées.

Caty et Mona – Le 69 de Caty et de Mona, 6 heures du matin

– Bien sûr ! Raconte-moi !

– Un nombre ! Un seul nombre ! Tu devines lequel ?

– Oui ! tu voudrais un 69 !

– Bingo ! Tu accepterais de me l’offrir !

– Il suffit de s’accorder sur la position ! Toi au-dessus, moi en dessous

– Et  pourquoi pas l’inverse ?

– Choisis !

-Non, toi tu choisis !

– Alors je reste en dessous.

Mona écarte les cuisses de Caty… Caty en fait de même… Mona enlève le gode du sexe de Caty. Caty décroche le dong des fesses de Mona. Et toutes les deux plongent entre les jambes l’une et de l’autre… le soleil luit alors dans la chambre… Un rayon lumineux s’est glissé entre les rideaux et vient éclairer les deux femmes qui communient. Le jour s’est levé… Plus un mot n’est prononcé. On n’entend plus que des soupirs, des bruits de bouche, des frôlements de mains… Caty pense qu’il eût fallu une musique pour accompagner ce double cunni ! le Kindertotenlieder de Gustav Mahler ! Elle l’écoutera lorsqu’elle arrivera à la maison et offrira une de ses versions à Mona ! La plus belle ! Celle de Kathleen Ferrier. Lorsqu’elle sera triste, cette musique lui permettra de tomber jusqu’au fond, puis de frapper des pieds et de remonter à la surface.

Mais pour le moment, elle écoute à la fois son corps et celui de Mona… Comment arriver en même temps au plaisir ! Et pourquoi ne pas attendre que l’une jouisse pour jouir à son tour… Soudain la folie se déclenche dans les deux corps qui vibrent puis sombrent dans une profonde extase post-orgasmique.

Ni Caty, ni Mona ne diront plus un mot. Ni l’une ni l’autre de regardera l’une ou l’autre. Pas un geste pour se toucher. Laquelle aura franchi la porte la première ? Je ne saurais vous dire ! L’une et l’autre débutent une autre vie à jamais marquée par le souvenir de ces quelques instants de bonheur ineffable.

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Caty et Mona – Epilogue ! Vers 7 heures du matin

En rentrant chez-elle Caty repensa longtemps à cette nuit avec Mona. Elle n’osa pas ajouter un qualificatif : Nuit d’orgie ! Nuit d’amour, Nuit de plaisir… Non ! Aucun qualificatif ne pouvait convenir ! Alors elle se contenta d’une petite statistique amusante : Caty et Mona avaient passé 8 heures 30 ensemble, Elles avaient bien dormi 2 heures, en général après leurs orgasmes, 6 orgasmes pour Caty 6 orgasmes pour Mona ! Mais au-delà de tout cela il fallait bien admettre que cette rencontre allait laisser des traces… Caty pensait à Mona et se disait qu’elle avait eu le privilège de rencontrer pendant ces quelques heures une femme exceptionnelle !

Caty et Mona – Epilogue bis ! 2 ans après

Longtemps après, c’est au cours d’une après-midi de caresses et de plaisir partagés que Caty avoua cette histoire à son amie, pour expliquer qu’elle ait mis sur le lecteur de cassettes le fameux Lieder de Mahler ! Elle termina en larmes : « C’est une aventure que je ne renouvellerai jamais ». Tu m’as rendu triste car tu viens d’effacer de ma mémoire, par tes caresses, la splendide Mona. »

 

Caty et Mona – Du bon usage d’un gode et d’un dong. 5 heures 30 du matin

Avertissement : Cette aventure, écrite sur commande a déjà été publiée sur le BLOG génial de Michel KOPPERA qui est l’auteur des illustration et m’a apporter de très bonnes idées.

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C’est alors que Mona se retourne vers Caty et lui avoue !

– Tu m’avais parlé d’un gode dans ton sac !

– Je l’avais oublié !

Caty se lève et récupère dans son sac un très beau gode noir bien cambré et un dong doré… Mona sourit et dit.

– J’ai les mêmes à la maison… mais je ne les utilise pas… tu me les mets tous les deux

– Bien sûr ma belle un gode ne va jamais sans un dong ! Couche-toi et écarte les jambes… pas sur le dos, sur le ventre.

Caty caresse les fesses de Mona, écarte les deux beaux hémisphères de chair, caresse le sillon découvre et admire le joli petit trou rectal…

– Ouvre-toi, toi-même avec tes deux mains… Oui comme cela c’est parfait… je mouille le dong avec ma salive et je te l’enfile en tournant de gauche et de droite… Tu le sens bien

– Oui je le sens.

– Tu n’as pas mal ?

– Pas du tout… Tu es très douce.

– Voilà ! Il est emmanché maintenant jusqu’à la garde…

– Tu me mets le gode dans mon vagin.

