Lu pour vous : les frasques d’une femme fidèle

Il en avait profité pour s’approcher d’elle, poser une main sur ses cheveux. Sur le sommet de son crâne.

  • Qu’est-ce que tu fais ?
  • Ben, tu vois… je touche tes cheveux.
  • Tu trouves que c’est le moment ?
  • C’est le meilleur moment puisque je le fais. Il y a des années que j’ai envie de caresser tes cheveux et je n’ai jamais osé le faire…

Il parlait doucement. Un chuchotement fluide comme une confidence. Le contact physique et le murmure de sa voix grave provoquèrent chez Loranne une réaction instinctive à laquelle elle ne s’attendait pas. Elle inclina la tête comme si elle souhaitait un prolongement de la caresse. Simon emmêlait avec nonchalance ses doigts dans les longs cheveux fins et souples. Sa main se referma sur la nuque ployée. La jeune femme fut envahie d’une agréable sensation de bien-être. Elle aimait ce poids tiède sur son cou. Pourtant, elle trouva tout de même la force de balbutier :

  • On devrait pas…
  • Chut ! Dis rien… c’est un instant magique…

Il avait raison. Il se passait quelque chose entre eux qui ne pouvait s’exprimer avec des mots. Elle bougea un peu la tête de droite à gauche et c’est alors qu’elle perçut l’odeur de son corps. Un parfum à peine perceptible mais caractéristique d’homme endormi. Elle était très sensible aux odeurs et celle-là l’émouvait toujours. Simon était son préféré parmi ceux de la bande. Elle ne l’avait jamais envisagé autrement que comme un ami. Un ami fidèle et affectueux, mais un ami. Elle le pensait sincèrement, même si Benoît l’avait déjà plaisantée sur cet attachement qu’elle essayait de ne pas trop montrer. C’était ce qu’elle dirait si on l’interrogeait à cet instant précis : Simon n’est rien d’autre qu’un ami. En même temps, elle se rendait compte que leur attitude dérapait, devenait équivoque. Elle devait la faire cesser au plus vite. Benoît dormait dans la chambre à côté, Colette dans la chambre contiguë. Sans parler des autres. N’importe lequel pouvait surgir à tout moment et les surprendre. Mais elle ne trouvait pas le courage de prendre l’initiative de leur séparation. Ni le courage ni l’envie. Sa sensualité avait été éveillée, confusément d’accord, mais très nettement. C’était presque malgré elle qu’elle savourait les sensations qui s’éveillaient dans son ventre, alors que son esprit refusait encore de l’admettre. Pourtant, en dépit de son apparence raisonnable et presque froide, elle savait qu’au fond, elle était sensuelle. Gourmande de tous les plaisirs. Incapable de résister à la perspective d’une sensation agréable. Elle appréciait toutes les jouissances sans exception, même si elle s’efforçait de le dissimuler. Déjà, elle goûtait l’abandon de cette situation qu’elle n’avait pas recherchée, mais qu’elle acceptait en refusant de se poser des questions gênantes. Elle feignait de croire à un mouvement de tendresse passager et sans conséquence. L’obscurité et le silence aidant, elle voulait encore y voir une manifestation de leur amitié amoureuse. Les doigts de Simon lâchèrent son cou, glissèrent sur sa joue, rasant ses lèvres au passage. Les petits cheveux de sa nuque se hérissèrent, un frisson secoua sa poitrine. D’un seul coup, elle prit conscience que le jeu allait trop loin. Qu’elle ne devait pas le laisser continuer. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais aucun son ne sortit de sa gorge contractée. Il la prit aux épaules, la releva. D’un geste maladroit, elle tenta de se dégager, mais le mouvement n’aboutit qu’à la plaquer contre son torse nu. Le fin coton de la nuisette n’était pas un rempart contre la chaleur de la peau qui se collait à elle. Elle posa une main sur la poitrine masculine, puis la retira précipitamment. Elle leva la tête en bredouillant quelque chose d’incompréhensible. Leurs bouches se frôlèrent, Loranne ne refusa pas le contact. Elle respirait le souffle de Simon. La pointe de sa langue glissait sur ses lèvres plus légèrement qu’une aile de papillon. En même temps, il pressait son ventre contre le sien, elle sentait la barre de son sexe. Jusque-là, elle pouvait croire à une bouffée de tendresse. Un élan de sensualité presque fraternelle. Maintenant, ce n’était plus possible. Ses doigts serraient ses épaules à lui faire mal, sa langue bougeait tout doucement contre ses lèvres et sa queue bandait sur son ventre. Elle ne pouvait plus croire à l’innocence de ce qu’ils étaient en train de faire. Mais elle ne chercha pas à s’écarter de lui. Si on lui avait dit la veille que cette nuit, elle aurait envie de faire l’amour avec un autre homme que Benoît, elle aurait crié au fou et éclaté de rire. Depuis six ans qu’ils étaient mariés, elle n’avait jamais désiré un autre homme. L’idée de le tromper lui aurait semblé absurde. C’était hier. D’un coup, elle entrouvrit ses lèvres et sa langue se porta au-devant de celle de Simon. Instinctivement, elle avait avancé son ventre pour éprouver la dureté du sexe qui s’y imprimait. Ses mains empoignèrent les reins de l’homme. Elle se pressa plus étroitement contre lui. L’envie lui était venue sans préméditation, sans calcul. Loranne ne trichait jamais avec ses impressions intimes. Elle avait brusquement eu envie de faire l’amour avec Simon. Une envie poignante qui lui irritait les nerfs. Il devina son consentement car ses mains descendirent de ses épaules à ses hanches, glissèrent sous la nuisette, remontèrent jusqu’à la nuque. Elle leva les bras pour qu’il fasse passer la légère chemise au-dessus de sa tête et elle remua plus fort sa langue dans sa bouche. Il embrassait bien. Sans hâte, mais avec une détermination tranquille qui la séduisait. Elle se cambra quand il toucha ses fesses. Elle adorait qu’on lui touche les fesses. Qu’on les caresse. Elle n’y résistait pas. Au bout de quelques secondes, elle faufila une main entre leurs ventres, écarta l’élastique du slip, se saisit de la queue brûlante qui se tendit encore un peu plus. La minute d’après, ils étaient nus tous les deux, debout dans l’obscurité. Ils se branlaient mutuellement, lèvres et langues luttant furieusement. Loranne était si absorbée par ses sensations qu’elle ne pensait à rien d’autre. Simon recula la tête, demanda avec un rire étouffé :

