Envie de transcrire mes envies

Elle venait d’écrire avec son beau stylo plume, noir laqué, et son bloc note dédié tout particulièrement à dire ses envies. De quoi avait-elle envie ? Quel était son fantasme du moment ? Comment désirait-elle être prise, aimée, sollicitée, honorée ? De quels souvenirs allait-elle se servir ?  Et elle traçait les mots : « Il était allongé entre ses cuisses et il continuait à jouer de sa langue. Elle n’arrêtait pas de jouir. Depuis combien de temps ? Combien d’orgasmes ? Quand osera-t-elle dire « stop » ? Mais toutes ses questions s’effaçaient de son esprit sous une vague d’orgasmes intenses. Il n’avait aucune intention de s’arrêter. Au contraire. Elle sentit ses doigts s’insinuer en elle alors qu’elle sentait toujours cette langue si douce continuer sa caresse »… et le fait de les écrire l’excitait… Combien de temps tiendrait-elle sans se caresser à la suite de son personnage ?

Elle venait d’écrire avec son beau stylo plume, noir laqué, et son bloc note dédié tout particulièrement à dire ses envies. De quoi avait-elle envie ? Quel était son fantasme du moment ? Comment désirait-elle être prise, aimée, sollicitée, honorée ? De quels souvenirs allait-elle se servir ?
Et elle traçait les mots : « Il était allongé entre ses cuisses et il continuait à jouer de sa langue. Elle n’arrêtait pas de jouir. Depuis combien de temps ? Combien d’orgasmes ? Quand osera-t-elle dire « stop » ? Mais toutes ses questions s’effaçaient de son esprit sous une vague d’orgasmes intenses. Il n’avait aucune intention de s’arrêter. Au contraire. Elle sentit ses doigts s’insinuer en elle alors qu’elle sentait toujours cette langue si douce continuer sa caresse »… et le fait de les écrire l’excitait… Combien de temps tiendrait-elle sans se caresser à la suite de son personnage ?

Le temps me manque (réédition)

Mais c’est que je suis patient…
revenez moi quand vous voudrez…
mais en revenant vers moi n’est-ce pas vous que vous venez chercher…
vous et vos mots, que vous avez envie encore et encore de dire…
vous et vos envies que vous avez besoin de communiquer à l’autre…
vous et votre désir de l’entendre vous dire des choses terriblement excitantes…
vous et votre corps avide de caresses inouïes,
profonde,
violentes,
inhabituelles,
outrageante,
puérile,
libidineuses… !

reading
Le temps me manque dites-vous !

mais je pense terriblement à vous…
voilà cette belle impudeur au grand jour…

Le temps me manque
mais j’ai envie de vos mots…

Le temps me manque
mais je veux vous lire,
vous boire,
vous entendre…

       reclining-nude
Le temps me manque

mais je vais craquer
si je ne lis pas ma petite
drogue matinale…

Le temps me manque
mais je me sens si prête à m’ouvrir à vous…

remembering-a-perfect-day
Le temps me manque

mais je vous montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant…

Le temps me manque
mais je ressens dans les jambes
comme un fourmillement de plaisir…

a-storm-brewing
Le temps me manque

mais chaque bouchée,
chaque regard,
chaque parole
m’entraîne dans des rêves hallucinants…

Le temps me manque
mais je pense à l’autre, tout le temps…

Le temps me manque
mais je suis avec lui
dans son voyage
au bout du monde…
au bout du plaisir…

the-red-shoes
Le temps me manque

mais je pense à cet avenir
que je suis en train de me bâtir….

Le temps me manque
mais je tri les fantasmes
qui peuvent se réaliser
de ceux qui demeureront
d’éternels rêves de fous…

lost-in-thought
Le temps me manque

mais à chaque mouvement
je le sens près de moi…

Le temps me manque
mais à chaque geste
je sais qu’il m’observe…
et son indiscrétion me charme…

Le temps me manque
mais mon intimité est la sienne…

the-dream
Le temps me manque

mais j’ai envie de passer ma main
sous ses couilles
pour les soupeser…

Le temps me manque
mais j’ai envie de sa tête
reposant sur mon ventre…

Le temps me manque
mais je n’arrive plus à me raisonner…

dream-of-ireland
Le temps me manque

mais je me projette
dans les jours prochains,
lorsque je me placerais
devant cet ordinateur
et lui avouerais tout de moi…
mes caresses matinales,
ma toilette la plus intime,
mes balades dans le froid…
mes croisement de jambes
pour mieux serrer les lèvres
d’un sexe humide et tendre…
mes attouchements passagers insistants…
mes actes d’amour
dans lesquels il s’insinue
subitement
comme par effraction….
de plus en plus…
je ne sais plus … 

waves
Amitiés ! Chère,
Belle
Splendide
Somptueuse
Etonnante
Femme qui manquez de temps…
revenez moi bientôt
et
dites moi
si j’ai vu
juste…

Toronto la pudique et le Banc des Amoureux ! •Wonderful ocean of love

L'amour, et toute l'angoisse de la solitude

L’amour, et toute l’angoisse de la solitude

La sculpture représente trois personnages nus assis sur un banc. Un homme enlace une femme plaçant sa main sur un de ses seins, tandis que celle-ci dépose la sienne sur le sexe de l’homme. Une autre femme assise à leurs côtés détourne le regard et baille. L’œuvre exprime ainsi selon l’artiste «l’amour, l’angoisse, la tristesse et la solitude».

Holding you becomes a fragment of eternity in an immortal structure

Holding you becomes a fragment of eternity in an immortal structure

De nombreuses phrases sont gravées sur le banc :

  • Holding you becomes a fragment of eternity in an immortal structure ;

  • An arm of Knight is climbing through my window over the joyful memories my soul was playing while thinking of you – the wounded moments slipped away ;

  • Memories of tears on fire, unspoken words of love ;

  • Amor con la passione para siempre ;

  • I feel what you feel, joy mixed with sorrow ;

  • It is a cry of love with no shelter but hope for tomorrow ;

  • I need to see you with my touch ;

  • I need to hold you – not on to you so much ;

  • I’m so far but a thought away ;

  • Wonderful ocean of love.

 I feel what you feel, joy mixed with sorrow

I feel what you feel, joy mixed with sorrow

«Le Banc des amoureux» est d’abord exposé à Toronto en 1979, où, jugé obscène par des citoyens, il est retiré de la place publique. La sculpture trouve alors refuge à Montréal, en face du Musée des Beaux-Arts, et y demeure jusqu’en 1985. Cette même année, l’américain Abraham Hirchfeld s’en porte acquéreur et l’installe à New York. Il connaît bien Montréal, pour s’y être d’abord établi en 1958, et, reconnaissant de l’accueil chaleureux dont les Montréalais l’ont alors gratifié, il décide de leur faire don d’une copie.

It is a cry of love with no shelter but hope for tomorrow

It is a cry of love with no shelter but hope for tomorrow