Murmures profonds

47609045Oui ! Parle-moi en murmures profonds.
Raconte-moi ce que tu fais,
ce que tu vois, mes seins, mes fesses, ma vulve.
Bouge lentement.
Dis-moi que tu m’as pénétrée.
Dis-moi ce que tu ressens, que je suis humide, non, trempée !
Mouillée, non inondée.
Touche-moi, les seins, le clitoris, l’anus.
Sers-toi de ta langue pour me sucer, me lécher, de ton haleine pour m’insuffler ta chaleur.
Quand tu sens que je suis sur le point de jouir,
je te dis tiens moi, ne me laisse pas.
Fais-moi attendre,
retarde mon orgasme,
prolonge moi dans le plaisir,
enseigne moi la patience,
exige de moi le calme,
dis-moi tout doux tout doux.
Excite-moi alors.
Joue avec moi.
Joue avec mes sens.
Dis-moi que je peux me masturber.
Et laisse-moi m’envoler loin dans ma folie…
reste près de moi jusqu’à mon retour sur terre
et serre moi alors tendrement dans tes bras.

Caty

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Jeu de mains !

J’avais pensé que ce mot d’Ami, aurait entraîné le silence et le calme au cours duquel vous auriez pris le temps de vous occupez de vos petits et oublié ce dialogue un peu fou avec cet inconnu…

Mais il en a été autrement et les mots amenant les mots, j’ai envie de vous demander de vous « mettre en mots pour moi »… C’est quoi cela se « mettre en mot »… rien d’autre que trouver des mots décrivant comme vous le souhaitez votre personne.

Je vous fais d’ailleurs remarquer que vous avez déjà commencer à le faire et il suffit donc de continuer. Le thème est à votre guise et selon votre humeur du moment.

Je suis persuadé que chaque grain de votre peau m’intéressera par les mots que vous aurez trouvé pour le décrire… et il suffira sans doute d’un simple mot pour qu’à mon tour je sois volubile sur moi-même, quoique ce soit un sujet moins intéressant.

A la question que vous vous posez et que je pressent, je réponds par avance : toute chose de vous m’intéresse au physique sans doute ; mais vous n’oserez peut-être pas par pudeur commencer par là ; les sentiments alors ; sans doute plus facile ; les habitudes ou les manies pourquoi pas !

Mais si vous ne ressentez pas ce besoin de vous livrez, ne répondez pas encore à ma demande : ce désir, cette envie, j’essayerai de le ou la faire naître au fur et à mesure de nos échanges…

Je vous imagine excitée par cette idée de vous mettre « à nu par des mots » et en même temps réticente et pudique ! Je vous imagine aussi offusquée et prête à arrêter là de peur de vous brûler les doigts…

Les doigts, les mains parlons en…

  •  racontez moi vos mains… sont-elles belles et fines ou moins belles à ce point que vous les détestez…
  •  racontez moi les aventures de vos mains…
  • vos ongles… les rongez-vous ? je ne le crois pas… les soignez-vous ? sans doute… les garnissez vous d’un vernis rouge ? je ne sais…
  • vous êtes vous fait lire les lignes de vos mains ? et savez-vous votre avenir ?
  • quelqu’un s’est-il déjà penché véritablement sur vos mains et les a-t-il vénérés en les caressant en les massant en les frottant et les pinçant pour les faire rougir et glissant le long de chaque phalange de chaque doigts, en passant sur le dos de chaque main d’autres doigts habiles et curieux ;
  • vous les a-t-on jointe en supplique.
  • J’imagine cet « index de la main droite » qui, sur ordre de votre instinct, déclenche la photo « à saisir de suite » : celle qui vous ravira par le souvenir de l’instant unique vécu à observer ;
  • les a-t-on déjà photographiés ces mains ? m’offrirez-vous une photo de vos mains ?
  • J’imagine une main, la droite, sur votre bouche en un geste de perplexité, ou cachant un bâillement d’ennui.
  • J’imagine une autre main la gauche dans une délicate caresse, à revers d’ongles, sur la joue d’un homme qui vient de vous faire l’amour, comme par un signe de remerciement ou d’hommage.
  • J’imagine aussi d’autres gestes fous, tendres, intimes, spectaculaires, explorateurs, impudiques, violents, excitants pour l’un et pour l’autre, surprenants…
  • et brusquement ce replis sur soi… les deux poings se forment et tambourinent sur un buste comme pour dire que l’on est allé trop loin… mais ce repli n’est que pure stratégie d’excitation…
  • Un doigt, un seul fait le geste attendu l’invitation merveilleuse. Il touche des lèvres sèches et s’insinue délicatement dans une bouche, explore deux rangées de dents, se heurte à une langue mobile, tâte un palais rugueux, puis revient pour humecter chaque lèvre d’une goûte de salive chaude… et le geste se répète et devient impériale, prémonitoire… invitation simple et franche à d’autre gestes… 