  •  On pourrait peut-être tirer le verrou ?

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A suivre…

Pepe Carvalho s’ennuie à mourir :

011-001-001 Aucune enquête à l’horizon: Pepe Carvalho s’ennuie à mourir. Heureusement une grande bourgeoise barcelonaise est tuée à coups de bouteille de champagne… Mieux encore : une vieille amie, traquée par la mafia à Bangkok, appelle le détective au secours. Carvalho ne le sait pas encore,. mais les deux affaires vont se rejoindre. Lâché au cœur de la jungle et des bordels thaïlandais, il a désormais fort à faire… 

« Les mains de Carvalho s’avancèrent, rapides. Elles défirent sa coiffure et une chevelure courte et douce encadra un visage de une de magazine féminin, soumis à un régime basses calories et à des massages faciaux pour lutter contre une mollesse native des joues et un cou annelé. Les mains de l’homme se remirent au travail, ôtant les bretelles du corsage et dégageant les seins fermes, bronzé au soleil, couronnés de deux framboises. Elle contemplait ses seins et voulut reprendre les confidences.

-Nous n’avions pas eu d’enfants.

-C’est bien mieux. Qui les aurait gardés ?

-C’est vrai.

A présent les mains repartaient vers la jupe et la femme dut se retourne pour que Carvalho baissât la fermeture Eclair, sans poser son verre, sans verser une goutte, se permettant même une gorgée tandis que Carvalho lui retirait la jupe. Avec une culotte qui eût tenu dans le poing d’un bébé et son verre de porto, le corps de Joana rassemblait à un montage. Il traduisait une angoissante volonté de lutte contre le temps. Pas un gramme de graisse, pas un pli négligé, pas le moindre petit bout de peau sans bronzage et malgré tout, tant d’efforts n’étaient pas arrivés à dissiper une certaine macération des formes qui attirait Carvalho. Et il parcourait délicatement du bout des doigtes toutes les frontières de ce corps en lutte à mort avec le calendrier.

-Rosa aimerait que je sois comme elle. Que nous soyons toutes comme elle.

-Ce serait terrible.