– Mais c’est toi qui vas le mouiller… Tiens ! Suce-le…

– C’est ton doigt que je sens dans mon sexe ?

– Oui c’est mon doigt… mais ton sexe est trempé… Ce n’était pas la peine de mouiller le gode.

-Vas-y Caty… je suis prête !

– Voilà ma belle… il rentre facilement… tu le prends en entier… J’aurais dû en prendre un plus long et plus gros !

– Oh non ! celui-là me plait bien !… fais-le vibrer…

– Voilà ma belle… Tu le sens bien !

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Mona a déjà glissé sa main sous son ventre et saisi son clitoris entre pouce et index… Caty caresse tendrement son amante… les fesses, le dos, le cou, les épaules, les cheveux… Elle se couche à l‘envers sur Mona, ses deux jambes encadrant le tête de la récipiendaire… Elle ouvre à nouveau les fesses et glisse sa langue dans le sillon jusqu’à l’anus… d’une main elle appuie alternativement sur le gode et sur le dong… Mona est au bord de l’extase… Elle soupire tendrement puis se met à crier très fort… Caty ressent sous elle la violence des spasmes qui emportent Mona… Ce n’est que longtemps après qu’elle s’approche du visage de Mona pour lui dire :

– Tu es belle quand tu jouis.

– Merci Caty tu m’as emmené très loin… mais toi tu es restée en rade ! Que puis-je t’offrir à mon tour.

– Rien Mona, ce fut pour moi un plaisir de te sentir jouir sous moi.

– Mais tu n’as pas eu d’orgasme !

-Ton orgasme a été le mien ! En doutes-tu ?

– Non ! je n’en doute pas… Mais ! Laisse-moi respirer un peu ! Tu es lourde…

Caty bascule sur le côté, se couche sur le dos ! Mona monte sur elle et s’allonge tête bêche…

– Mmmm ! Tu sens le fauve !

– Toi aussi Mona ! mais que fais-tu ?

– Je te baise avec ton gode !

– Pas baise c’est vulgaire ! Fais-moi l’amour.

– Bien répondu ! Tu sens comme ton gode est mouillé avec mon jus… Tu sens comme ton vagin est trempé avec ton jus… Je l’enfonce et nos jus vont se mélanger pour ton plaisir… je mets la vibration…

– Tu es folle Mona !

– Non ! Je rends hommage à mon soleil !

– Je vais joui Mona… Je passe ma main entre nous… je touche mon clitoris et… je jouiiiiiis ! pour toi ! Par toi ! Grâce à toi !

– Je sens ta main bouger ! Je te sens jouir ! Ton orgasme me brûle comme un rayon de soleil.

– Tu as gardé le dong ? Je le sens !

– Tu veux que je te le mette ?

– Non !

– Alors ! Je sais ce que je vais faire ! Veux-tu connaître mon troisième fantasme ?

à suivre…

Caty et Mona – Les orgasmes simultanés de Caty et de Mona, 4 heures du matin

Avertissement : Cette aventure, écrite sur commande a déjà été publiée sur le BLOG génial de Michel KOPPERA qui est l’auteur des illustration et m’a apporter de très bonnes idées.

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Caty et Mona – Les orgasmes simultanés de Caty et de Mona, 4 heures du matin

Les deux femmes sont enlacées. Le baiser perdure, les deux corps ondulent. Caty a placé sa jambe entre celles de Mona, et simultanément elles plongent toutes les deux dans un délicieux plaisir commun, simultané, étonnant, étrangement long et vigoureux…

Mona et Caty sont maintenant couchées toute nues sur le dos… Un simple drap recouvre leur corps jusqu’au cou. Elles se tiennent par la main.

– À quoi penses-tu Caty ?

– Et toi Mona qu’elles sont tes pensées ?

– En passant cette porte notre histoire sera finie !

– Crois-tu que je pense à autre chose ?

– Je sais que tu penses la même chose !

– Pas de regrets ?

– Non, un beau souvenir qui sera éternellement gravé dans mon cœur et dans mon corps…

– Plus jamais je ne ferai l’amour sans penser à toi.

Qui parlait ! Qui répondait ! Nul ne sait ! Ces deux femmes s’étaient aimées, ces deux corps s’étaient unis, maintenant les deux cœurs battaient au diapason l’un de l’autre, les deux esprits voguaient sur les mêmes pensées.

– Tu t’habilles ?

– Commence ! Toi !

– On a encore quelques instants à vivre !

– Personne ne nous cherche.

– Quelle heure peut-il être ?

– Je ne sais pas ! Je m’en fous !

– Non ! Il vaut mieux dire je m’en moque !

De longues minutes s’écoulent dans ce moment étrangement doux et savoureux. Les deux femmes savent maintenant que c’est fini.

à suivre…