Dans une rencontre imaginaire ce sont nos deux mains qui les premières auront le privilège de se toucher ; et ce contact déterminera sans doute tout le reste !

Une poignée de main ! Peut-être votre main offerte et posée sur la mienne pour un effleurement des lèvres en un « baise main » audacieux et téméraire, tellement perdu dans le temps. Les deux autres mains pendantes et jalouses ne sauront quoi faire attendant d’intervenir à leur tour en recevant un message clair et précis… Mais très vite le regard, les regards auront supplantés le privilège des mains qui ne reviendront dans la course que bien plus tard, et dieu seul sait quand ?.

Que feriez vous sans vos mains ! mes mains peuvent elles un moment remplacer les vôtres !

Vos mains sauront-elle apprendre à mes mains ces gestes naturels qui deviendront alors des gestes de folle audace : Deux doigts familiers pinçant un lobe d’oreille ; le geste est simple et naturel. Deux autres doigts étrangers venant au même geste peuvent provoquer un incendie des sens et ne rien comprendre aux conséquences subites…

Je regarderais vos mains impatientes tâter la nappe sur la table, soulever ce verre l’emmener à vos lèvres ; je serais curieux de votre manière de tenir ce verre de l’ « empommer » ou de le maintenir à bout de doigts. Je regarderais avec curiosité ces mains détachées de vous même qui accompliront milles tâches inutiles alors même que l’essentiel n’est point là ! mais bien entendu dans l’imaginaire de la suite.

Je regarderais le ballet de vos doigts tapotant la table et jouant quelque musique étrange incapable de calmer les battements de votre cœur. Mains inutiles dans cette phase d’approche, mains exploratrices et révélatrices dans d’autres temps et d’autres lieux.

Mains sages ou expertes,
Mains qui refusent ou qui attirent,
Mains qui acceptent ou mains qui esquivent,
Mains qui calment ou qui excitent,
Mains de la prière ou de l’extase,
Mains de l’amitié ou de l’amour,
Mains siège du toucher ou mains aux doigts brûlés,
Mains verges ou mains vierges,
Mains du prélude ou mains de la folie,

Oui ! parlez moi de vos mains !… encore et encore !

Le temps me manque… mais…

Mais c’est que je suis patient… revenez moi quand vous voudrez… mais en revenant vers moi n’est-ce pas vous que vous venez chercher… vous et vos mots, que vous avez envie encore et encore de dire… vous et vos envies que vous avez besoin de communiquer à l’autre… vous et votre désir de l’entendre vous dire des choses terriblement excitantes… vous et votre corps avide de caresses inouïes, profonde violentes, inhabituelles, outrageante, puérile, libidineuses… !