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Dit Carvalho et il essaya de s’appuyer sur un coude tandis qu’il embrassait un téton après l’autre avec une décontraction que contrariait sa position. Lorsque ses lèvres se posèrent sur le sein gauche, Joana rejeta sa tête en arrière et ferma les yeux en se laissant choir sur l’océan des coussins, Surpris, Carvalho se retrouva loin du bouton de sein et dans un équilibre impossible qui finit par se rompre. Il tomba sur Joana de tout son poids, ce qu’elle interpréta comme un assaut prématuré ; elle s’esquiva entre les coussins tout en bafouillant à plusieurs reprises un « Pas encore » exaspéré. Joanna était là noyée dans les coussins, avec son mini-slip ; elle tournait le dos à Carvalho et au monde entier, elle méditait. Carvalho hésita soit à repartir soit à recrée le climat favorable. Il s’abandonna à la loi des coussins et se laissa couler jusqu’à toucher le fond. De là, il demanda d’une voix calme.

-J’aimerais que tu joues du piano.

-Maintenant ?

-Oui, maintenant.

-Comme ça ?

-Comme ça.

La femme se releva, s’arrangea les cheveux et alla vers le piano. Elle avait un joli cul en forme de poire qui s’adapta au tabouret tournant et des coudes pointus qui planaient au-dessus du clavier comme des oiseaux de proie. Le piano avait l’air d’attendre les mains de sa maîtresse, il lui renvoya ses sons avec la célérité d’un majordome. (…)

Carvalho se leva et se déshabilla. Il s’avança vers le piano et enlaça la pianiste en lui prenant les seins. La mélodie se brisa et Carvalho contraignit la femme à poser ses mains sur le couvercle de l’instrument et tandis qui lui embrassait la nuque, il la pénétra par-derrière.

-Mais pourquoi ?

Elle eut juste le temps de prononcer cette phrase avant la pénétration. Carvalho ne voulut pas ou ne put pas lui fournir de réponse. Ses jambes à elle flageolèrent tandis qu’elle approchait de l’orgasme et Carvalho dut la soutenir d’un bras sous l’aine. Lorsque ce fut terminé, il la laissa dessinant un angle entre sol et piano. Joanna se releva avec des vaccinations de Margot Fontaine et sans regarder Carvalho elle alla vers les coussins et plongea parmi eux. Carvalho s’interdit de partir aussitôt à la recherche de la salle de bains et s’écroula près de la femme dessinant d’un doigt sur son dos des parcours vagabonds. Elle tourna la tête vers lui et il lui vit enfin le visage, enflammé, comme dilaté par une satisfaction intime.

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-Mais pourquoi ?

-Pourquoi quoi ?

-Pourquoi avons-nous fait ça ?

-J’y verrais deux bonnes raisons. Parce que c’était bien et parce qu’il est cinq heures du matin et que le Corte Inglés n’est pas encore ouvert.

-Pourquoi avons-nous fait ça comme ça, comme des chiens ?

-Tu as un joli dos.

-Tu m’as fait ça comme ça pour m’humilier.

Elle avait froncé les sourcils pour stimuler sa propre colère.

(…)

-J’ai l’impression d’avoir été idiote.

-Pourquoi ?

-Ca a été tellement… bestial.

011-001-012Carvalho ferma les yeux spirituellement et lui tendit la main. Elle le regarda l’air de ne pas comprendre, puis elle se haussa sur la pointe des pieds pour embrasse Carvalho sur la joue.

-Tu fais toujours ça comme ça ?

-Comment ?

-Comme si tu te fichais de ce que pense ta partenaire.

(…-

-Les hommes, vous êtes tous les mêmes ».

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L’intensité, la violence et la force de la langue ; la diversité du vocabulaire ; la recherche littéraire dévoilent le véritable écrivain. Un style, une écriture et le parfum des années trente, voilà tout ce que l’on retrouve dans les ouvrages de Renée Dunan. Talentueuse et libre, on ne peut mieux la cerner qu’en la citant : « Il faut oser dire n’importe quoi ! La morale est ailleurs que là où on l’imagine.»

Chapitres I

– Non, mais…, Colette!…

– Ben quoi, y a pas de mal!… Pas vrai, mon loup?… Tiens, regarde!…

Assise dans un rocking-chair, en face de son cousin, autour de la table où nous prenons le café, elle continue tranquillement de remonter son peignoir de mousseline jusqu’au nombril, car elle est toute nue par-dessous.

– Hein! si c’est joli! fait-elle au gosse qui en est bouche bée.

– Tu n’es pas un peu dingo! dis-je. Un gamin de quinze ans, qui est encore dans les jupes de sa mère!…

– Justement! Alors il a dû le lui voir?… Non?… Elle ne te l’a pas montré?…

– Oh! Colette! répond-il tout rouge et l’œil allumé. J’aurais pas osé lui demander!

– Alors, c’est le premier que tu vois?…

– Sûr que je l’ai vu à des filles… mais il y avait pas tant de poils!… Ah! mince!…

– Eh bien! approche, regarde comme c’est fait!

– Allons, Colette, baisse ça!… C’est-y pas dégoûtant!…

– La barbe! Moi j’aime de montrer ma motte… Vois! mon petit…, reprend-elle, renversée contre son dossier, ses jambes, gainées de soie, largement ouvertes. Hein? s’il est beau mon angora! N’aie pas honte! Touche donc!…

Sans se faire prier plus, René s’est agenouillé aux pieds de ma maîtresse, parmi les bouillons d’écume de ses volants. Sa main – une main de fille comme sa figure qui a l’attrait troublant d’un sexe indécis – flatte et caresse le doux pelage.

J’interviens de nouveau; certes il est convenu que la jalousie n’est pas de mise entre nous; tout de même, là, sous mes yeux…

– Colette, tu cherres un peu!… Tu vas le faire bander, et après?…

– Il me fait bien bander, lui!… Va, mon gosse, pelote… Pas que c’est doux?… Et cette épaisseur!… Et si ça flambe au soleil!…

D’une rotation de son siège elle a capté dans l’effiloche de ses poils le rayon filtrant à travers le store du fumoir.

– Oh! bat! fit le gosse qui s’extasie à cette flambée d’or rouge sur une chair d’un blanc lilial.

Ses doigts plongent dans la fine crépelure, s’entortillent aux boucles annelées, se traînent sur la douceur du ventre et des cuisses.

– Maintenant, dit Colette, tripote-lui un peu le museau au minet!… Ouvre ses babines, sous leur barbichette… Tu ne sais pas?… Avec tes deux pouces… écarte… Je parie qu’elles sont déjà tout humides!… Est-il rose, le joli conin, dis?… Petit polisson… Il me semble que tu te régales!… Sens-moi ça!…

Étalée sur le bord du fauteuil, bombant son ventre, haussant la proue velue vers le nez de l’adolescent, elle savourait la volupté de sa pose impudique et le plaisir de se donner en pâture à un puceau.

Ahuri de sa bonne fortune, il restait là, ployé entre les jambes de Colette, dévorant des yeux la jolie cosse purpurine qui bâillait sous ses doigts.

Ma garce se pâmait de sa propre luxure:

– Va, disait-elle, regarde… regarde bien… ça me fait jouir!… Est-ce cochon, hein, de te montrer mon con que ta mère a tant de fois bouffé… ce gentil conin, avec le joli petit trou qui est par-dessous?… Baisse-toi… Tiens, regarde-le!…

Elle replia une jambe sur l’épaule de René, se tourna de côté pour dégager la raie du derrière dont sa main débusqua la rosette de bistre.

– Baise, mon chéri… Baise le petit trou du cul!…

Il colla sa bouche à la brêche profonde et embrassa longuement sous les roulades cristallines de

Colette.

Puis, s’étant remise sur le dos, cuisses écartées:

– À présent, mignon, jouons au chat et à la souris, hein? Donne-lui ta langue au minet…

René inclina son blond visage de chérubin sur la toison rutilante, et joignit ses lèvres à celles de la vulve dont Colette faisait, d’un index, saillir la pourpre.

– Oh! si ça sent bon! bredouilla-t-il.

Quoique fort excité, je commençais pourtant à être mordu au cœur par ces familiarités qui me semblaient aller un peu loin.

– Alors, quoi, protestai-je, tu vas aussi te faire baiser par lui, à ma barbe?

– Pardi! cette question! répliqua-t-elle avec aplomb, sans quitter des yeux la tête bouclée qui s’agitait entre ses aines… Bien sûr, qu’il me baisera, le petit!… En attendant, branle-le!…

Je m’indignai.

– Non, mais tu te fous de moi?…

– Branle-le, que je te dis! ordonna Colette avec cet emportement qu’elle a dès qu’on résiste à ses plus extravagants caprices. Et puis, pelote-lui le cul… il doit l’avoir joli… ça te dédommagera.

Et comme toujours, ma passion pour cette adorable garce me fit céder à son exigence.

Sans qu’il s’interrompît de sa plaisante besogne qui déjà tirait des soupirs à Colette, je rabattis la culotte de René et, agréablement surpris de la blancheur et de la tournure rondelette de ses fesses, je ne me fis pas violence pour les lui patiner.