Le temps me manque dites vous !
mais je pense terriblement à vous…
voilà cette belle impudeur au grand jour…
Le temps me manque
mais j’ai envie de vos mots…
Le temps me manque
mais je veux vous lire,
vous boire,
vous entendre…
Le temps me manque
mais je vais craquer
si je ne lis pas ma petite
drogue matinale…
Le temps me manque
mais je me sens si prête à m’ouvrir à vous…
Le temps me manque
mais je vous montre impudiquement
mon sexe nu et palpitant…
Le temps me manque
mais je ressens dans les jambes
comme un fourmillement de plaisir…
Le temps me manque
mais chaque bouchée,
chaque regard,
chaque parole
m’entraîne dans des rêves hallucinants…
Le temps me manque
mais je pense à l’autre, tout le temps…
Le temps me manque
mais je suis avec lui
dans son voyage
au bout du monde…
au bout du plaisir…
Le temps me manque
mais je pense à cet avenir
que je suis en train de me bâtir….
Le temps me manque
mais je tri les fantasmes
qui peuvent se réaliser
de ceux qui demeureront
d’éternels rêves de fous…
Le temps me manque
mais à chaque mouvement
je le sens près de moi…
Le temps me manque
mais à chaque geste
je sais qu’il m’observe…
et son indiscrétion me charme…
Le temps me manque
mais mon intimité est la sienne…
Le temps me manque
mais j’ai envie de passer ma main
sous ses couilles
pour les soupeser…
Le temps me manque
mais j’ai envie de sa tête
reposant sur mon ventre…
Le temps me manque
mais je n’arrive plus à me raisonner…
Le temps me manque
mais je me projette
dans les jours prochains,
lorsque je me placerais
devant cet ordinateur
et lui avouerais tout de moi…
mes caresses matinales,
ma toilette la plus intime,
mes balades dans le froid…
mes croisement de jambes
pour mieux serrer les lèvres
d’un sexe humide et tendre…
mes attouchements passagers insistants…
mes actes d’amour
dans lesquels il s’insinue
subitement
comme par effraction….
de plus en plus…
je ne sais plus …

Amitiés ! Chère,
Belle
Splendide
Somptueuse
Etonnante
Femme qui manquez de temps…
revenez moi bientôt
et
dites moi
si j’ai vu
juste…

La lecture est une poésie silencieuse.

Et soudain l’envie de faire une pause dans la lecture et de se laisser emporter sur les ailes des mots que l’on vient de lire ! Pause salutaire, sinon indispensable.

Caty

Les amantes !

Vous dire que je n’ai pas cherché vos murmures,

vos mots,

vos images,

vos airs !

Vous dire que je n’ai pas apprécié

les simples effleurements de peaux

que vous m’aviez annoncés

Ce serait doublement mentir.

Alors, je reste

dans ces désirs enivrants,

je contemple chaque matin

ces deux corps impatients

Et c’’est toujours la valse des amantes.

Mais l’anxiété de demain est toujours présente !

J’écris sous l’inspiration de cette muse,

mais le papier s’envole !

Je les imagine ces murmures

je les entends même,

Les deux amantes

parlent,

gémissent…

comme pour faciliter la venue du plaisir!

Les peaux s’effleurent doucement.

Elles se guident

l’une l’autre

pour rester sur la bonne voie,

le bon chemin.

Les deux corps s’impatientent.

Puis elles crient,

se libèrent,

pour diffuser, amplifier

l’énergie et le plaisir,

et décupler les sensations

et la puissance de l’orgasme.

Alors elles valsent.

Elles n’ont pas peur du vertige…

elles savent que

« le silence bloque l’énergie et le plaisir » !

Alors elles se racontent aussi

leur plaisir en de petites phrases

douces, violentes ou poétiques.

Et cette fois ce sont les mots qui valsent :

Murmures, peaux, désirs, corps, amantes ?

Alors elles reprennent souffle,

écoutent battre leurs cœurs,

cherchent le pouls l’une de l’autre

et pour ainsi dire redescendent sur terre

pour mieux décoller

 dans des « touch and go » dignes des meilleurs pilotes d’aéroplanes.

Elles trouvent alors la position idoine

pour que ce moment soit partagé.

Ce sont de longs silences entrecoupés

de grandes évocations

de leur vie amoureuse.