– Ma foi, m’écriai-je, enchanté, c’est un vrai cul de fillette!…

– Eh bien! tout à l’heure, tu l’enculeras!… Pour l’instant, astique-lui le vit… ça m’excite!

«Ça m’excite!» c’est son mot le plus familier. Il est irrésistible et sans réplique.

Je branlai donc le joli cousin, tout en prenant de mon autre main une revanche sur sa charmante croupe où je cherchais la perverse émotion d’un sexe bâtard. Sa verge, courte et fluette, servait mon illusion, tandis que mon doigt s’amusait autour de son anus sans poils.

– Lèche!… lèche bien!… lui disait Colette. Pointe ta langue dans le haut… Trouve… Ne sens-tu pas le petit bouton?… Oui… là… comme ça… un peu plus fort… Ah! ah!… parfait!

Elle lui avait passé sa jambe gauche en collier, et paresseusement adossée, les deux bras sous sa nuque, elle balançait sa motte aux coups de langue du gamin.

– Mais, c’est qu’il sait faire, le vicieux!… Ah! qu’il suce bien!… Elle ne fut pas longue à jouir.

– Plus vite!… plus vite!… Mets ton doigt dans mon cul… Ah!… ah!… Elle agita son ventre.

– Ah ! ça y est!… ça y est!… gémit-elle dans son étreinte de ses jambes autour de la jolie tête.

Au même moment, je sentis la petite queue se gonfler, quelques gouttes chaudes perlèrent sur mon pouce et le gosse tituba.

– Vite, viens me le mettre, dit Colette qui l’attirait à elle de toute la force de son désir… Viens, petit, que je me paie ton pucelage!…

Mais la queue de René n’était plus qu’une chiffe molle.

– Quoi? déjà tu débandes?… T’es donc pas un homme! fit Colette avec humeur. Ma jalousie d’amant se gaudissait de cette défaillance.

– Voyons, observai-je, tu ne vas pas te faire monter par un môme qui n’a que du lait dans les couilles!

– Mais si, mais si, s’obstinait la goule. Je veux qu’il me baise devant toi… Hein! mon petit, que tu vas me baiser? Allons, bande! Tu verras si c’est bon de mettre sa quéquette dans un con de femme! Puisque t’oses pas avec ta mère, c’est moi qui vais te régaler!… Seulement, bande, petit couillon… D’abord, foutons-nous à poil!…

Là-dessus, son peignoir glissa à terre et en un clin d’œil elle eut déshabillé René, pendant que je me mettais aussi en costume d’Adam.

– Ah! le beau gosse! Voyez-moi comme c’est tourné! s’extasiait-elle; cette peau fine, ces cuisses rondes et ces fesses!… Non, mais regarde-moi, ces fesses! Est-il cambré ce petit cul-là! Ah! que j’y mettrais bien mon gode!…

Elle le tripotait, le tapotait, insinuait un doigt dans la raie, chatouillait le trou foncé, tournait et retournait le gamin entre ses mains sensuelles qui en pétrissaient avidement tous les charmes.

Je regardais la silhouette droite et fine de René se découper sur une glace où il semblait lui-même prendre plaisir à mirer sa grâce efféminée.

– Oh! cet amour de tapette! répétait Colette, plus allumée que jamais. Une vraie gosseline!… c’est tout juste si ça a un vit! que même, je vais y trouver le goût de la Claudine, tu sais, la môme qui, à la pension, me foutait avec son clitoris… Mais il faut l’avoir plus raide, mon petit! Viens, que je te l’émoustille!

Elle le courba contre un fauteuil, lui éparpilla quelques bonnes claques sur les fesses qu’elles marbraient d’un rose vif. Sa rage passionnelle s’excitait aux remous de la jolie croupe sous les volées crépitantes qu’elle y décochait.

– Oh! ce cul! ce cul!… s’exclamait-elle, on en mangerait!

Elle se baissa, mordit à pleine chair, et plongea sa langue dans la raie. L’autre ronronnait doucement sous les titillations.

– Ah! petit cochon, ça te réveille!… Montre un peu si tu bandes. Debout, tourné vers elle, il lui pointa son vit à hauteur de la bouche.

– Oh! ce chibre mignon! Tiens, mon gosse, plante-le dans ma bouche!…

Il tendit son ventre et plongea entre les deux lèvres coralines qui s’ouvraient pour le recevoir.

Je m’avançai alors, et prenant René par la taille, je lui mis ma queue en main. Sans que j’eusse à l’en prier, il se mit à me faire ça avec toute la légèreté et le savoir d’une longue habitude.

Je m’écriai, tout ravi de sa dextérité:

– Ma parole, une tante de Montparno n’a pas main plus douce!

– Bougre, ne jouis pas, intervint Colette, je veux que tu l’enfiles!… N’est-ce pas, mon chou, que tu veux lui prêter ton petit cul?

– Oh! c’est sans façon! acquiesça-t-il avec simplicité.

– Es-tu seulement puceau de ce côté?

– Oh! puceau, cousine, je ne saurais dire, quoique frère Epagathe m’assure qu’il ne me le met que sur les bords!

Aveu dénué d’artifice qui dissipa mes derniers scrupules.

– Eh bier, mon cousin, repartit Colette dans un éclat de rire, tu auras la douceur de perdre à la fois tes deux pucelages… Viens, chéri, viens jouir!…

En fouteuse fantaisiste qui trouve un raffinement à l’incommodité des postures, elle se renversa de dos sur un grand pouf de satin rouge fort bas, assez large pour recevoir sa croupe exquise. Les bras ballants, les seins pointés par la cambrure de son buste à moitié rejeté hors du siège, la tête pendante, elle offrait son ventre d’albâtre dans le voluptueux évasement de ses cuisses qu’elle avait repliées contre ses flancs.

– Va, chérubin, dit-elle, va, enconne-moi!… Vois comme je te la présente bien, ma vulve!…

La chambre obscure chapitre 12 !

… Les photos qu’il avait apportées sans être ouvertement obscènes montraient Monika sous un jour nouveau. En effet, pour la première fois, elle y dévoilait sa petite chatte et même son cul poilu. Les poses étaient lascives, qu’elle soit à quatre pattes, bien cambrée pour une levrette, ou faussement endormie, Monika se montrait en quête d’amour, en quête de luxure. Son désir se lisait à livre ouvert dans ses yeux, sur les lèvres purpurines entrouvertes où pointait parfois un bout de langue mutine.

– Vous permettez que je vous dise quelque chose, Philippe ?

– Oui, je vous écoute.

chambre12-21

http://michel-koppera.over-blog.com/article-la-chambre-obscure-chapitre-12-3-texte-inedit-125292098.html#

A suivre ….

La chambre obscure de plus en plus lumineuse !

http://michel-koppera.over-blog.com/article-la-chambre-obscure-chapitre-10-texte-inedit-125034283.html#

chambre10-3Dans la lumière orangée, je les avais rien que pour moi les seins de Monika. Surtout son sein gauche, celui de son cœur, qui me tendait son mamelon, au centre de son aréole cerclée de petites taches claires comme les étoiles du drapeau européen. Dessous, la courbe ombrée appelait la caresse et le soutien d’une paume amoureuse. De minuscules grains de beauté et autres imperfections donnaient vie à sa peau, tout comme la lumière qui jouait sur le satiné de son tétin. Dans la solitude tiède et utérine du labo, ma main en corbeille soupesait son sein, mes doigts en suivaient les contours, en pinçaient délicatement le mamelon, mes lèvres jouaient avec le bout, tout à tour le mordillant comme l’aurait fait un jeune chiot ou le suçant avec gourmandise. J’y promenais aussi ma bite, posant parfois ta tête du gland sur le mamelon ou toute sa colonne raide à la verticale dans le sillon de son sternum où elle allait et venait langoureusement. Alors, inexorablement, venu des profondeurs de mon scrotum, le foutre montait et giclait sur sa peau nue, éclaboussait ses seins offerts et sans défense. Elle était à ma merci et je me repaissais sans fin de sa chair si blanche…

La rentrée 2014 sera Erotique !

image001Hilda, Souvenirs humides d’une Dame du temps jadis est une véritable saga des années folles
débutant à l’immédiat après-guerre de 1914-1918.

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Suzanne a une mentalité précoce de flageolante
et elle s’exerce très jeune à fouetter
ses petites camarades d’école et leurs frères.

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Ce roman conte les « audaces érotiques »
de son héroïne en trois parties :
S’offrir-
Se vendre
Aimer.

image006 Alice,
Françoise,
Clotilde
et les autres sont désirables
et convaincues
par les amours saphiques.

image007Quelques jeunes filles de nationalités différentes ont voulu
se mêler à la Grande Guerre,
cherchant dans ses dangers et ses horreurs
des sensations nouvelles,
en quelque sorte sadiques

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Sexie est telle qu’en vos désirs les plus secrets,
les plus ardents,
les plus subtils ;
elle a les traits de celle
dont vous aimeriez être
l’heureux amant.